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jeudi 28 décembre 2017
Les Aventures d'Arthur Gordon Pym
En 1838 paraissent "Les Aventures d'Arthur Gordon Pym" de l'écrivain Edgar Allan Poe. Ce roman parle de 4 naufragés qui, manquant de nourriture, décident de tirer à la courte paille qui sera mangé. Un garçon de cabine nommé Richard Parker, à l'origine de cette idée, perd et est mangé. La réalité rattrapa la fiction des années plus tard : en 1884, les naufragés du "Mignonette", affamés, mangèrent un mousse, du nom de... Richard Parker.
samedi 11 mars 2017
Les voyages de Gulliver
Dans son livre publié en 1726, Les Voyages de Gulliver, Jonathan Swift décrit deux lunes martiennes et donne des informations sur leur orbite. 151 ans plus tard Phobos et Deimos, les deux lunes de Mars, sont découvertes avec des orbites proches de celles décrites par Swift.
lundi 5 janvier 2015
Lettres interdites
En Turquie, l'utilisation des lettres Q, W et X fut
interdite et passible de prison jusqu'au mois d'octobre 2013 ! Cette
interdiction datait de 1920 lorsque Atatürk changea l'alphabet arabe par
l'alphabet latin. Ces 3 lettres ne faisaient pas partie de l'alphabet turc et
il était donc interdit de les utiliser. L'esprit de la loi fut détourné pour s'en
servir contre les Kurdes, et notamment un leader qui fut emprisonné après avoir
écrit à Erdogan avec ces 3 lettres.
Reduction de peine pour lecture
Au Brésil, une loi permet aux détenus de réduire leur peine
de prison s'ils lisent des livres. Chaque livre lu permet de bénéficier d'une
réduction de 4 jours de prison, dans la limite de 12 livres par an (soit 48
jours de réduction de peine par an) et après avoir écrit une dissertation sur
le livre en question. Un panel juge ensuite si la réduction de peine est
accordée.
Stephen King
Entre 1977 et 1985, Stephen King publia quelques livres sous
le pseudo de Richard Bachman. En effet, l'industrie du livre considérait à l'époque
qu'un écrivain ne devait sortir qu'un livre par an, et cette astuce permit à
King d'en publier davantage. Les ventes furent d'abord un échec, puis connurent
un succès retentissant à partir du jour où King confirma la supercherie,
découverte par un libraire qui reconnut son style.
Rage
Rage est un roman de Stephen King écrit sous le pseudonyme
de Richard Bachman et édité en 1977. Dans ce roman, un lycéen tue son
professeur et prend sa classe en otage, commençant avec les autres élèves une
sorte de psychothérapie de groupe. C'est le premier roman que King a publié
sous le pseudonyme de Bachman, et il a fait arrêter la publication de nouvelles
éditions en 1999 après qu'un exemplaire a été trouvé dans le casier d'un lycéen
ayant tué trois de ses camarades.
lundi 29 décembre 2014
Madame Bovary
Les 4.500 feuillets manuscrits du célèbre roman de Gustave
Flaubert, Madame Bovary, sont en ligne sur internet, grâce à un
minutieux travail de transcription qui a mis a contribution 130 personnes dans
une douzaine de pays.
"Personne dans une vie n'aurait pu mener à bien un tel
chantier en sachant qu'il faut entre trois et dix heures pour déchiffrer un
feuillet de Flaubert", explique Yvan Leclerc, professeur de lettres
modernes à l'Université de Rouen, qui a piloté ce projet avec la Bibliothèque
municipale.
Pour réaliser ce travail de fourmi, à partir d'un code de
transcription défini en 2003, les deux partenaires ont "recruté" via
internet quelque 130 bénévoles âgés de 16 à 76 ans et issus d'une douzaine de
pays (Portugal, Autriche, Belgique, Colombie, Côte d'Ivoire,
Nouvelle-Zélande...).
A l'origine, seuls les professeurs de lettres étaient
invités à participer à cette "aventure humaine" mais très vite les
artisans du projet n'ont pas vu d'inconvénients à élargir l'éventail à tous les
passionnés de Flaubert.
Cette tâche, qui a duré deux ans et demi, se retrouve dans
cette édition électronique (www.bovary.fr) qui associe dans une même interface
les feuillets numérisés et leur transcription.
samedi 20 décembre 2014
Le Mystérieux Livre
Le "Mystérieux Livre" de Roger Williams est un
manuel rempli d'un langage crypté inventé par ce dernier, pasteur et père
fondateur de la ville de Rhode Island au XVIIe siècle. Ce code et a été cracké
par de simples étudiants en 2012.
La petite équipe d'étudiants échoua de nombreuses fois au
premier abord. Puis l'un d'eux appris que Roger Williams était auparavant
scribe dans un tribunal : il devait noter exactement tout ce qui se disait à l'oral.
Pour se faire, les scribes utilisent un alphabet particulier, permettant d'écrire
très rapidement. Les étudiants commencèrent alors à essayer de transcrire le
texte de sa version codée en alphabet de scribe. Ils purent ainsi déchiffrer
tout le livre.
vendredi 19 décembre 2014
Winnie l'ourson
Winnie l'ourson (Winnie the Pooh ou Pooh Bear) est un
personnage de la littérature d'enfance créé le 15 octobre 1926 par Alan
Alexander Milne. Les illustrations des ouvrages sont l'œuvre d'Ernest Howard
Shepard.
Le personnage de Winnie, un ourson en peluche animé, a été
inspiré à l'auteur par son fils qu'il voyait jouer avec ses peluches. De la
même façon que les enfants s'inventent des histoires dont ils sont les seuls à
percevoir les enjeux, Winnie et ses amis vivent des aventures qui peuvent
sembler dérisoires aux adultes. L'univers dans lequel évoluent ces personnages
est gentil et joyeux sans être dénué d'inquiétudes.
Le nom de Winnie a été choisi par l'auteur en référence à
une ourse pensionnaire du zoo de Londres où il avait l'habitude de se rendre
avec son fils. L'animal avait été donné au zoo par le Capitaine Harry
Colebourn, vétérinaire dans l'armée canadienne, lors de la Première Guerre
mondiale. Colebourn avait apprivoisé l'ourse et l'avait baptisée Winnipeg en
souvenir de sa ville natale. Il l'avait acheté à un trappeur dans la ville de
White River en Ontario. Par la suite, ce n'est qu'en 1989, après le décès
officiel de son créateur, que le nom Winnie The Pooh ou Winnie l'ourson est
apparu sur les écrans En octobre 2009, une nouvelle édition des aventures de
Winnie paraît simultanément en Angleterre et aux États-Unis, écrite par David
Benedictus et illustrée par Mark Burgess, avec l'accord des ayants droit, qui
prolongera les aventures de l'ourson et de Jean-Christophe, son jeune
propriétaire.
jeudi 11 septembre 2014
L’Oxford English Dictionary
L'Oxford English Dictionary (OED) est un dictionnaire de
référence pour la langue anglaise.
Le projet prend forme avec une conférence prononcée en 1857
à la British Library par Richard Chenevix Trench, poète, membre de la
Philological Society et doyen de Westminster. Identifiant diverses lacunes des
dictionnaires anglais, Trench s'attaque principalement au fait que les
dictionnaires veuillent dicter l'usage au lieu de simplement l'enregistrer.
Tout au contraire de cette pratique habituelle, un dictionnaire devrait être «
un inventaire du langage » (an inventory of the language) et répertorier tous
les mots qui sont ou ont été en usage dans la langue. La tâche essentielle d'un
dictionnaire serait donc de retracer l'histoire et la trajectoire de chaque mot,
en illustrant par des citations les nuances de sens et d'emploi apparues au fil
du temps. Pour mener à bien une entreprise d'une telle ampleur, Trench propose
un mode de rédaction révolutionnaire et démocratique, qui est de lancer un
appel public à des collaborateurs bénévoles — un procédé qui est aux antipodes
du système élitiste et hiérarchique incarné par l'Académie française.
La rédaction du dictionnaire est d'abord confiée à Herbert
Coleridge, qui meurt deux ans plus tard et auquel succède Frederick Furnivall.
Les rédacteurs demandent à la population anglaise de reporter sur des fiches
toute citation illustrant le sens ou l'emploi d'un mot-cible (entrée), avec la
référence précise. Le premier appel date de 1858. Après une première période
féconde d'une dizaine d'années au cours desquelles 6 millions de fiches furent
reçues, l'enthousiasme se refroidit et le projet est en panne, courant le
risque d'être abandonné.
Un nouveau directeur de rédaction est nommé en 1879, en
accord avec le futur éditeur du dictionnaire, Oxford University Press. James
Murray (1837-1915), un Écossais polyglotte et passionné de lexicographie,
relance le projet, en élargissant la demande de contributions bénévoles aux
États-Unis et aux colonies britanniques. Dans le prospectus de huit pages
décrivant le projet, il établit notamment une liste de 200 auteurs
indispensables dont les œuvres doivent servir de base à son dictionnaire et
donne des instructions très précises sur la façon dont les bénévoles doivent
procéder. Les lecteurs sont notamment invités à ne pas se limiter aux mots
rares.
Le chirurgien américain William Chester Minor
(1837-1920) a été un des contributeurs bénévoles les plus importants : il a
contribué au projet dès qu'il en a pris connaissance en 1880 et a continué
jusqu'en 1901, remplissant des milliers de fiches d'une remarquable qualité.
Certains bénévoles ont envoyé jusqu'à 10 000 fiches par an, mais elles n'avaient
pas la même pertinence et se révélaient donc moins utiles au projet. Pendant
plusieurs années, Murray et Minor communiquent par écrit, et ce n'est que lors
de leur rencontre en 1891 que Murray découvre que l'Américain lui écrit depuis
une cellule psychiatrique où il est emprisonné pour un meurtre qu'il avait
commis alors qu'il était sous l'emprise d'une de ses fréquentes crises de
démence paranoïaque. Ce dernier avait trouvé dans ce travail de lexicographie
un moyen de s'évader mentalement et de se rendre utile au monde, sans toutefois
jamais retrouver sa pleine raison. Sa cellule était tapissée de livres.
Dès 1884, les fiches arrivent de partout au bureau de
Murray, à Oxford, au rythme d'environ 1 000 par jour. Elles sont triées,
vérifiées et classées par divers employés dont font partie ses nombreux enfants.
Elles sont ensuite disposées sur des tables pour être examinées par la petite
équipe de rédacteurs spécialisés, sous la direction de Murray, et intégrées à l'article
sur le mot du moment, le dictionnaire progressant en ordre alphabétique à
raison de quelque 33 mots par jour. Les articles terminés sont envoyés à la
composition au fur et à mesure, de sorte qu'un nouveau fascicule peut être
publié chaque année.
À la mort de Murray, Henry Bradley (1845-1923) qui était
corédacteur de l'ouvrage depuis 1888, prend la direction du projet. William
Craigie (1867-1957), qui travaillait au projet depuis 1897 et en était devenu
troisième corédacteur en 1901, prend la relève jusqu'à la fin du projet, en
1933. Charles Talbut Onions (1873-1965), intégré au projet dès 1895, en devient
corédacteur de 1914 à 1933. C'est sous sa direction que collabore à ce projet
le jeune J. R. R. Tolkien en 1919-1920.
Le dernier fascicule paraît en 1928. Ce dictionnaire compte
alors un total de 15 487 pages reliées en 12 gros volumes, avec 414 825
articles qu'illustrent 1 827 306 citations. Un premier supplément paraît en
1933 et quatre autres sont publiés entre 1972 et 1986. En 1989, l'ensemble est
réédité. L'ouvrage est publié sur CD-ROM en 1992 et devient accessible en
ligne, sur abonnement, à partir de 2000.
Martha Ann Mason
Martha Ann Mason, née le 31 mai 19371 et morte le 4 mai 2009
à Lattimore, est une écrivain américaine.
Atteinte de poliomyélite à onze ans, Mason est placée chez
elle dans un poumon d'acier à la suite d'une paralysie. Elle y est restée pour
le reste de sa vie, parvenant cependant à être diplômée et devenir écrivain.
Un poumon d'acier est un appareil de grande taille
permettant à une personne de respirer en cas d'insuffisance de la ventilation
pulmonaire. Il s'agit d'un appareil de ventilation à pression négative.
Les utilisateurs d'un poumon d'acier reposent dans une
chambre centrale, un tambour d'acier cylindrique. La porte qui permet à la tête
et au cou du patient de rester à l'air libre est ensuite fermée, formant un
compartiment scellé étanche autour du reste de son corps. Des pompes permettent
d'augmenter et de diminuer de façon périodique la pression atmosphérique à
l'intérieur de la chambre. Quand la pression descend en dessous de celle des
poumons, l'air extérieur est aspiré par les voies aériennes supérieures pour
remplir les poumons ; quand elle remonte au-dessus de celle des poumons,
l'inverse se produit et l'air est expulsé des poumons. Le poumon d'acier imite
ainsi l'action physiologique de la ventilation : l'oscillation de la pression
intrathoracique permet l'inspiration et l'expiration de l'air dans les poumons.
Le poumon d'acier est une forme de ventilation non invasive.
lundi 1 septembre 2014
Le point d’ironie
Le point d'ironie (؟)
est un signe de ponctuation qui se place à la fin d'une phrase pour indiquer
que celle-ci doit être prise au second degré.
Le 11 octobre 1841, Marcellin Jobard, propriétaire du
journal Le Courrier belge, utilise dans un de ses articles un signe typographique
de son invention, en forme de pique, qu'il appelle « point d'ironie ». L'année
suivante, dans le second tome de son Rapport sur l'exposition de 1839.
Industrie française, il publie Des lacunes de la typographie, où il propose
plusieurs signes typographiques émotionnels supplémentaires.
Ce signe (Caractère de l'ironie.) a été proposé par le poète
français Alcanter de Brahm (alias Marcel Bernhardt) à la fin du xixe siècle. Il
fut par la suite repris par Hervé Bazin dans son livrePlumons l'oiseau (1966),
où l'auteur propose aussi d'autres nouveaux signes de ponctuation. Il a été
remis à l'honneur par Agnès b. en 1997 dans son périodique d'art Point
d'ironie. Dès 1900, Alphonse Allais « prie le lecteur de poser d'ores et déjà
le point d'ironie si ingénieusement préconisé par notre maître Alcanter de
Brahm ».
Jean Méron présente dans une de ses études3 les différentes
références au point d'ironie. Il recense quatre graphies différentes.
La fondation Collectieve Propaganda van het Nederlandse Boek
(Propagande collective pour le Livre néerlandais), en abrégé CPNB, a présenté
une version moderne du point d'ironie, dans trois polices spécifiques : Cardo
Irony, Century Catalogue Irony et Share Irony.
mardi 22 juillet 2014
Bible vicieuse
On désigne
sous le nom de Bible vicieuse ou Bible perverse (en anglais : Wicked Bible) la
réédition de la Bible du roi Jacques publiée en 1631, à Londres, par Robert
Barker et Martin Lucas, imprimeurs royaux. En anglais, elle est aussi parfois
appelée The Adulterous Bible - La Bible adultère - ou The Sinners' Bible -
Bible des pécheurs. Ce nom vient d'une coquille du compositeur : il avait
oublié le mot not (« (ne) pas ») dans le commandement (Exode, 20, 14) « Thou
shalt not commit adultery » (« Tu ne commettras pas d'adultère »).
L'interdiction de l'adultère devenait ainsi une incitation à le commettre. La
Wicked Bible est souvent présentée comme l'exemple le plus significatif des
erreurs typographiques constatées dans les différentes éditions de la Bible ; d'après
David Daniell, c'est l'erreur qui a causé le plus grand scandale dans
l'histoire de la Bible du roi Jacques, et on ne peut exclure qu'elle ait été
délibérée.
Environ un
an après la publication fautive, les imprimeurs furent condamnés à 300 livres sterling
d'amende - soit environ un an de revenus - et privés de leur licence par la
Chambre étoilée. Pour John Sandys-Wunsch, la sanction imposée aux imprimeurs
est révélatrice du statut de texte sacré protégé par la loi qu'avait la Bible
au début du xviie siècle.
L'archevêque
de Cantorbéry déclara après la découverte de cette erreur qu'« il [avait connu]
une époque où le plus grand soin était apporté à l'impression, en particulier à
celle des Bibles, où les bons ouvriers compositeurs et les meilleurs correcteurs
étaient des hommes sérieux et instruits, et en tout, parmi les meilleurs, mais
[qu']aujourd'hui le papier était de piètre qualité, les ouvriers compositeurs,
des adolescents, et les correcteurs, des ignorants ».
Les
autorités ordonnèrent la destruction des 1 000 copies de l'édition fautive et
le rappel des exemplaires vendus. Il n'en subsiste aujourd'hui que très peu
d'exemplaires, très recherchés par les collectionneurs. Au moins onze sont
connus, dont un à la New York Public Library, un autre à la bibliothèque de
l'université de Cambridge et un au Dunham Bible Museum de l'université baptiste
de Houston.
jeudi 10 juillet 2014
Boris Vian
Boris
Vian assista le 23 juin 1959 à la première du film "J'irai cracher sur
vos tombes", adapté de son roman. Il désapprouvait fortement l'idée de
cette adaptation et était entré en conflit avec les producteurs du film.
Peu après le début de la projection, il sera victime d'une crise
cardiaque et décèdera quelques minutes plus tard.
lundi 30 juin 2014
Naked Came the Stranger
Mike McGrady,
éditorialiste à Newsday, était persuadé que la culture littéraire populaire
était devenue si pauvre aux États-Unis que même un ouvrage écrit à la va-vite
et sans aucune qualité littéraire se vendrait bien, pour peu qu'il contînt
suffisamment de sexe. Afin de mettre à l'épreuve sa théorie, McGrady recruta
plusieurs collaborateurs au journal (cinq femmes et dix-neuf hommes, soit 24
auteurs en tout) pour qu'ils élaborassent un roman au caractère sexuel
explicite, sans aucune valeur littéraire ou sociale, quelle qu'elle soit. Parmi eux, on
trouvait McGrady, John Cummings, Harvey Aronson, Gene Goltz, Bill McIlwain,
Robert Wiemer, George Vecsey et Robert Greene.
Le groupe rédigea
délibérément une espèce de salmigondis incohérent et médiocre, chaque chapitre
étant de la plume d'un auteur différent. Certains d'entre eux durent être réécrits
car ils étaient de trop bonne qualité. Le livre fut publié sous le nom de plume
de Penelope Ashe, qui fut interprétée par la belle-sœur de McGrady pour les
photographies et les rencontres avec les éditeurs.
Le livre fut un grand
succès, confirmant les attentes cyniques de McGrady. Comme les ventes
continuaient d'augmenter, beaucoup parmi les auteurs se sentirent coupables de
gagner autant d'argent, et ils éventèrent le canular. Ils se confessèrent sur
le plateau du David Frost Show : après avoir été annoncés comme « Penelope Ashe
», ils s'avancèrent en file indienne, tandis que l'orchestre jouait la chanson
A Pretty Girl Is Like a Melody.
Le livre passa
finalement une semaine dans la liste des best-sellers du New York Times, mais à
ce moment-là, son origine était devenue publique. Il est difficile de
déterminer à quel point le succès du livre dépendait de son contenu ou de la
publicité faite autour de son origine.
Par la suite, on
proposa à McGrady et ses collaborateurs d'écrire une suite, ce qu'ils refusèrent.
En
1970, McGrady publia Stranger Than Naked, or How to Write Dirty Books for Fun
and Profit, qui racontait l'histoire du canular.
En 1975, le roman a été
adapté en film pornographique par Radley Metzger.
Divers livres écrits à plusieurs mains ont des
titres faisant référence à Naked Came the Stranger : Naked Came the Manatee
(écrit par plusieurs auteurs de Floride), Atlanta Nights (écrit par plusieurs
auteurs de science-fiction ; son titre de travail était Naked Came the Badfic)
ou Naked Came the Phoenix (écrit par plusieurs femmes).
mercredi 18 juin 2014
Louis Aragon
Fils naturel et adultérin de Louis
Andrieux, ex-préfet de police de la ville de Paris devenu député de
Forcalquier, franc-maçon issu de la haute bourgeoisie protestante, et de
Marguerite Toucas, jeune fille de la moyenne bourgeoisie catholique qui tient
une pension de famille avenue Carnot à Paris, le lieu de naissance de Louis
Aragon est incertain : Paris (sa mère
accouchant place des Invalides comme il le raconte dans Je n'ai jamais appris à
écrire, ou, Les incipit), Neuilly-sur-Seine ou Toulon (lieu où s'est retirée sa
mère enceinte pour « cacher ce malheur, moi »). Il est élevé entouré de femmes.
Le nom « Aragon » a été choisi par Louis Andrieux lors de la déclaration de la
naissance de l'enfant à l'état civil en souvenir d'un poste d'ambassadeur en
Espagne, en Aragon. Afin de préserver l'honneur de la famille maternelle, issue
des Massillon, et celui du préfet, l'enfant est présenté comme étant à la fois
le fils adoptif de sa grand-mère maternelle Claire Toucas, le frère de sa mère
et le filleul de son père. L'œuvre de Louis Aragon portera en filigrane la
secrète blessure de n'avoir pas été reconnu par son père, de trente-trois ans
plus âgé que sa mère. Il évoquera ce qui fut le drame de sa vie, secret partagé
avec sa mère qui lui rendit peut-être la paternité et la transmission d'un nom
difficile à envisager, dans un ensemble de trois poèmes intitulé Domaine Privé.
Il est en deuxième année de médecine
avec André Breton au « Quatrième fiévreux » du Val-de-Grâce, le quartier des
fous, où les deux carabins se sont liés à Philippe Soupault, quand il est
mobilisé, à ce titre, comme brancardier. C'est à cette occasion que Marguerite
Toucas lui révèle le secret de naissance qu'il pressentait. Sur le front, il a
une expérience des chairs blessées, de la guerre, d'une horreur dont on ne
revient jamais tout à fait mais qui réapparaîtra constamment dans son œuvre et
qui est à l'origine de son engagement futur. Il reçoit la Croix de guerre et
reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée, épisode qui inspirera le
célèbre poème Est-ce ainsi que les hommes vivent ? En 1920, la NRF publie
Anicet ou le panorama, roman commencé dans les tranchées.
mardi 17 juin 2014
John Dee
James
Bond n'est pas le premier homme à signer sous le nom de 007. En effet,
bien avant lui, il y eut John Dee, un mathématicien, astronome et
"magicien du XVIe siècle, qui fut conseiller de la reine Élisabeth 1er
et qui signait ses courriers par 007. Ian Fleming s'en serait par la
suite inspiré pour son personnage.
L'abbé Prévost
L'abbé Prévost, auteur du célèbre
roman Manon Lescaut, serait mort durant sa propre autopsie ! Trouvant son corps
inanimé dans un village, on appela un chirurgien qui prononça la mort suite à
une probable crise d'apoplexie. On commença alors une autopsie pour confirmer
le diagnostic, et le scalpel fit revenir l'abbé d'entre les morts, mais pour
peu de temps, car l'incision fut fatale.
Jean Sgard a démontré que le dernier
épisode de cette histoire a été inventé en 1782, presque 20 ans après le décès
survenu le 25 novembre 1763. L'abbé Prévost est mort d'une rupture
d'anévrisme. Il a bien été autopsié mais était déjà définitivement mort.
À Courteuil, un calvaire porte
mention de son décès ; ce décès est attesté par le registre paroissial de
Courteuil dans la vallée de la Nonette.
Armand du Cambout
Armand du Cambout est né le 1er
septembre 1635 à Paris (baptisé le 14 février 1638).
Fils de César du Cambout (1613 †
1641), marquis de Coislin, colonel général des gardes suisses, il suivit
également la carrière des armes : il fut mestre de camp général de la cavalerie
légère de France, lieutenant-général en Basse-Bretagne, et lieutenant-général
des armées du roi.
Armand, marquis de Coislin, obtint
que les baronnies de Pontchâteau et les seigneuries de La Roche-Bernard fussent
unies en sa faveur au marquisat de Coislin, lors de son érection en
duché-pairie au mois de décembre 1663.
Il est élu membre de l'Académie française
en 1652 à l'âge de 16 ans et demi. Il en meurt doyen, et son fauteuil est
occupé successivement par ses deux fils, Pierre et Henri-Charles.
mercredi 28 mai 2014
Alice au Pays des Merveilles
Le livre Alice au Pays des Merveilles a été publié le 4
juillet 1865, trois ans après une promenade en barque sur l'Isis (qui coule à
Oxford) effectuée par les révérends Dodgson (Carroll) et Duckworth en compagnie
de trois jeunes filles:
* Lorina Charlotte
Liddell (âgée de 13 ans, appelée Prima dans le poème d'ouverture).
* Alice Liddell (âgée de 10 ans, appelée Secunda
dans le poème d'ouverture).
* Edith Liddell
(âgée de 8 ans, appelée Tertia dans le poème d'ouverture).
L'excursion commença au pont Folly près d'Oxford et finit
une dizaine de kilomètres plus loin dans le village de Godstow. Durant le
trajet, Dodgson raconta aux sœurs Liddell une histoire qu'il venait d'inventer.
Celle-ci fut suivie plus tard par Alice's Adventures Undergroundet finit par
devenir Alice's Adventures in Wonderland.
En 1998, un exemplaire de la première édition a été vendu
1,5 million de dollars, ce qui est une vente record pour un livre pour enfants.
Seuls vingt-deux exemplaires de la première édition de 1865 auraient survécu.
Dix-sept d'entre eux se trouvent dans des bibliothèques et cinq chez des
particuliers.
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