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jeudi 28 décembre 2017

La Terreur

Si vous étiez né(e) pendant la Terreur, vous auriez pu vous appeler Artichaut, Pâquerette voire Persil. En effet, après la Révolution française, de nouveaux prénoms dits révolutionnaires virent le jour, en correspondance avec le calendrier révolutionnaire instauré à cette même époque.

Le temps décimal

Durant la 1ère République, en 1792, un nouveau calendrier fut mis en place en substitution de l’ancien, trop religieux. Ce qui est moins connu, c’est que le système horaire fut aussi changé. Le temps fut alors basé sur un système décimal : les jours comportaient 10 heures, elles-mêmes divisées en 10. Il existe encore aujourd’hui des horloges fonctionnant sur le système décimal, qui sont des pièces de musée.
À midi, il était donc 5 heures, puis 10 heures à minuit. Les heures étaient composées de 100 minutes de 100 secondes. Il fut rapidement abandonné, plusieurs années avant le calendrier républicain.

Les amours d'Adolphe Thiers

Adolphe Thiers fut président sous la Troisième République de 1871 à 1873. Sa vie amoureuse fut atypique : il eut une liaison avec une femme mariée, et pour rester près d'elle, il épousa sa fille. La sœur de sa femme fut aussi séduite et devint sa deuxième maîtresse. Ce qui fit de lui un homme marié ayant comme maitresses sa belle-soeur et sa belle-mère ! Cette situation était connue à l'époque où l'on parlait avec humour des "Trois moitiés de Monsieur Thiers".

dimanche 18 janvier 2015

Jules André Peugeot

Jules André Peugeot, né le 11 juin 1893 à Étupes dans le Doubs et mort le 2 août 1914 à Joncherey dans le Territoire de Belfort, est un caporal de l'armée française. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale.
Issu d'un milieu modeste, il est en octobre 1912 instituteur au « Pissoux » sur la commune de Villers-le-Lac. Une plaque commémorative sur le mur de l'école rappelle sa nomination à sa sortie de l'école normale deBesançon. Son nom figure sur le monument commémoratif de tous les morts enseignants à l'IUFM de Besançon.
À partir du 28 juin 1914, date de l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo, le jeu des alliances a conduit l'Europe au bord de la guerre. Le 1er août, l'Allemagne et la France décrètent leur mobilisation pour le lendemain.
Depuis le mois d'avril, Jules André Peugeot, qui effectue son service militaire, est caporal. Au cours de l'été suivant, il prépare le concours des officiers de réserve. Son régiment faisant partie des troupes de couverture, il a pour mission de surveiller la frontière franco-allemande, en cas de tension entre les deux pays.

Commandant une escouade de la 6e compagnie du 2e bataillon de 44e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier, le caporal Peugeot fait barrage le 2 août 1914 à un détachement de reconnaissance allemand de huit hommes du 5e régiment de chasseurs à cheval de Mulhouse, qui progresse vers Joncherey en venant de Faverois après avoir violé la frontière française. Le sous-lieutenant Albert Mayer commande ce détachement. Après avoir sabré sans la tuer la sentinelle française postée en avant de l'escouade, Mayer tire trois fois en direction de Peugeot. Ce dernier riposte et atteint le cavalier d'une balle dans le ventre. Mais la deuxième balle allemande a mortellement blessé le caporal Peugeot. Revenant sur ses pas, il s'affaisse devant la maison des Docourt et meurt à 10 h 7. Il est le premier mort militaire français d'une guerre qui ne commença officiellement que le lendemain 3 août, avec la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, et qui devait coûter la vie à dix millions d'Européens. Atteint d'une seconde balle française après celle de Peugeot, le sous-lieutenant Mayer est quant à lui, le premier tué allemand. Les deux jeunes hommes avaient presque le même âge, 21 et 22 ans.

Grelibre

La légende dit que Grenoble fut renommée en Grelibre pendant la Révolution (pour enlever le mot "noble", ce qui est idiot puisque Grenoble tire son nom de Gratianopolis, ville de Gratien en grec), mais il s'agit en fait d'une boutade de Louis XVIII lui-même, qui surnomma la ville en référence à son côté révolutionnaire.

samedi 17 janvier 2015

Plan escale

Bien que le Palais de l'Élysée dispose d'un abri antiatomique, il a été prévu, en cas d'urgence, un repli du pouvoir et du personnel sur le château de Vincennes, plus sûr grâce à son architecture et accessible directement en hélicoptère. Ce plan "secret" nommé plan escale fut créé en 2010 face au risque d'une grande crue dans Paris.

Charles de Gaulle, en 1958 lors de son investiture, avait également étudié la possibilité de transférer l'Élysée au château de Vincennes, mais le projet avait été abandonné.

dimanche 11 janvier 2015

Charles-Denis Bourbaki

Charles-Denis Bourbaki est un militaire français né à Pau le 22 avril 1816 et mort à Cambo-les-Bains le 27 septembre 1897.       
Il offre ses services à Léon Gambetta et reçoit le commandement de ce qui va devenir l'armée du Nord, mais il est destitué le 10 novembre 1870 et transféré à l'armée de la Loire pour former l'armée de l'Estdestinée à secourir Belfort. À la tête des troupes hâtivement entraînées et mal équipées de l'armée de l'Est, il tente de lever le siège de Belfort. Cette opération est obérée par de considérables problèmes de ravitaillement, en vivres notamment. Après la victoire inexploitée de Villersexel, elle se conclut par la retraite des Français suite à l'échec de la bataille d'Héricourt. Après la guerre, certains déplorent le peu de combativité et l'excès de prudence de Bourbaki qui, à l'image de Bazaine à Mars-la-Tour, aurait surestimé la puissance de l'adversaire et a contrario sous-estimé la sienne pour finir par abandonner le combat sans avoir livré toutes ses forces dans la bataille. Ce point de vue est réfuté par les officiers de l'entourage du général.
La retraite de Bourbaki vers Besançon est coupée par d'autres forces allemandes dirigées par Manteuffel, et cela le contraint à replier son armée vers la frontière suisse. Ses troupes sont dans la situation la plus déplorable et manquent de nourriture. Des 150 000 hommes avec qui il était parti, il n'en reste plus que 84 000.

C'est alors le passage en Suisse aux Verrières (commune proche de Pontarlier-Doubs), mais aussi à Sainte-Croix et Vallorbe, où l'armée de l'Est est désarmée puis internée dans les divers cantons de la Confédération, suite à la Convention des Verrières. Cet épisode dramatique est immortalisé par le peintre Édouard Castres (voir ci-contre). Bourbaki lui-même, plutôt que de se soumettre à l'humiliation de la reddition, le26 janvier 1871, délègue ses fonctions au général Clinchant puis, dans la nuit, se tire une balle dans la tête ; mais la balle, ayant dévié, ricoche contre son crâne et Bourbaki est miraculeusement sauf. Le général Clinchant le transporte en Suisse, où il retrouve assez de force pour retourner en France.

lundi 5 janvier 2015

Félicette

Félicette est une chatte connue pour être le premier chat envoyé dans l'espace le 18 octobre 1963 dans une fusée Véronique, à partir de la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien. Félicette faisait partie du programme de biologie spatiale à Hammaguir.
Félicette fait partie d'un programme avec plusieurs autres chats visant à améliorer les connaissances en biologie spatiale. Le programme d'entraînement comprend de nombreuses séances de conditionnement afin d'habituer les chats aux conditions de vol spatial : rester immobile dans une boîte pendant plusieurs heures, s'habituer au bruit de la fusée et aux vibrations, séance en centrifugeuse.
Six chats sont pré-sélectionnés parmi les membres du programme. C'est d'abord Félix, un chat de gouttière de Paris, qui est choisi pour le vol spatial, mais celui-ci s'enfuit et Félicette, une chatte noir et blanche le remplace. Le nom de « Félicette » fait référence à Félix le Chat.
Le 18 octobre 1963, elle est placée dans une capsule spéciale sur la fusée Véronique n°47, à partir de la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien. Félicette est récupérée vivante après dix minutes de vol dont cinq en impesanteur. L'état de santé du félin était surveillé au moyen d'encéphalogramme.

Un second chat est envoyé dans l'espace le 24 octobre 1963 mais celui-ci ne put jamais être retrouvé vivant.

lundi 29 décembre 2014

Le Monge

La France dispose d'un navire très sophistiqué, le Monge, équipé de radars capables de repérer une pièce de 2€ à 800 km. Il embarque trois des quatre radars les plus puissants d'Europe et il n'existe dans le monde que 4 navires de ce type, mais aucun si performant. Il sert à étudier les trajectoires des missiles balistiques et des débris orbitaux, dans le cadre du dispositif de dissuasion nucléaire.

Pour ce faire, il dispose de 10 radars alignés, dont le plus gros, le Normandie, mesure 14 mètres de diamètre et pèse 64 tonnes. Cet équipement permet au Monge une précision sans égale, même pour ce type de bateau dont seuls disposent les USA, la Chine, la Russie et la France.Avec une telle précision, le navire doit être peint en blanc afin d'éviter une dilatation par la chaleur qui, même minime, fausserait les calculs, d'où l'apparence atypique du bateau. En 2011, il a suivi la trajectoire d'une clef à molette perdue en orbite par un astronaute américain, à une distance de 2000km!

Les chatouilleuses

Les chatouilleuses, officiellement le collectif des femmes pour la vie publique, sont des femmes de Mayotte qui se sont battues, dans les années 1960 et 1970, pour réduire l'influence des autres îles de l'archipel des Comores sur Mayotte et arrimer cette dernière à la République française. Aussi surnommées soroda, ce qui signifie soldat en Comorien, elles agissaient concrètement là où le parti Mouvement populaire mahorais ne pouvait agir. Sous la conduite de Zéna M'Déré, plusieurs centaines de femmes étaient organisées en commandos et prenait à partie les responsables politiques comoriens. Elles ne se contentaient pas que des chatouilles, lorsque la capitale était toujours à Dzaoudzi, elles jetaient toutes les nuits des cailloux sur les toits en taule des résidences, rendant la vie impossible aux résidents. Plus tard, lorsque ces politiciens venaient à Mayotte, elles les soumettent à des chatouilles et ainsi les forcent à s'aligner sur leurs positions ou à quitter l'île.
Le 4 février 1967, Cheik force les quatre élus mahorais à la démission suite à l'assaut d'une soixantaine de chatouilleuses contre l'antenne de l'ORTF de Mayotte. Celles-ci protestaient contre un discours condescendant de Cheik envers elles et plus généralement envers les mahorais. 13 femmes sont condamnées et certaines de peine d'emprisonnement.

Le 13 octobre 1969, la garde comorienne, créée en 1968, ouvre le feu et tue Zakia Madi, l'une de ces chatouilleuses.

Jules Brunet

Jules Brunet, né le 2 janvier 1838 à Belfort et mort le 12 août 1911 à Fontenay-sous-Bois, est un officier militaire français dont le point culminant de la carrière est son activité lors d'une mission d'instruction au Japon. En effet, suite aux difficultés du Shogun qui conservait encore pour un temps le pouvoir politique, cet instructeur d'artillerie venu moderniser son armée de samouraïs, se joignit ensuite à ses troupes contre le nouveau pouvoir impérial nippon.        
Le shogun a, en effet, mesuré le retard pris dans la modernisation de son pays. Les puissances occidentales avaient imposé à Yoshinobu Tokugawa des traités qui sont, à l'instar de ceux passés naguère avec la Chine, jugés « inégaux », et qui ont fini par soulever des troubles à travers le pays et une vague de xénophobie. Les États-Unis d'Amérique, les Pays-Bas et la Russie s'en tiennent à une prudente neutralité. La Grande-Bretagne, de son côté, aide en sous-main les « clans de l'ouest », favorables au nouvel empereur (ou Tennō) Meiji qui ne représente encore que la puissance religieuse ; tandis que la France, toujours désireuse d'aider le Japon à s'industrialiser depuis le traité de paix, d'amitié et de commerce de 1858 et le succès de l'Exposition universelle de 1867, s'engage, pour contrecarrer les visées britanniques, sous l'impulsion de son ambassadeur Léon Roches, à soutenir le shogun, qui vient de subir les représailles des autres Occidentaux après une vague d'attentats à l'encontre de leurs résidents et de leurs comptoirs.
Le capitaine Brunet, personnalité affable, communicative et d'une vive intelligence, va saisir rapidement les subtilités de la culture japonaise et subjuguer ses élèves artilleurs. C'est un bel homme qui en impose par une élégante stature (1,85 m), il s'exprime bien (il a un talent d'écrivain reconnu) et il a des goûts artistiques très développés qui ne déplaisent pas aux samouraïs (il excelle dans le dessin). Une solide fraternité d'armes se crée entre eux.
Cependant, dès novembre, devant l'urgence de la situation, le shogun, ne croyant plus rattraper son retard, abandonne sa fonction shogunale au profit du jeune empereur Meiji avec l'espoir d'installer un gouvernement composé des seigneurs locaux (les daimyo) ; mais ce pouvoir collégial ne peut empêcher le coup d'État des partisans « réformistes » qui rétablissent, le 3 janvier 1868, le modèle de « l'ancienne monarchie ». Yoshinobu Tokugawa est poussé à prendre les armes par ses samouraïs, inquiets de perdre définitivement leurs prérogatives. Débute la guerre dite guerre du Boshin qui voit, le 27 janvier, les armées du shogun dispersées malgré leur large supériorité numérique par une force impériale déjà entièrement modernisée par les concurrents. Yoshinobu Tokugawa, après cette première défaite, se réfugie à Edo. Repoussant le plan de revanche de Léon Roches, il capitule le 27 avril à Edo qui est conquise, et se retire à Mito. La France dépitée rappelle son ambassadeur, se voit contrainte de proclamer sa neutralité et la mission Chanoine qui est désormais indésirable et sommée de quitter le territoire, se replie sur Yokohama pour être rapatriée en novembre.
De son côté, Brunet, empreint d'une éthique toute militaire refuse de revenir afin de continuer à « servir la cause française en ce pays », car il estime de son honneur de ne pas abandonner le shogun et ses fidèles samouraïs, des frères d'armes qu'il avait instruits. « […] j'ai décidé que devant l'hospitalité généreuse du gouvernement shogunal, il fallait répondre dans le même esprit ». Mais Chanoine refuse sa démission et Brunet se retrouve dans une situation fausse. Le ministère de la guerre le placera finalement en congé d'un an sans solde le 6 février 1869, régularisant implicitement sa situation, mais en précisant qu'au Japon où il est toutefois autorisé, il n'aura désormais que le statut d'un simple particulier. Brunet a, semble-t-il, bénéficié d'un esprit de solidarité de corps. D'ailleurs, Roches continue de plaider auprès de l'Empereur la cause du shogun et huit officiers camarades de Brunet partiront le rejoindre. Les forces impériales, en surnombre, ont maintenant, grâce à leur artillerie lourde, la mainmise sur l'île de Honshu. Les troupes du shogun pour mieux résister se retranchent à Hakodate, sur l'île de Hokkaidō, et fondent le 25 décembre 1868, l'éphémère République d'Ezo dont Takeaki Enamoto est élu président. Brunet, conseiller militaire du ministère de la guerre, organise la défense et reprend l'instruction des soldats, jusqu'à la survenue de l'armée de l'empereur qui commence, le 30 juin, l'assaut de l'île par terre et par mer. Les quelque huit cents assiégés d'une infériorité irrémédiable doivent capituler. Brunet et les officiers français sont récupérés juste à temps par un aviso envoyé pour les soustraire aux représailles des vainqueurs (la torture est coutumière au Pays du soleil levant).
Officiellement, la France félicite le Mikado d'avoir rétabli l'ordre dans le pays mais n'acceptera pas de rendre l'officier qui a aidé les rebelles, sous prétexte qu'il est aux mains d'une autorité militaire indépendante. Rentré à Paris, Brunet reçoit un blâme réglementaire pour ingérence dans les affaires politiques d'un pays étranger, et son ministère le retire des officiers d'active par « suspension d'emploi ». Napoléon III approuve cette sanction, le 15 octobre. La France laisse courir le bruit que Brunet, passé en conseil de guerre, a été révoqué. En réalité, Brunet n'a pas été formellement désapprouvé mais il est en quelque sorte condamné à la discrétion absolue. Ainsi, dès le 26 février 1870, soit cinq mois avant que le Japon s'estime officiellement satisfait de la punition, Brunet est le directeur adjoint de la manufacture d'armes de Châtellerault, nomination qui n'a pas été insérée au Journal officiel. Dans le même temps, il contracte un beau mariage qui lui apporte une dot de cent mille francs et son ancien supérieur, le capitaine Chanoine, est son témoin. À aucun moment, son équipée japonaise ne lui sera reprochée.

Jules Brunet a en partie inspiré le personnage Nathan Algren interprété par Tom Cruise dans le film Le Dernier Samouraï (2003) d'Edward Zwick

Diane de Poitiers, une maîtresse en or

La maîtresse attitrée du roi Henri II, Diane de Poitiers, prenait tous les matins un sirop à base d'or, pensant que cela lui permettrait de conserver beauté et jeunesse. En effet, l'analyse d'un de ses cheveux montre une concentration en or 500 fois supérieure à la moyenne, ce qui lui aurait été fatal selon les scientifiques.

mardi 23 décembre 2014

Zone rouge

Au plus fort de la bataille de Verdun, jusqu'à un million d'obus étaient tirés chaque jour, et on estime que 6 obus sont tombés par mètre carré ! À cause du grand nombre d'obus n'ayant pas explosé et du fait que le terrain contient de nombreux polluants provenant des munitions (mercure, plomb, cuivre, arsenic), de nombreuses activités sont interdites dans la "zone rouge" où eut lieu la bataille : agriculture, prospection, construction...

jeudi 17 juillet 2014

Boulangers parisiens

À Paris, les boulangers ne peuvent pas prendre leurs congés d'été quand ils le souhaitent. Un arrêté préfectoral répartit les boulangeries de Paris et d'une partie de la région parisienne en deux groupes qui doivent prendre les congés par alternance en juillet ou août. Cette règle est un héritage d'un fait divers particulièrement horrible qui eut lieu durant la Révolution française, où un boulanger fut assassiné pour avoir caché des pains, la population étant alors affamée.

Les Zazous

Pendant l'Occupation, les zazous exprimèrent leur non-conformisme et leur opposition au régime en organisant des concours de danse, qui les opposaient parfois aux soldats allemands. Lorsque les lois raciales de Pétain et des Nazis obligèrent les Juifs à porter l'étoile jaune, un certain nombre de zazous, par défi, s'affichèrent avec une étoile jaune marquée Zazou, Swing ou Goy. Ils furent arrêtés et conduits au camp de Drancy avant d'être relâchés.
Par bravade, ils portaient des vêtements trop longs à une période où le tissu était rationné, ils gardaient les cheveux longs alors qu'un décret vichyste faisait des cheveux récupérés chez le coiffeur une matière première d'intérêt public pour la confection de pantoufles. Enfin, ils mettaient un point d'honneur à être toujours équipés d'un parapluie qu'ils n'ouvraient jamais.

L'Union franco-britannique

L'Union franco-britannique est un projet éphémère d'union globale entre le Royaume-Uni et la France, élaboré à Londres par Jean Monnet et Winston Churchill, et proposé au gouvernement français le16 juin 1940.   
À la suite de l'effondrement des armées franco-britanniques pendant la campagne de France en mai et juin 1940, Jean Monnet lança l'idée d'une union franco-anglaise qui fut suivie par Winston Churchill. La construction d'un axe franco-britannique avait été tentée à plusieurs reprises durant l'Entre-deux-guerres, achoppant la plupart du temps sur des problèmes de politique intérieure. De surcroît, la Grande-Bretagne ne souhaitait pas se trouver engagée dans un jeu d'alliances continentales du fait des amitiés françaises en Europe de l'Est (soutien à la Petite Entente liant la Tchécoslovaquie, la Roumanie et laYougoslavie).
Les discussions à ce sujet se trouvaient toutefois ravivées depuis la déclaration de guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, au point qu'un timbre commun est dessiné en prévision d'une fusion des systèmes postaux. Le 16 juin 1940, la Chambre des communes du Parlement du Royaume-Uni propose l'union des gouvernements du Royaume-Uni et de la République française pour continuer « la défense commune de la justice et de la liberté ».
Le jour-même et suivant à cette délibération, Charles de Gaulle, qui se trouve à Londres, fut chargé de lire au téléphone la note intitulée Suggested Declaration of Anglo-French Unity au président du conseil français Paul Reynaud alors replié avec son gouvernement à Bordeaux. Alors qu'un vif débat sur la conduite à tenir face à la débâcle oppose Reynaud au maréchal Pétain, vice-président du conseil et au général Weygand, généralissime des armées françaises, les premiers mots que De Gaulle prononce au téléphone laissent présager un coup de théâtre :
« Je viens de voir Churchill. Il y a quelque chose d'énorme en préparation au point de vue entité entre les deux pays. Churchill propose la constitution d'un gouvernement unique franco-britannique et vous, Monsieur le Président, pouvez être Président du cabinet de Guerre franco-britannique. »
La note évoque une union fusionnelle des deux pays en une seule nation, avec la formation d'une armée unique et d'un parlement unique, ainsi que la mise en commun des ressources naturelles. De cette manière, la puissante flotte française ne serait plus un risque pour le Royaume-Uni. Mais le jour suivant la transmission de cette proposition, Paul Reynaud, qui devait signer le document avec Churchill à Concarneau, démissionne de ses fonctions. Philippe Pétain le remplace le jour même et entame aussitôt des négociations d'armistice, signé le 22 juin 1940, enterrant le projet d'union.

Dans ses Mémoires de guerre, le général de Gaulle replace cet épisode historique dans le contexte précédant l'appel du 18 juin. Selon lui, l'Union franco-britannique n'était pas un projet sérieux à long terme mais avait pour objectif de rendre espoir et énergie à ceux qui souhaitaient poursuivre la lutte.

Hôtel Crillon

Lors du passage de Charles de Gaulle sur la place de la Concorde lors de sa descente triomphale des Champs-Élysées, le 26 août 1944. La foule essuie des tirs provenant, semble-t-il, de l'Hôtel Crillon. À ce moment, quelqu'un crie « C'est la cinquième colonne ! », sans doute pour signifier qu'il s'agissait d'Allemands embusqués. Mais un chef de char d'assaut comprenant que les tirs viendraient de la cinquième colonne de la façade de l'hôtel, et criant « la cinquième colonne » donne l'ordre au tireur de viser cette cible. En effet la cinquième colonne en partant de la rue Royale est d'une autre couleur que les autres.

La quasi-guerre

Entre 1798 et 1800, la quasi-guerre (Quasi-War en anglais) fut une période de conflit larvé entre la France et les États-Unis, véritable guerre maritime non déclarée. Aux États-Unis, le conflit est nommé quelquefois la Guerre non déclarée avec la France (Undeclared War with France).     
Au début de la Révolution française, les relations sont excellentes entre les républicains américains et les révolutionnaires français, mais elles se détériorent après l'exécution de Louis XVI en 1793. Les Français reprochent au gouvernement de Washington le rapprochement avec le Royaume-Uni, les retards de remboursement de la dette (les Américains affirmant que leur dette concerne la France royale et non la France républicaine) et sa neutralité dans les guerres révolutionnaires en Europe.
Début 1794, pour contrer l'augmentation des captures des navires marchands américains par les corsaires barbaresques sur les côtes du Maghreb, leCongrès des États-Unis a ordonné la construction d'une marine militaire pour la protection de leur commerce.
Edmond Genêt, ambassadeur de France à Philadelphie, est révoqué par les Américains après de nombreuses maladresses. Les États-Unis lui fournissent cependant l'asile, et s'opposent à son retour en France, alors confrontée à la Terreur.
Le 19 novembre 1794, le traité de Londres, signé par John Jay, permettant aux Anglais de confisquer les marchandises françaises découvertes dans les navires américains, est vécu par les Français comme une « trahison et violation » des traités bilatéraux de 1778. Le gouvernement de la Convention nationale réplique en immobilisant des navires américains au mouillage dans les ports français et en autorisant des corsaires à arraisonner ceux qui sont en mer.
Peu de temps après, les déprédations commises par les corsaires de la France révolutionnaire et orchestrées par Victor Hugues, commissaire de la République en Guadeloupe, forcent la toute nouvelle US Navy à protéger les expéditions marchandes des États-Unis, qui sont en plein développement.
Le 17 octobre 1797, les américains dénoncent le fait que le navire La Fortitude, du capitaine Jourdain, corsaire français basé au Cap-Français de Saint-Domingue, a pillé puis brûlé, en plein port de Charleston, L'Oracabissa, un bateau anglais chargé d'une riche cargaison.
En 1797, éclate l'affaire XYZ. Des agents du ministre français des affaires étrangères Charles Maurice de Talleyrand exigent des pots-de-vin de la part des émissaires américains venus négocier un traité. Ces révélations provoquent un scandale aux États-Unis, et les parlementaires fédéralistes et anglophiles réclament l'ouverture des hostilités avec la France. Les relations entre les deux pays continueront cependant de se dégrader, pour aboutir à la révocation de l'émissaire Charles Pinckney. C'est le début de l'état de « quasi-guerre », avec des combats navals entre les deux nations, principalement en zone caraïbe.
La quasi-guerre commença le 7 juillet 1798, durant le Directoire, quand le Congrès américain abrogea tous les traités bilatéraux signés au préalable avec la France. Le président John Adams refusa d'engager son pays dans une guerre formelle. Cependant, par mesure de rétorsion, et avec l'autorisation du Congrès, il instaura un embargo sur les produits français, chargea le docteur Edward Stevens de soutenir la révolution haïtienne contre la présence coloniale française et ordonna à la marine américaine de capturer les navires français.

L'US Navy, qui avait pour l'essentiel disparu depuis presque une décennie, fut ressuscitée pour l'occasion, grâce aux Naval Acts de 1794 et 1798. Lors de ce conflit, elle aligna environ 30 vaisseaux, aidés d'un nombre important de bateaux privés. Les escadres américaines parcouraient principalement la côte sud des Etats-Unis et les Caraïbes, à la recherche de corsaires français, puisque leur effectif limité ne leur permettait pas d'escorter en nombre des convois de navires marchands.

Louis XVI et la guillotine

Louis XVI fut exécuté par sa propre innovation. En effet, alors qu'on en était encore qu'au stade de sa conception, la lame de la guillotine était droite ou en croissant. C'est le roi qui proposa de la mettre en biseau, avançant que la coupe serait alors plus franche. Cela fut testé avec succès sur des animaux et des cadavres, puis avec succès sur le roi lui-même quelques mois plus tard.

Richelieu

Le 14 avril 1607, le cardinal de Richelieu reçoit la consécration épiscopale des mains du pape Paul V, après avoir triché sur son âge : il n'a que 22 ans et l'âge requis pour devenir évêque est de 23 ans.