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jeudi 28 décembre 2017
Les Aventures d'Arthur Gordon Pym
En 1838 paraissent "Les Aventures d'Arthur Gordon Pym" de l'écrivain Edgar Allan Poe. Ce roman parle de 4 naufragés qui, manquant de nourriture, décident de tirer à la courte paille qui sera mangé. Un garçon de cabine nommé Richard Parker, à l'origine de cette idée, perd et est mangé. La réalité rattrapa la fiction des années plus tard : en 1884, les naufragés du "Mignonette", affamés, mangèrent un mousse, du nom de... Richard Parker.
dimanche 18 janvier 2015
Jules André Peugeot
Jules André Peugeot, né le 11 juin
1893 à Étupes dans le Doubs et mort le 2 août 1914 à Joncherey dans le
Territoire de Belfort, est un caporal de l'armée française. Il est le premier
mort militaire français de la Première Guerre mondiale.
Issu d'un milieu modeste, il est en
octobre 1912 instituteur au « Pissoux » sur la commune de Villers-le-Lac. Une
plaque commémorative sur le mur de l'école rappelle sa nomination à sa sortie
de l'école normale deBesançon. Son nom figure sur le monument commémoratif de
tous les morts enseignants à l'IUFM de Besançon.
À partir du 28 juin 1914, date de
l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie,
et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo, le jeu des
alliances a conduit l'Europe au bord de la guerre. Le 1er août, l'Allemagne et
la France décrètent leur mobilisation pour le lendemain.
Depuis le mois d'avril, Jules André
Peugeot, qui effectue son service militaire, est caporal. Au cours de l'été
suivant, il prépare le concours des officiers de réserve. Son régiment faisant
partie des troupes de couverture, il a pour mission de surveiller la frontière
franco-allemande, en cas de tension entre les deux pays.
Commandant une escouade de la 6e
compagnie du 2e bataillon de 44e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier, le
caporal Peugeot fait barrage le 2 août 1914 à un détachement de reconnaissance
allemand de huit hommes du 5e régiment de chasseurs à cheval de Mulhouse, qui
progresse vers Joncherey en venant de Faverois après avoir violé la frontière
française. Le sous-lieutenant Albert Mayer commande ce détachement. Après avoir
sabré sans la tuer la sentinelle française postée en avant de l'escouade, Mayer
tire trois fois en direction de Peugeot. Ce dernier riposte et atteint le
cavalier d'une balle dans le ventre. Mais la deuxième balle allemande a
mortellement blessé le caporal Peugeot. Revenant sur ses pas, il s'affaisse
devant la maison des Docourt et meurt à 10 h 7. Il est le premier mort
militaire français d'une guerre qui ne commença officiellement que le lendemain
3 août, avec la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, et qui devait
coûter la vie à dix millions d'Européens. Atteint d'une seconde balle française
après celle de Peugeot, le sous-lieutenant Mayer est quant à lui, le premier
tué allemand. Les deux jeunes hommes avaient presque le même âge, 21 et 22 ans.
dimanche 11 janvier 2015
GPS pour pompier
Les pompiers
sont équipés d'un détecteur d'immobilité aussi appelé « d'homme mort » à l'intérieur
de leur veste : si un pompier reste sans bouger durant quelques secondes, une
alarme lumineuse et sonore se déclenche jusqu'à ce qu'il bouge à nouveau. Ce
détecteur, combiné à un GPS, permet chaque année de sauver plusieurs dizaines
de pompiers blessés ou bloqués durant une intervention.
Voyage en famille
Le 23 mars
1994, un Airbus de la compagnie russe Aeroflot assurant un vol entre Moscou et
Hong Kong s'écrasa lors de sa phase de croisière. Le pilote avait laissé les
commandes à son fils de 15 ans qui suite à de mauvaises manipulations entraina
le désamorçage du pilote automatique ce qui provoqua un piqué de l'appareil. Il
n'y eut aucun survivant sur les 75 passagers et membres d'équipage.
Feu d'artifice
Il existe
des sociétés américaines qui vous proposent une fois décédé de leur confier vos
cendres. Celles-ci seront alors placées dans des fusées afin de concevoir un
superbe feu d'artifice. Un bon moyen de quitter cette planète en beauté.
vendredi 9 janvier 2015
Erreur fatale
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1983, en pleine
guerre froide, le vol Korean Air Lines 007 assuré par un avion de ligne fut
abattu par un chasseur soviétique. L'avion survolait alors l'île Moneron (en
Russie) et avait été pris pour un avion-espion américain. Il n'aurait jamais dû
passer par là mais les pilotes firent une erreur - fatale - lors de la
programmation du pilote automatique.
Les Soviétiques étaient sur la trace d'un autre avion qui
était lui un vrai avion d'espionnage américain, qui fut confondu avec l'autre
au moment du tir. Il n'y eut aucun survivant sur les 269 passagers et membres d'équipages
à son bord.
lundi 5 janvier 2015
Emile Griffith
Emile Griffith est un boxeur des Îles Vierges américaines.
Il devient champion du monde des poids welters le 1er avril 1961 en stoppant
dans la 13ereprise Benny Paret. Battu aux points lors du combat revanche
organisé le 30 septembre 19613, Griffith remporte la belle le 24 mars 1962 par
arrêt de l'arbitre dans le 12e round. Ce combat est resté tristement célèbre
car Paret, plongé dans le coma suite aux nombreux coups reçus au dernier round,
meurt dix jours plus tard de ses blessures. L'arbitre, Ruby Goldstein, fut
alors critiqué par la presse pour ne pas avoir stoppé le combat plus tôt
(Paret, « KO debout » et adossé aux cordes, avait en effet encaissé près d'une
vingtaine de coups sans réagir), et n'a plus arbitré par la suite. L'acharnement
de Griffith lors de ce combat s'explique par une insulte homophobe(« maricón »)
lancée par Benny Paret peu avant le combat, en allusion à la bisexualité d'Emile
Griffith, que ce dernier cachait à l'époque, mais qui était bien connue dans le
milieu de la boxe. Griffith expliquera plus tard ne s'être jamais remis,
psychologiquement, de ce combat : « Après Paret, je n'ai plus jamais voulu
faire du mal à quelqu'un. J'avais tellement peur de frapper, je retenais tous
mes coups ». En 2005, des journalistes organisent une rencontre entre Griffith
et le fils de Paret, qui lui accorde son pardon.
lundi 29 décembre 2014
George Stephen Morrison
George Stephen Morrison (Rome (Géorgie), 7 janvier 1919 -
Coronado (Californie), 17 novembre 2008) était un amiral et aviateur naval dans
la marine des États-Unis. Morrison était le commandant des forces navales
américaines dans le golfe du Tonkin au cours de l'incident du Golfe du Tonkin d'août
1964, qui a déclenché ce qui est connu comme la guerre du Viêt Nam. Il était le
père de Jim Morrison , le chanteur du groupe de rock The Doors. Sex-symbol
provocant au comportement volontairement excessif, devenu une véritable idole
de la musique rock, mais aussi intellectuel engagé dans le mouvement du protest
song, en particulier contre la guerre du Viêt Nam, attiré par le chamanisme, on
lui attribue une réputation de « poète maudit » que sa mort prématurée, à
Paris, dans des circonstances mal élucidées, transforme en légende, notamment
fondatrice de ce qui est connu sous le nom de Club des 27.
La bombe à chauves-souris
La bombe à chauves-souris est une arme expérimentale de la
Seconde Guerre mondiale développée aux États-Unis. Les bombes étaient
constituées d'un réservoir en forme de bombe et contenant de nombreux
compartiments. Chacun d'eux contenait une chauve-souris de genre tadaride du
Brésil (Tadarida brasiliensis), équipée d'une petite bombe incendiaire reliée à
un système de déclenchement à retardement. Largué à l'aube depuis un
bombardier, le conteneur devait déployer un parachute à mi-chute, puis s'ouvrir
pour libérer les chauves-souris. Celles-ci iraient alors se percher dans les
corniches des toitures et les greniers. Des incendies se déclareraient alors
dans les endroits inaccessibles des maisons majoritairement constituées de
papier et de bois, dans les villes japonaises, cibles désignées de cet
armement.
Les bombes à chauves-souris furent conçues initialement par
un dentiste de Pennsylvanie du nom de Lytle S. Adams, qui se trouvait être un
ami de la First Lady Eleanor Roosevelt, et qui la soumit à laMaison-Blanche en
janvier 1942. Par la suite, elle reçut l'approbation du Président Roosevelt
conseillé par Donald Griffin.
Le Dr Adams avait observé que les infrastructures japonaises
étaient particulièrement vulnérables aux incendies, la plupart des bâtiments
étant constitués de papier, bambou et autres matériaux hautement inflammables.
Il avait été prévu de lâcher des bombes à chauves-souris, chacune munie d'une
petite bombe incendiaire au napalm avec retardateur, au-dessus de villes
présentant des cibles industrielles très disséminées. Les chauves-souris se
disperseraient loin de leur point de libération, puis à l'aube, elle iraient se
cacher dans les bâtiments de la ville entière. Peu après, les mécanismes à
retardement allumeraient les bombes, causant des incendies généralisés,
générateurs de chaos.
Les États-Unis décidèrent de développer les bombes à
chauves-souris durant la Seconde Guerre Mondiale, considérant quatre facteurs
biologiques favorables à ce plan. Tout d'abord, les chauves-souris existent en
grand nombre (quatre grottes au Nouveau-Mexique sont chacune occupées par
plusieurs millions d'individus). Deuxièmement, les chauves-souris peuvent
porter en vol plus que leur propre poids (les femelles emportent leur petit en
vol, et parfois des jumeaux). Troisièmement, les chauves-souris hibernent, et
pendant leur sommeil, elles ne nécessitent ni soin ni alimentation. Enfin,
elles volent dans l'obscurité, et trouvent ensuite des endroits retirés,
souvent dans les bâtiments, pour se cacher durant la journée.
Vers mars 1943, une espèce de chauve-souris convenant au
projet avait été sélectionnée. Le projet avait été considéré comme suffisamment
sérieux pour que Louis Fieser, l'inventeur du napalm militaire, conçoive des
dispositifs incendiaires de 17 et de28 grammes que porteraient les
chauves-souris. On conçut également un réservoir à chauves-souris, similaire à
une enveloppe de bombe, comptant vingt-six plateaux superposés, chacun
contenant des compartiments pour quarante chauves-souris, soit un emport
potentiel de mille-quarante animaux. Les conteneurs seraient largués à 3 000 m
d'altitude. À l'altitude de10 000 pieds (3 000 m), la bombe devait s'ouvrir,
puis les plateaux se sépareraient, mais demeureraient suspendus à unparachute
qui se déploierait à l'altitude de 300 m. Il était prévu que dix bombardiers
B-24 portant chacun une centaine de conteneurs, et partant d'Alaska, pourraient
libérer 1 040 000 chauves-souris porteuses de bombes au-dessus de la cible, à
savoir les villes industrielles de la baie d'Osaka. On mena plusieurs séries d'essais
pour répondre à diverses questions opérationnelles. Lors d'un incident, un
incendie se déclara le 15 mai 1943 sur la base aérienne auxiliaire du champ d'aviation
de l'United States Army Air Forces, à proximité de Carlsbad, Nouveau-Mexique.
Des chauves-souris équipées avaient été libérées par accident. Elles mirent le
feu à la zone d'essai et allèrent se percher sous un réservoir d'essence. À la
suite de ce revers, le projet fut relégué à la Marine américaine en août 1943,
qui le rebaptisa « Projet X-Ray », puis au corps des Marines en décembre.
Celui-ci transféra l'opération à leur champ d'aviation d'El Centro
(Californie). Après plusieurs expériences et ajustements opérationnels, l'essai
définitif fut mené sur le « Village japonais », une réplique en réduction d'une
ville japonaise construite par le Service de la Guerre chimique sur leur site d'essai
des Dugway Proving Grounds, dans l'Utah. Les observateurs en rendirent compte
avec optimisme. Le chef des essais incendiaires de Dugway écrivit : « Un nombre
raisonnable de feux destructifs peut être engagé malgré la taille extrêmement
réduite des unités. L'avantage principal des unités semble être leur placement
à l'intérieur des positions ennemies à l'insu des propriétaires ou des
guetteurs d'incendie, permettant ainsi aux feux de se propager avant leur
découverte. » L'observateur du Comité de recherche de la Défense nationale
(National Defense Research Committee, NDRC) affirmait : « Nous en concluons que
X-Ray est une arme efficace. » Le rapport du chimiste en chef (Chief Chemist)
affirmait que sur la base du poids considéré, X-Ray était plus efficace que les
bombes incendiaires standards utilisées à l'époque. « Autrement dit, les bombes
ordinaires donneraient probablement entre 167 et 400 feux pour chaque bombe
chargée, là où X-Ray donne 3 625 à 4 748 feux. »
D'autres essais étaient prévus pour l'été 1944 mais le
programme fut annulé par l'Amiral de la flotte Ernest J. King lorsqu'il
entendit qu'il ne serait vraisemblablement pas prêt pour le combat avant la
mi-1945. Le budget dépensé sur le projet jusqu'à ce moment a été estimé à 2
millions de dollars. On pensait que le développement des bombes à
chauves-souris avançait trop lentement et était dépassé dans la course vers une
fin rapide de la guerre par le projet de bombe atomique.
Le Dr Adams maintint que ces bombes à chauves-souris
auraient été efficaces sans les effets dévastateurs de la bombe atomique. Il a
dit :
« Imaginez des
milliers d'incendies survenant simultanément dans un disque de 70 km de
diamètre autour de chaque bombe larguée. Le Japon aurait pu être dévasté, mais
avec cependant un faible nombre de vies perdues. »
Le Dr Stanley P. Lovell, directeur de la recherche et du
développement de l'Office of Strategic Services (OSS), évoqua ultérieurement le
projet tristement célèbre d'« invasion par les chauves-souris » comme« Die
Fledermaus Farce ».
samedi 20 décembre 2014
Masabumi Hosono
Masabumi Hosono, né le 8 novembre 1870 et mort le 14 mars
1939 est l'unique passager japonais du Titanic.
Il est envoyé en Russie par le ministère des transports
japonais afin d'étudier leur système ferroviaire. Survivant au naufrage du
Titanic, il monte à bord du canot no 13 vers 1 h 40 avec au moins une dizaine
de passagers masculins. Il fut méprisé toute sa vie par son peuple pour avoir
quitté le navire, ayant trahi l'esprit de sacrifice du samouraï. Après la
sortie du film de James Cameron, son petit fils, leader duYellow Magic
Orchestra se déclara libéré du poids de son grand-père.
Les funérailles de Joseph Staline
Les funérailles de Joseph Staline ont lieu le 9 mars 1953. À
Moscou et dans le monde entier, une immense foule rend hommage au « Père des
peuples » mort le 5 mars 1953.
Ses obsèques, le 9 mars à Moscou, donnent lieu à des scènes
d'hystérie collective qui entraînent la mort de plusieurs centaines de badauds,
piétinés ou étouffés.
On estime à cinq millions le nombre de personnes,
volontaires ou réquisitionnées, présentes dans l'assistance ce jour.
Klement Gottwald, le dirigeant communiste tchécoslovaque,
venu rendre un dernier hommage à son compagnon de lutte, prend froid lors de
ses funérailles et décède neuf jours plus tard.
L'aura de Staline est telle que les autorités font en sorte
de passer sous silence, pendant près d'une semaine, la mort du compositeur
Sergueï Prokofiev dont le décès est survenu le même jour, 50 minutes avant
celle du « Petit père des peuples ».
vendredi 19 décembre 2014
Le velodog
À la fin du XIXe siècle, un armurier eut l'idée d'inventer
un pistolet de petite taille et de petit calibre pour lutter contre le fléau de
l'époque, les chiens errants qui attaquaient régulièrement les cyclistes et
étaient vecteurs de la rage. Baptisée "velodog" et vendue aussi bien
en armurerie que chez les marchands de vélo, cette arme eut un certain succès
notamment chez les facteurs français qui s'en équipaient comme arme de service.
jeudi 11 septembre 2014
Dépressurisation
Dans un avion commercial, il n'y a que 13 minutes d'oxygène
de subsistance dans les masques qui tombent en cas de dépressurisation
de la cabine. C'est le temps nécessaire au pilote de
l'avion pour redescendre à une altitude permettant à nouveau de
respirer l'air extérieur, soit 3000 mètres.
lundi 1 septembre 2014
Titanic
L'épave est
coupée en deux principaux morceaux séparés d'environ 600 mètres l'un de l'autre.
Contrairement à ce que l'on pensait avant sa découverte (une croyance illustrée
par le rapport d'enquête consécutif au naufrage), le navire n'a donc pas coulé
en un seul morceau, mais en deux, après s’être brisé entre la deuxième et la
troisième cheminée. Outre la partie avant et la partie arrière ainsi que cinq
gros morceaux de coque et de superstructures, elle s'est éparpillée en
plusieurs morceaux sur un périmètre d'environ 1 500 mètres par 900. La partie
arrière qui a implosé à la suite du violent impact sur le sol mais aussi à
cause de la longue descente se trouve en plus mauvais état que la proue et est
méconnaissable et difficilement explorable, mais celle-ci ne s'en trouve pas
moins détériorée par les expéditions à répétition. La poupe présente néanmoins
deux intérêts majeurs : les hélices latérales sont visibles, ainsi que les deux
machines alternatives. Sur la partie avant, le toit du gymnase et le nid-de-pie
ont tous deux disparus avec la dégradation progressive de l'épave.
En 25 ans,
l'épave s'est beaucoup détériorée à cause de nombreux facteurs humains et
naturels. Robert Ballard qui avait découvert l'épave en a constaté la
dégradation rapide. Entre 1986 et 2004, sa structure s'est fragilisée et
l'acier a été rongé par une bactérie récemment baptisée Halomonas titanicæ.
Descendu sur le site lors de l'expédition de 1986, Robert Ballard est revenu
sur les lieux lors d'une nouvelle expédition en 2004 dont il a tiré un constat
des plus inquiétants sur l'état de l'épave. La structure de la proue est
devenue instable dans un milieu sous-marin rude et hostile à toute construction
faite de la main de l'homme. Les chercheurs ont estimé que l'épave pouvait
s'effondrer sur elle-même dans les décennies à venir mais personne ne peut
prédire à quel moment. Le milieu naturel n'est pas la seule cause. Les
expéditions nombreuses depuis 1985 ont laissé des traces de pollutions qui ont
favorisé la prolifération des bactéries appelées rusticles.
Le vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya
L Le 12
octobre 1972, un Fairchild FH-227 de la Force aérienne uruguayenne quitta l'aéroport
international de Carrasco à Montevideo en Uruguay pour rejoindre Santiago au
Chili. À son bord se trouvaient principalement des étudiants et des membres de
l'équipe de rugby à XV Old Christians de Montevideo qui devait disputer un
match au Chili. L'avion se posa pour une nuit à Mendoza en Argentine à cause
des conditions climatiques difficiles. Le lendemain, le pilote de l'appareil,
le colonel Julio Ferradas, choisit de traverser la cordillère des Andes au
passage du Planchón, plus au sud. Une fois traversé, l'avion reprendrait cap au
nord pour rejoindre Santiago. Croyant avoir franchi entièrement le passage dans
les nuages, le pilote avertit la tour de contrôle de Santiago qu'il se trouvait
au-dessus de Curicó et amorça sa descente. La navigation à l'estime du pilote
était cependant fausse : la vitesse de l'avion était plus faible à cause du
vent de face et le temps habituel de la traversée fut rallongé. L'avion
descendit trop tôt et percuta un premier pic qui arracha l'aile droite ;
celle-ci fut projetée vers l'arrière et emporta la dérive, ce qui laissa un
trou béant dans l'empennage. L'aile gauche fut à son tour arrachée lors d'une
collision avec un second sommet et le fuselage s'écrasa sur un glacier à 3 600
m d'altitude dans une zone reculée du département de Malargüe à proximité de la
frontière entre le Chili et l'Argentine.
Les
survivants, bloqués dans le froid et la neige, apprirent par un poste de radio
portatif, que les opérations de recherche avaient été abandonnées huit jours
après l'accident car l'avion, de couleur blanche, était jugé indiscernable dans
la neige. Ayant épuisé leurs maigres réserves de nourriture, ils décidèrent de
manger les corps des morts qui avaient été préservés par le froid. Le 29
octobre, une avalanche recouvrit totalement l'avion qui servait d'abri contre
le froid et le vent et fit huit nouvelles victimes. Dès les premiers jours,
certains avaient proposé de partir à la recherche des secours et des
expéditions limitées furent organisées autour de l'appareil mais l'altitude, le
froid, la malnutrition et la cécité des neiges empêchèrent toute entreprise de
grande ampleur. Il fut finalement décidé qu'un petit groupe parte chercher les
secours avec les vêtements les plus chauds et les plus grandes rations de
nourriture. Après plusieurs tentatives infructueuses, Fernando Parrado et
Roberto Canessa parvinrent à franchir la chaîne montagneuse se trouvant à
l'ouest du site de l’écrasement puis à descendre dans la vallée du Rio Azufre.
Dix jours après leur départ, ils rencontrèrent un huaso appelé Sergio Catalán
qui alerta les autorités. Le 22 décembre, deux hélicoptères de l'armée, guidés
par Parrado, rejoignirent le lieu de l'accident mais ne purent secourir que la
moitié des 16 survivants en raison du mauvais temps. Les autres furent
récupérés le lendemain matin et hospitalisés à Santiago afin de les soigner
pour gelures, malnutrition, déshydratation, scorbut et mal aigu des montagnes.
Les secours retournèrent finalement sur place avec un prêtre pour inhumer les
corps à 80 m de l'avion dont les restes furent incendiés.
mardi 22 juillet 2014
Le cimetière de Colleville-sur-Mer
Le
cimetière de Colleville-sur-Mer, où sont enterrés les soldats morts
lors du débarquement de Normandie, abrite en particulier les tombes de
deux des fils de Théodore Roosevelt, 26e président des États-Unis. L'un
d'eux, officier, mourut au front et voulut reposer auprès de ses hommes.
La dépouille du deuxième frère, mort lors de la Première Guerre
mondiale en France, fut transférée à Colleville afin qu'il puisse
reposer auprès de son frère.
Don d'organes
En
Chine, lorsqu'un individu est condamné à mort, il peut se voir prélever
ses organes afin d'en faire "don" aux personnes en attente d'une
greffe. Une estimation fait état qu'en 2009, au moins 65% des greffons
viennent de prisonniers exécutés. Les autorités chinoises ont annoncé
vouloir mettre fin à cette pratique d'ici 2014.
Niccolò Paganini
Niccolò
Paganini est un violoniste, altiste, guitariste et compositeur italien, né à
Gênes le 27 octobre 1782, et mort à Nice le 27 mai 1840. Il est souvent évoqué
comme étant le plus grand violoniste jamais connu. Il fut aussi un compositeur
réputé, ayant inventé de nouvelles façons de jouer du violon. L'ensemble ou
presque des techniques modernes du violon est de son fait (sauts, bariolages,
trémolo, pizzicato de la main gauche, glissando, alternances rapides pizz et
saltato, entre autres), même si parfois il a seulement actualisé ou magnifié
des effets déjà existants (trilles, double-cordes, démanché).
Une version
romancée de la dernière partie de sa vie fut adaptée à l'écran en 1989 par le
comédien allemand Klaus Kinski sous le titre Kinski Paganini.
Le talent de
l'instrumentiste est tel que beaucoup prennent ce dernier pour le diable.
Impliqué en France dans un scandale financier, Paganini se réfugie à Nice où le
comte de Cessole, son élève et ami, met à sa disposition un appartement. C'est
là qu'il meurt, à l'âge de 57 ans. L'évêque de Nice refuse l'inhumation en
terre chrétienne. Le comte de Cessole fait embaumer le corps qui est exposé et
est de nouveau pris pour l'incarnation du diable. Le comte de Cessole fait
enlever par des amis de la haute société niçoise la dépouille qui va connaître
un étonnant périple. Le corps est successivement déposé à Nice dans la cuve à
huile d'une propriété du comte de Cessole, au Lazaret de Villefranche-sur-Mer,
à la pointe Saint-Hospice du Cap Ferrat, au Val Palcevera dans la villa San
Biagio de Paganini d'où elle est chassée, à la demande des voisins, par
l'archevêque de Gênes. Elle est recueillie par l'impératrice Marie-Louise, amie
de Paganini, dans sa villa de Parme. Le pape Pie IX ayant reconnu que Paganini
n'était pas le diable, le corps est enfin inhumé dans le vieux cimetière de
Gênes puis transféré dans un monument au centre du nouveau cimetière qui vient
d'être ouvert. La communauté musicale étant saisie de doute, après un tel
périple, sur l'authenticité du corps, le cercueil est ouvert en 1893, puis en
1940 à l'occasion du centenaire de la mort de l'artiste. Paganini repose
désormais en paix à Gênes.
Paganini est
enterré au cimetière de la Villetta de Parme.
Désinformation
Durant la
seconde guerre mondiale, les Alliés eurent l'idée d'utiliser des cadavres afin
de désinformer l'ennemi. Ainsi en août 1942 juste avant la bataille d'Alam
Halfa les Alliés eurent l'idée eurent l'idée d'employer un cadavre qui portait
sur lui une carte. Le corps fut placé dans une voiture qui avait sauté dans le
champ de mines qui faisait face à la 80th Light Division au sud de Quaret el
Abd. La carte indiquait des champs de mines alliés fantômes et les Allemands
tombèrent dans le piège. Les panzers d'Erwin Rommel furent envoyés dans un
secteur où le sable était non tassé et ces véhicules s'ensablèrent.
Le pont Mapo
Suite
à un taux de suicide très élevé en Corée du Sud, Samsung Life Insurance
a mis en place des rambardes lumineuses sur le pont Mapo, constituées
de 2200 lampes et équipées de capteurs, qui diffusent des messages
réconfortants ainsi que des photos tout au long des 2,2 kilomètres. Des
téléphones sont présents pour joindre un service d'assistance.
L'opération est un succès, car le taux de suicide, élevé sur le pont, a
baissé de près de 80%.
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