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lundi 5 janvier 2015

Lettres interdites

En Turquie, l'utilisation des lettres Q, W et X fut interdite et passible de prison jusqu'au mois d'octobre 2013 ! Cette interdiction datait de 1920 lorsque Atatürk changea l'alphabet arabe par l'alphabet latin. Ces 3 lettres ne faisaient pas partie de l'alphabet turc et il était donc interdit de les utiliser. L'esprit de la loi fut détourné pour s'en servir contre les Kurdes, et notamment un leader qui fut emprisonné après avoir écrit à Erdogan avec ces 3 lettres.

Reduction de peine pour lecture

Au Brésil, une loi permet aux détenus de réduire leur peine de prison s'ils lisent des livres. Chaque livre lu permet de bénéficier d'une réduction de 4 jours de prison, dans la limite de 12 livres par an (soit 48 jours de réduction de peine par an) et après avoir écrit une dissertation sur le livre en question. Un panel juge ensuite si la réduction de peine est accordée.

Interdits de casino

Les citoyens monégasques ne peuvent pas gagner au casino de Monte-Carlo car l'article 11 de la loi relative aux jeux de hasard énonce qu'un citoyen monégasque a l'interdiction de jouer dans un casino de la principauté.

Stephen King

Entre 1977 et 1985, Stephen King publia quelques livres sous le pseudo de Richard Bachman. En effet, l'industrie du livre considérait à l'époque qu'un écrivain ne devait sortir qu'un livre par an, et cette astuce permit à King d'en publier davantage. Les ventes furent d'abord un échec, puis connurent un succès retentissant à partir du jour où King confirma la supercherie, découverte par un libraire qui reconnut son style.

Brûler un billet de banque

Contrairement à la croyance populaire, brûler un billet de banque n'est pas illégal. La loi punissant la destruction d'un billet datait de 1810, mais a été abrogée complètement en 1994. Il n'est donc pas illégal de détruire un titre monétaire en le brûlant ou en le laissant dans la machine à laver.

Une jurisprudence de 1974 va également dans ce sens : détruire un billet de banque n'est pas considéré comme la destruction du bien d'autrui, car le billet appartient à son porteur et non à la Banque Centrale qui l'émet.

samedi 20 décembre 2014

Le juge des référés

L'article 485 du Code de Procédure civile français propose une procédure pouvant être curieuse : le référé d'heure à heure. En cas d'urgence, le juge des référés peut tenir audience chez lui, par exemple lors de jours fériés ou chômés. Il y a cependant une condition : les portes de son domicile doivent être ouvertes, ceci par souci de publicité.

Prison écologique

L'île Bastøy au sud d'Oslo abrite une prison expérimentale. Les prisonniers y mènent une vie bien différente de celle vécue dans les autres prisons : ils sont logés dans des maisons, travaillent à la ferme ou pour le ferry local et peuvent accéder à diverses activités dans le cadre de leur réinsertion. C'est également une prison écologique qui est une des moins coûteuses du pays. Seuls des détenus au comportement irréprochable et en fin de peine peuvent y résider.

Le taux de récidive des prisonniers qui sont passés par cette prison est très faible.

mardi 22 juillet 2014

Don d'organes

En Chine, lorsqu'un individu est condamné à mort, il peut se voir prélever ses organes afin d'en faire "don" aux personnes en attente d'une greffe. Une estimation fait état qu'en 2009, au moins 65% des greffons viennent de prisonniers exécutés. Les autorités chinoises ont annoncé vouloir mettre fin à cette pratique d'ici 2014.

Cumul des peines

Le système judiciaire américain permet de cumuler les peines. Ainsi, John Gacy, surnommé le "clown tueur", aurait tué 33 garçons et jeunes hommes en 6 ans de 1973 à 1978 dans l'Illinois. Il fut condamné 21 fois à la prison à perpétuité et 12 fois à mort, et sera finalement exécuté par injection mortelle le 10 mai 1994.

jeudi 17 juillet 2014

Steven Jay Russell

Steven Jay Russell (né le 14 septembre 1957) est un imposteur américain et spécialiste de l'abus de confiance. Il a été surnommé « Houdini » en référence au célèbre magicien et escapologue et « King Con » (« con » étant un abus de confiance en anglais). Son QI a été mesuré à 163.   
À l'heure actuelle, Russell est connu pour s'être évadé à 14 reprises.
Le 22 mai 1993, Russell s'évada en portant des habits de civils qu'il avait réussi à obtenir. Après sa sortie, il se trouva un travail de directeur financier en envoyant un faux CV et détourna des milliers de dollars. En 1995, il fut arrêté et incarcéré à la prison du comté de Harris où il tomba amoureux d'un codétenu, Phillip Morris. En 1996, toujours emprisonné à Harris County Jail (Texas), il se fit passer pour un juge et demanda une réduction pour sa propre caution la faisant passer de 900 000 $ à 45 000 $. Il fut arrêté 10 jours plus tard en Floride et fut renvoyé au Texas. La même année, il prit des cours d'art dans la prison et commença à voler des feutres verts qu'il cachait sous son lit. Quand il obtint assez de feutres, il teignit son habit de prisonnier à l'origine blanc en vert (couleur du personnel médical des prisons). Ensuite il marcha simplement vers la sortie déguisé en médecin. En 1998, il fut une nouvelle fois arrêté pour avoir volé 800 000 $ à une compagnie de Houston. Il fut condamné à une peine de 45 ans pour cet acte, plus 20 ans pour son évasion précédente. Il essaya de faire transférer Phillip Morris dans la même prison que lui à Dallas, mais en vain.
En prison, Russell planifia son évasion la plus audacieuse. Il se renseigna sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et simula les symptômes du SIDA. Il se servit d'un employé de l'administration pénitentiaire pour rédiger un formulaire disant qu'il souffrait de la maladie et s'en servit pour convaincre les médecins. Lors de la visite médicale, le docteur de la prison crut à ses symptômes. Par téléphone, Russell se fit passer pour un médecin qui cherchait des patients d'un certain profil pour une étude expérimentale sur le SIDA, et se fit ainsi transférer à l'hôpital de Houston. Quelque temps après, il se fit passer à nouveau pour ce médecin et annonça sa mort due au SIDA.

Le 20 mars 1998, Russell se fit passer pour un millionnaire de Virginie pour obtenir un prêt de 75 000 $ à la banque. La banque eut des soupçons et alerta la police qui l'arrêta. Sur le trajet, il simula une crise cardiaque et fut transféré à l'hôpital. Le FBI le plaça sous surveillance, mais Russell se fit passer pour un agent du FBI avec son propre téléphone portable pour demander aux officiers de garde de le laisser partir. Il marcha ensuite vers la sortie de l'hôpital, et la cavale reprit à nouveau. Russell fut arrêté le 5 avril 1998 en Floride alors qu'il marchait vers sa voiture et fut renvoyé au Texas où il écopa d'une sentence de 144 ans d'emprisonnement qu'il purge actuellement.        

Des loups comme gardien

Des loups pour remplacer des hommes. La dernière trouvaille aux États-Unis pour répondre aux problèmes budgétaires d'une prison est originale: former un groupe de chiens-loups hybrides pour les gardes de nuit. Le centre pénitentiaire de l'État de Louisiane devait à tout prix réduire sa masse salariale. «Chaque prison essaye d'être la plus créative possible pour dépenser au mieux chaque dollar qu'elle a», explique George Camp, membre de l'association des administrations correctionnelles d'État au Wall Street Journal . Si, dans le Michigan, les patrouilles à véhicules ont été remplacées par des miradors équipés de caméras à détecteurs de mouvements, la Louisiane a opté pour un investissement animalier.

La prison, qui est le plus grand centre de haute sécurité des États-Unis, s'étend sur une superficie de 73 km2. La moitié des 5000 détenus ont tué quelqu'un et les trois quarts font de la prison à vie. Avec la réduction du budget - moins 20 millions de dollars en cinq ans -, la direction a limogé 105 de ses 1200 gardiens et 35 de ses 42 agents de surveillance dans les tours de garde. Et a introduit en 2011 des chiens-loups dans le périmètre de sécurité de la prison. L'entretien des 80 chiens coûte seulement 48.000 euros par an, quand le salaire annuel d'un gardien est de 27.000 euros en moyenne.

dimanche 13 juillet 2014

Evasion simple

En Belgique, l'évasion simple c'est-à-dire sans infraction connexe (braquage, kidnapping, violence) n'est pas réprimée par le Code pénal. Dès lors, un prisonnier peut s'échapper sans risquer d'être sanctionné à condition qu'il ne commette aucun autre délit. En France, cette évasion simple n'est réprimée que depuis 2004.

lundi 30 juin 2014

Meurtre sur cadavre

En droit pénal français, certaines infractions dites impossibles peuvent être sanctionnées. Il en est ainsi du "meurtre sur cadavre". En 1986, un individu fut condamné pour tentative d'homicide volontaire alors qu'il avait tenté de tuer quelqu'un qui était déjà mort : il croyait que la victime était inconsciente alors qu'elle avait été tuée précédemment par une autre personne.
C'est l'arrêt Perdereau du 16 janvier 1986 qui énonça ce principe : "il n'importe, pour que soit caractérisée la tentative d'homicide volontaire, que la victime fût déjà décédée, cette circonstance étant indépendante de la volonté de l'auteur et lesdites violences caractérisant un commencement d'exécution au sens de l'article 2 du Code pénal".

mercredi 18 juin 2014

Henri Pranzini

Henri Pranzini (Alexandrie, 1857 - Paris, 31 août 1887) est un aventurier français, reconnu coupable d'un triple meurtre crapuleux, commis le 17 mars 1887 rue Montaigne à Paris, et lui valant d'être condamné à la guillotine.
L'affaire du « Triple assassinat de la rue Montaigne », qui conduira finalement à l'exécution de Pranzini, occupe les médias français les plus lus de l'époque durant plus d'un mois.

Guillotiné en 1897, sa peau après sa dissection publique fut utilisée pour faire des portefeuilles et des porte-cartes. A la suite de ce scandale, les condamnés en France purent demander à obtenir la libre disposition de leur corps post-mortem. Auparavant la dépouille appartenait au bourreau qui avait la possibilité de revendre tout ou partie des corps des suppliciés (plus ou moins légalement) à des médecins et alchimistes selon une tradition remontant à l'Ancien Régime.

L'inondation de bière de Londres

L'inondation de bière de Londres a lieu le 16 octobre 1814 dans la paroisse de St. Giles à Londres en Angleterre. À la Brasserie Meux et Company surTottenham Court Road, une grande cuve de bière contenant plus de 610 000 litres de bière rompt entraînant par un effet domino les autres cuves qui finissent aussi par rompre. Au total, ce sont plus de 1 470 000 litres de bière qui se déversent dans les rues. La vague de bière détruit deux maisons et démolit un mur du Tavistock Arms Pub, piégeant la jeune employée Eleanor Cooper sous les décombres.              
La brasserie se trouvait dans le quartier pauvre de St Giles. Elle était bordée d'habitations où des familles entières vivaient dans des sous-sols qui se remplirent rapidement de bière. Au moins sept personnes se noyèrent ou moururent des suites de leurs blessures.
La brasserie fut ensuite poursuivie en justice pour cet accident, mais la catastrophe fut considérée par le tribunal comme un cas de force majeure et personne ne fut déclaré responsable.
L'entreprise éprouva des difficultés à faire face aux conséquences financières de l'accident, qui avait entraîné d'importantes pertes, aggravées par le fait qu'elle s'était déjà acquittée d'une taxe sur cette bière. C'est pourquoi elle demanda au parlement le remboursement de l'impôt payé, et l'obtint, ce qui lui permit de poursuivre son activité.

La brasserie fut démolie en 1922, et aujourd'hui le Dominion Theatre occupe en partie son ancien emplacement. En 2012, un bar local, le Holborn Whippet, décida de commémorer l'évènement avec une cuvée spéciale de Porter brassée spécialement pour l'occasion.

Saoul, il se rend au commissariat en voiture demander s'il peut prendre le volant

Un automobiliste ivre s'est vu retirer son permis de conduire après s'être rendu au volant de sa voiture dans un commissariat polonais pour demander aux agents s'il était trop saoul pour conduire. Trop honnête ou vrai naïf ?

mardi 17 juin 2014

La prison de San Pedro

À La Paz, en Bolivie, la prison de San Pedro a une sécurité intracarcérale toute particulière, car elle est réalisée par les prisonniers eux-mêmes. Ceux-ci sont libres de circuler à l'intérieur et ils doivent s'autogérer, y vivant parfois avec femmes et enfants (non condamnés). Une véritable société s'est organisée, et certains prisonniers possèdent un métier et s'acquittent d'un loyer.

Il est même possible d'y entrer et la visiter, accompagné de guides.

D. B. Cooper

D. B. Cooper (aussi connu sous le nom de Dan Cooper, DB Cooper) est un pseudonyme utilisé par un pirate de l'air qui, le 24 novembre 1971, après avoir reçu une rançon de 200 000 USD, sauta en parachute de l'arrière d'un Boeing 727 alors qu'il volait au-dessus de la région du Nord-Ouest Pacifique des États-Unis.
Aucune preuve concluante n'a permis de déterminer l'endroit où se trouve Cooper, et plusieurs théories se disputent l'explication de ce qui s'est passé après son saut. Les seuls indices qui ont été trouvés dans l'affaire sont ambigus :
Le 13 février 1980, 5 800 USD (en coupures de 20 USD) de la rançon furent trouvés par une famille qui pique-niquait à 8 km au nord-ouest de Vancouver (Washington) sur les rives du fleuve Columbia. On a su que les coupures provenaient de la rançon donnée à Cooper, car les numéros de série des billets correspondaient à ceux enregistrés par les autorités, dans le but de le traquer et de l'appréhender dans l'éventualité où il aurait cherché à les dépenser ou les déposer.
Une partie d'un symbole supposé appartenir à l'escalier arrière de l'avion duquel Cooper sauta. La nature de la fuite de Cooper et l'incertitude de ce qui lui est arrivé continuent à intriguer l'opinion publique.
En dépit de 18 jours de recherches de la zone d'atterrissage estimée, aucune trace de l'homme ou de son parachute n'a jamais été trouvée, et on ne sait même pas s'il a survécu à sa fuite. Le FBI questionna puis relâcha un homme du nom de D. B. Cooper, mais qui n'a jamais été considéré comme un suspect significatif. Cependant, à cause d'une mauvaise communication avec les média, les initiales « D. B. » sont restées fermement associées au pirate de l'air et c'est ainsi qu'il est connu au début du XXIe siècle.

Après trois détournements similaires (mais moins réussis) en 1972, le FAA ordonna que tous les Boeing 727 soient munis d'un mécanisme connu sous le nom de Cooper Vane, une cale aérodynamique mécanique qui empêche l'escalier arrière d'être abaissé pendant le vol.

lundi 16 juin 2014

Casse historique

Un des plus gros casses de l'histoire eut lieu en France, en juillet 1944, lorsqu'un commando FFI attaqua un train en gare de Neuvic. 2,28 milliards de francs répartis en 150 sacs furent dérobés sans coups de feu et même contre remise d'un reçu ! L'utilisation d'un cinquième de cette somme restera mystérieuse, mais des enrichissements soudains sont nés à ce moment-là dans les villages alentour.

Afin de rendre ces fonds inopérants, une conversion monétaire fut prônée par Mendès France, mais curieusement rejetée par le parti communiste et une partie de la droite.

lundi 10 mars 2014

Un médecin recherché par Interpol

Un homme recherché par Interpol pour son implication dans le génocide rwandais vient d'être arrêté à Maubeuge où il travaillait dans un hôpital en tout légalité.
Une infirmière à qui l'homme avait mal parlé a simplement tapé son nom sur internet pour se renseigner sur lui.