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samedi 30 décembre 2017

Bac de philosophie

Chaque année, lorsque le bac philosophie approche, une légende urbaine resurgit sur un élève répondant au sujet "Qu'est-ce que le courage" par la phrase "Le courage c'est ça" et laissant le reste de sa copie blanche. Cette histoire vient en réalité d'une scène du film "Le pion" de Christian Giron sorti en 1978, où la question était "qu'est-ce que le risque" et où un élève se lève au bout de quelques secondes pour rendre une copie vide, pour laquelle il aura 18/20.

mardi 22 juillet 2014

Bac en poche

A l'école, les jeunes Indonésiens apprennent… la triche. Chaque année, des millions de lycéens de 17-18 ans se présentent aux examens de fin d'études secondaires en connaissant les réponses, qu'ils se sont procurées sur le «marché noir des examens». C'est facile, pas cher (moins de 8 euros), et il y a le choix : livres contenant les solutions, ou SMS salvateurs reçus en direct le jour de l'épreuve… Parfois envoyés gratuitement par les professeurs eux-mêmes, craignant d'être tancés pour la médiocrité de leur classe. Les résultats au bac sont là : 99 % de réussite. Dans la société aussi : l'Indonésie est l'un des pays les plus corrompus au monde.

Piedboeuf

En Belgique, jusqu'au début des années 80, de la bière (Piedboeuf) était servie dans les cantines scolaires. Cette bière de 1,2° dite "de table" était selon les dires de l'époque moins néfaste pour les enfants que le soda. C'est peut-être pourquoi une autre marque du groupe, Jupiler, est une des bières les plus consommées du pays.

mardi 3 juin 2014

Madeleine Brès

Madeleine Brès, née le 26 novembre 1842 à Bouillargues et morte le 30 novembre 1921 à Montrouge, est la première française à obtenir le diplôme de docteur en médecine.
Née Gebelin, elle est la fille d'un fabricant de charrettes. C'est en suivant son père, appelé à travailler à l'hôpital de Nîmes, qu'elle découvre sa vocation pour la médecine et cela dès l'âge de huit ans.
Comme il était de coutume à l'époque, elle est mariée très jeune, à quinze ans, et prend ainsi le nom de Brès.
En 1866, elle se présente devant le doyen de la faculté de médecine de Paris, Charles Adolphe Wurtz, et lui demande son autorisation pour s'inscrire en médecine. Ce dernier lui déclare qu'il le fera, mais à condition qu'elle ait son baccalauréat, ce qu'elle obtient trois ans plus tard. Toutes les obtentions de diplôme devaient avoir le consentement du mari, les femmes mariées étant jugées irresponsables par le droit français de l'époque.
Son inscription à la faculté de médecine est tout un symbole et il faut le soutien de l'impératrice Eugénie et du ministre de l'Instruction publique, Victor Duruy, pour qu'elle l'obtienne.
En pleine guerre franco-allemande, tout en étant la veuve et mère de trois enfants, elle officie comme interne à l'hôpital de la Pitié. Le 3 juin 1875, alors âgée de 33 ans, elle obtient son diplôme de docteur en médecine avec la mention très bien, après avoir soutenu sa thèse sur l'allaitement intitulée De la mamelle et de l'allaitement et supervisée par Charles Adolphe Wurtz. Cette thèse s'inscrit dans sa volonté de se spécialiser dans tout ce qui touche la relation entre la mère et son bébé, ainsi que l'hygiène des jeunes enfants. Elle n'est pas la première femme à obtenir le diplôme de médecin en France, l'Anglaise Elizabeth Garrett Anderson l'a devancée de cinq ans, mais elle reste la première Française.
Durant sa carrière, elle officie comme professeur d'hygiène et enseigne notamment aux directrices des écoles maternelles de la ville de Paris. Elle dirige le journal Hygiène de la femme et de l'enfant et elle est l'auteur de plusieurs livres de puériculture. En mission pour le ministre de l'Intérieur, elle part en Suisse étudier l'organisation et le fonctionnement des crèches. Le 28 mai 1893, la première crèche est inaugurée par Théophile Roussel, rue Nollet, dans le quartier des Batignolles.


lundi 10 mars 2014

Professeur évadé



Il a été recruté comme professeur contractuel par l'Académie d'Aix-Marseille à Digne-les-Bains comme professeur d'allemand... rien d'anormal, si ce n'est que cet homme s'était évadé en novembre d'un centre d'internement psychiatrique en Irlande du Nord.
L'homme est considéré comme un schizophrène dangereux. Il avait été interné fin 2008 sur décision judiciaire pour avoir porté plusieurs coups de couteau à un individu.
Cependant, "Il a donné toute satisfaction. Nous n'avons pas eu à nous plaindre de son comportement dans l'établissement," a précisé la direction  du lycée, d'après 20 Minutes.
Seulement, l'homme se disait aussi être un agent de services secrets travaillant pour Scotland Yard. C'est ce qui a mis la puce à l'oreille de la direction de l'établissement.
Elle a alors alerté la police, laquelle a confirmé la véritable personnalité de ce drôle de professeur qui a bien réussi à tromper son monde !
Son contrat a été résilié par l'académie le 25 janvier et l'homme a été placé dans un établissement psychiatrique.

Le pastafarisme



Un étudiant de Caroline du Nord a été renvoyé après s'être habillé en pirate pour venir en cours. Il a déclaré que ce déguisement faisait partie de sa religion, le pastafarisme : il croirait au Monstre en spaghettis volants

vendredi 7 mars 2014

Trois candidats cambrioleurs

Le mieux pour réviser de manière efficace, c'est d'obtenir en exclusivité les copies. En 2009, trois lycéens d'Argenteuil ont essayé de dérober les sujets du bac dans le bureau de la proviseure de leur lycée. Pendant que deux d'entre eux faisaient le guet, le troisième est entré par effraction par la fenêtre du bureau. Mais leur plan comportait des lacunes. "Les sujets du bac sous scellés, qui ne se trouvent pas dans mon bureau, n'ont jamais été en danger", rapporte la proviseure, interrogée par l'AFP. Interpellés, les trois lycéens ont été placés en garde à vue et ont tenté de minimiser les faits. En attendant les résultats de l'enquête, le ministre de l'Education de l'époque, Xavier Darcos, autorisera les candidats à passer l'examen, parlant de "gaminerie" et de "naïveté". Pas sur en revanche que ces trois apprentis cambrioleurs, aient finalement obtenu le diplôme.

Maman décroche son téléphone

L'affaire est encore jugée aujourd'hui et doit donc être traitée au conditionnel. En 2008, une mère de famille corse appelle le recteur de l'académie et lui demande une "intervention" en faveur de son fils, auquel il manque quelques points pour obtenir le bac. Le recteur, sans doute sensible à ses arguments, l'assure alors de sa "bienveillance". L'affaire aurait pu en rester là si, lors de l'oral de rattrapage de mathématique, le candidat n'avait pas obtenu un point précieux qui lui permettra d'avoir son bac de justesse. On soupçonne aujourd'hui le recteur d'avoir contacté un collègue professeur, qui lui-même servira d'écran entre lui et l'examinatrice. Selon le premier réquisitoire de ce dossier, celle-ci aurait "mis une note de douze ou treize sachant qu'elle serait par la suite remontée au sein du jury". Quel que soit le verdict, l'affaire restera dans les annales des scandales du bac.

Les corrigés disponibles sur smartphone

Les smartphones sont devenus un véritable casse-tête pour les surveillants du bac. Mieux que des SMS, les candidats peuvent désormais regarder le corrigé de l'épreuve au moment même où ils sont en train de la passer, des sites Internet proposant des corrigés dès le sujet connu. C'est ce qui s'est passé en 2010 dans un lycée de Limoges, lors de l'épreuve de philo. Quatre élèves auraient réussi à remplir leur copie en s'inspirant d'un corrigé accessible sur le Web. Manque de chance, les correcteurs de leur copie étaient eux-mêmes les auteurs de ces corrigés et ont immédiatement reconnu leur prose... D'après les éléments rapportés dans la presse, les similitudes entre les corrigés disponibles sur Internet et les copies étaient trop flagrantes pour écarter la tricherie. Un débat a lieu aujourd'hui au sujet d'un éventuel brouillage des réseaux dans les centres d'examen

Deux jokers pour passer l'examen

On a connu ceux qui se faisaient remplacer par des traducteurs. Voici le cas d'un lycéen qui, lui, a décidé de se faire remplacer par deux étudiants lors de son bac 2008, dans l'académie de Nancy. Ce candidat au bac S, atteint semble-t-il de la phobie des examens, a réussi (ou presque) à envoyer à sa place deux amis âgés d'une vingtaine d'années, l'un en master et l'autre en classe préparatoire. De quoi obtenir le diplôme sans trop forcer... Ce sont les autres candidats, en se rendant compte que le lycéen présent n'était qu'un usurpateur, qui ont anonymement dénoncé la supercherie, rapporte le Figaro, qui a traité le procès dans ses colonnes. Condamné à 3 ans d'interdiction d'examen, le candidat aurait pu écoper de travaux d'intérêt général. Clément, le tribunal l'a finalement dispensé de peine. Sans doute pour lui laisser le temps de (vraiment) bachoter...

Des SMS échangés pendant l'épreuve

En 2009, en Isère, un candidat de la filière ES s'est cru permis de consulter ses amis par SMS lors d'une épreuve. "Pour le lycéen, qui a reconnu les faits, le mode opératoire était simple : poser les questions par SMS et attendre les réponses de ses complices", selon Libération. Mais la fraude aura été de courte durée : dès sa première ronde entre les rangées de tables, le surveillant a découvert la supercherie. Selon le Dauphiné Libéré, le portable a alors été confisqué et le candidat autorisé à poursuivre l'épreuve, sans ses complices cette fois. Mais sans grande chance d'obtenir le diplôme. Une fois un procès verbal dressé pour triche, le recorat a les pleins pouvoirs pour éliminer un candidat et l'interdire d'examens nationaux pendant plusieurs années. Pire : il peut porter l'affaire en justice et, selon la gravité des faits, obtenir une amende voire une peine de prison.

Des élèves payés pour aller en cours

L'académie de Créteil a décidé de lancer une expérience pilote dans certaines classes de l'académie. L'idée : proposer une cagnotte progressive aux élèves assidus. Toutefois le contrat est clair, il ne s'agit pas d'argent de poche pour les élèves, le montant récolté par la classe devra servir à financer des projets attachés à 1 thème étudié en classe. Au départ chaque classe part avec 1 pécule de 2 000 € qui fructifie en fonction de l'assiduité des lycéens.
Le but annoncé de l'académie : responsabiliser les élèves. Bonne idée ou mauvaise méthode ?

Un lycée trop performant ?

En 2001 et 2002, un lycée privé parisien explose les compteurs. De 20 % de réussite au bac S en 2000, il est passé à 57 % puis 75 %. De quoi attirer sur lui les suspicions. Le rectorat est vite alerté par un mystérieux "corbeaux". Il faut dire que le lycée est devenu centre d'examen et reçoit désormais les copies du bac trois jours avant l'épreuve. Après l'enquête, la direction du lycée reconnaît avoir ouvert les sujets avant le jour des épreuves "pour voir s'il n'y avait pas d'erreur". Une pratique strictement interdite. Dans le rapport de l'inspection académique, on rapporte aussi que des cours supplémentaires ont été dispensés quelques jours avant les épreuves de math et de physique. Selon Libération, plusieurs élèves auraient ensuite affirmé que "le sujet du bac était le même que celui qu'ils avaient révisé"...

Des cours "Darcos" pour initiés

Un ministre de l'Education soupçonné de fraude lors d'une session du bac, c'est embarrassant. En 2008, tandis que Xavier Darcos œuvre rue de Grenelle depuis un an, "La Dordogne Libre" rapporte un incident qui avait émaillé le bac en 1982. Xavier Darcos était alors professeur au lycée Laure-Gatet de Périgueux et membre de la commission chargée d'élaborer les sujets pour le baccalauréat. De quoi favoriser ses élèves en les faisant travailler sur les "bons" sujets ? C'est ce qu'assurent a l'époque des rumeurs. Et elles furent suffisamment crédibles pour que le recteur de l'académie de Bordeaux prononce l'annulation de l'épreuve. Après une enquête administrative, Xavier Darcos sera inculpé. Le tribunal de grande instance de Périgueux prononcera finalement sa relaxe le 30 mai 1983

Des sujets dans la presse avant l'épreuve

En 1995, dans l'académie de Bordeaux, les sujets de philo des bacs technologiques ont malencontreusement été communiqués à la presse avant le début de l'épreuve ! Selon les auteures de "L'Histoire du baccalauréat", les candidats ont alors dû plancher sur un sujet de secours... Pire encore, à Perpignan, une trentaine d'élèves a été placée "en quarantaine" pendant deux heures la même année. On leur avait distribué par erreur des sujets de français destinés à d'autres candidats, planchant l'après-midi. Des erreurs semblables ont eu lieu elles aussi en 1995 (année maudite) à Landivisiau et à Paris, où des élèves sensés traiter les sujets d'histoire, avaient reçu des sujets d'économie, programmés le lendemain. Une bourde obligeant le ministère de l'Education à reporter l'épreuve dans toute l'Ile-de-France.

Un correcteur beaucoup trop sévère

Au cours de l'été 1994, à Paris, un correcteur du jury n°100 fait polémique. La moyenne des 201 copies de philosophie qu'il a corrigées n'est que de 6,75/20. Dans le jury voisin, celle-ci est de 9/20... Deux hypothèses : soit les élèves étaient très mauvais, soit le professeur chargé de les évaluer les a purement et simplement "saqués". C'est cette dernière option qui a été retenue à l'époque selon les auteures de "L'Histoire du Baccalauréat", qui expliquent que le correcteur a été "mis à l'index par la presse". Et elles appuient leur propos par une rapide extrapolation. Si toutes les disciplines avaient été notées avec la même sévérité, le taux de réussite au bac aurait chuté à 39 % dans la série E (maths et technique). Le jury étant seul décideur, les notes ne seront pourtant jamais remises en cause...

Des erreurs dans les sujets

En 1982, dans l'académie de Rouen (encore), les candidats au bac technologique ont eu à plancher sur un énoncé d'électronique comportant des erreurs. Un "R1" ayant malencontreusement pris la place d'un "R5". Si la majorité des candidats a été prévenue à temps, les lycéens de Sotteville n'ont quant à eux jamais eu cette chance. Le tollé amènera les concepteurs du sujet à minimiser l'impact de cette "coquille". Selon eux, "il semblait évident que les élèves corrigeraient d'eux mêmes"... Au rectorat de Haute-Normandie, on a souligné que l'erreur n'a eu aucune incidence sur les moyennes des élèves concernés. Dans la même académie, un exercice de mathématiques a aussi été donné à des candidats auxquels il n'était pas destiné. Il leur sera accordé trois quarts d'heure supplémentaires pour rendre leur copie.

Une candidate fantôme

En 1982, une lycéenne a subi un véritable cauchemar lors du bac. Premier coup dur : un zéro en philosophie, un loupé extrêmement rare. Heureusement, la note n'est pas éliminatoire. D'autant moins que multiplié par le coefficient de la discipline (coeff. 1 dans le bac G2, correspondant à l'époque à la comptabilité), son zéro s'est étonnamment transformé en un 8 ! Un véritable miracle. Mais cela n'aura pas suffi pour elle. Car notre lycéenne a été inscrite comme "absente" à l'épreuve "d'économie sociale et familiale", en option. Une épreuve à laquelle elle se serait pourtant bien rendue le 9 juin 1982 ! Elle a d'ailleurs adressé un long courrier au rectorat où elle a donné moult détails prouvant sa présence, puis une lettre où elle mentionne quatre témoins. On ne sait pas si elle a obtenu gain de cause.

20/20 pour tout le monde !

En 1982, en Haute-Normandie, onze professeurs en colère ont décidé de donner 20/20 à toutes leurs copies ! La raison de leur grogne : un jury avait été, l'année précédente, trop sévère sans que l'administration ne s'en émeuve. En juillet 1981, le jury n°121 avait en effet attribué de si mauvaises notes que la moitié des copies dont il avait la charge ne dépassaient pas les 6/20. Pire, le jury incriminé présentait par ailleurs des irrégularités dans sa composition, d'après l'ouvrage "L'Histoire du Baccalauréat". Le contrecoup n'a pas été sans conséquence. En donnant la note maximale à toutes leurs copies, les correcteurs vengeurs ont perturbé toute l'organisation du bac. Les 1300 candidats concernés ont dû attendre plus longtemps leur résultat... le temps que leurs copies soient renotées.

L'école est obligatoire

En France, malgré ce que l'on peut parfois entendre, l'école n'est pas obligatoire. Vous pouvez donner vous-même l'instruction à vos enfants sans passer par le système scolaire. Les lois de 1881 et 1882, renommées ensuite lois Jules Ferry, instaurent en effet une obligation d'instruction jusqu'à 16 ans et non de scolarisation