Derinkuyu, mot qui signifie
"puits profond", est le nom d'une ville et d'un district de la
province de Nevşehir en Anatolie centrale (Turquie).
Des habitations souterraines
existaient déjà à l'époque de Xénophon (ve et ive siècles av. J.-C.). Dans
l'Anabase, il indique que des gens, en Anatolie, avaient creusé leurs maisons
dans le sol et y vivaient dans des espaces suffisamment grands pour y loger
leurs familles et leurs animaux et y stocker des vivres. Certains auteurs font
remonter les premières excavations à l'époque hittite (xiiie siècle av. J.-C.),
mais il est plus généralement admis que la cité de Derinkuyu date de la
domination phrygienne (viiie siècle av. J.-C.), et qu'elle fut agrandie
progressivement au début de la période byzantine : tout ce qui y a été retrouvé
date au plus tôt du ve siècle ap. J.-C. Les vestiges les plus récents sont du
xe siècle.
La cité servit de refuge aux premiers
chrétiens grecs, face aux persécutions de l'Empire romain (édit de Dioclétien
en 303) et, à partir du viie siècle, face aux raids des Omeyyades et des
Abbassides. Elle fut ouverte aux visiteurs en 1969, mais 10 % seulement de la
cité leur sont accessibles. Les huit étages dégagés à ce jour atteignent une
profondeur d'environ 85 mètres.
Des habitations souterraines
existaient déjà à l'époque de Xénophon (ve et ive siècles av. J.-C.). Dans
l'Anabase, il indique que des gens, en Anatolie, avaient creusé leurs maisons
dans le sol et y vivaient dans des espaces suffisamment grands pour y loger
leurs familles et leurs animaux et y stocker des vivres. Certains auteurs font
remonter les premières excavations à l'époque hittite (xiiie siècle av. J.-C.),
mais il est plus généralement admis que la cité de Derinkuyu date de la
domination phrygienne (viiie siècle av. J.-C.), et qu'elle fut agrandie
progressivement au début de la période byzantine : tout ce qui y a été retrouvé
date au plus tôt du ve siècle ap. J.-C. Les vestiges les plus récents sont du
xe siècle.
La cité servit de refuge aux
premiers chrétiens grecs, face aux persécutions de l'Empire romain (édit de
Dioclétien en 303) et, à partir du viie siècle, face aux raids des Omeyyades et
des Abbassides. Elle fut ouverte aux visiteurs en 1969, mais 10 % seulement de
la cité leur sont accessibles. Les huit étages dégagés à ce jour atteignent une
profondeur d'environ 85 mètres.
La cité pouvait être fermée de
l'intérieur par de grandes meules circulaires faisant office de portes. Elles
avaient un diamètre de 1 m à 1,50 m, une épaisseur de 30 à 50 cm et un poids de
200 à 500 kg. Chacun des 13 étages pouvait être fermé séparément.
L'espace était organisé autour de 52
cheminées d'aérations, qui, pour quatre d'entre elles, atteignaient une
profondeur de 100 mètres et servaient également de puits. Ceux-ci constituaient
un point faible dans le système de défense : devant la difficulté de s'emparer
de telles cités, certains envahisseurs tentèrent de les empoisonner. Comme les
autres cités du même genre, celle de Derinkuyu comportait des lieux de culte,
des pièces de stockage, des étables ou des bergeries, des pressoirs à vin et à
huile, des cuisines, des réfectoires. Mais une vaste pièce voûtée au second
étage (en partant du haut), qui servit semble-t-il d'école religieuse, est
spécifique à Derinkuyu.
Entre le troisième et le quatrième
niveau, un escalier abrupt mène à une église cruciforme de 10 × 25 mètres et
2,5 mètres de hauteur.
Tous ces aménagements et la grande
dimension de la cité permettaient d'abriter jusqu'à 50 000 personnes, mais
étaient conçus pour accueillir 10 000 personnes en moyenne pour de longues
durées.
Un tunnel, qui part du troisième
étage, rejoignait probablement la cité souterraine de Kaymakl, distante de 9
kilomètres.
Sur les collines avoisinantes se
trouvaient des guérites, dont ne subsistent que des fondations, à partir
desquelles on pouvait observer les alentours et donner l'alerte au besoin.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire