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jeudi 28 décembre 2017

Les Aventures d'Arthur Gordon Pym

En 1838 paraissent "Les Aventures d'Arthur Gordon Pym" de l'écrivain Edgar Allan Poe. Ce roman parle de 4 naufragés qui, manquant de nourriture, décident de tirer à la courte paille qui sera mangé. Un garçon de cabine nommé Richard Parker, à l'origine de cette idée, perd et est mangé. La réalité rattrapa la fiction des années plus tard : en 1884, les naufragés du "Mignonette", affamés, mangèrent un mousse, du nom de... Richard Parker.

samedi 11 mars 2017

Les voyages de Gulliver

Dans son livre publié en 1726, Les Voyages de Gulliver, Jonathan Swift décrit deux lunes martiennes et donne des informations sur leur orbite. 151 ans plus tard Phobos et Deimos, les deux lunes de Mars, sont découvertes avec des orbites proches de celles décrites par Swift.

lundi 5 janvier 2015

Lettres interdites

En Turquie, l'utilisation des lettres Q, W et X fut interdite et passible de prison jusqu'au mois d'octobre 2013 ! Cette interdiction datait de 1920 lorsque Atatürk changea l'alphabet arabe par l'alphabet latin. Ces 3 lettres ne faisaient pas partie de l'alphabet turc et il était donc interdit de les utiliser. L'esprit de la loi fut détourné pour s'en servir contre les Kurdes, et notamment un leader qui fut emprisonné après avoir écrit à Erdogan avec ces 3 lettres.

Reduction de peine pour lecture

Au Brésil, une loi permet aux détenus de réduire leur peine de prison s'ils lisent des livres. Chaque livre lu permet de bénéficier d'une réduction de 4 jours de prison, dans la limite de 12 livres par an (soit 48 jours de réduction de peine par an) et après avoir écrit une dissertation sur le livre en question. Un panel juge ensuite si la réduction de peine est accordée.

Stephen King

Entre 1977 et 1985, Stephen King publia quelques livres sous le pseudo de Richard Bachman. En effet, l'industrie du livre considérait à l'époque qu'un écrivain ne devait sortir qu'un livre par an, et cette astuce permit à King d'en publier davantage. Les ventes furent d'abord un échec, puis connurent un succès retentissant à partir du jour où King confirma la supercherie, découverte par un libraire qui reconnut son style.

Rage

Rage est un roman de Stephen King écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman et édité en 1977. Dans ce roman, un lycéen tue son professeur et prend sa classe en otage, commençant avec les autres élèves une sorte de psychothérapie de groupe. C'est le premier roman que King a publié sous le pseudonyme de Bachman, et il a fait arrêter la publication de nouvelles éditions en 1999 après qu'un exemplaire a été trouvé dans le casier d'un lycéen ayant tué trois de ses camarades.

lundi 29 décembre 2014

Madame Bovary

Les 4.500 feuillets manuscrits du célèbre roman de Gustave Flaubert, Madame Bovary, sont en ligne sur internet, grâce à un minutieux travail de transcription qui a mis a contribution 130 personnes dans une douzaine de pays.
"Personne dans une vie n'aurait pu mener à bien un tel chantier en sachant qu'il faut entre trois et dix heures pour déchiffrer un feuillet de Flaubert", explique Yvan Leclerc, professeur de lettres modernes à l'Université de Rouen, qui a piloté ce projet avec la Bibliothèque municipale.
Pour réaliser ce travail de fourmi, à partir d'un code de transcription défini en 2003, les deux partenaires ont "recruté" via internet quelque 130 bénévoles âgés de 16 à 76 ans et issus d'une douzaine de pays (Portugal, Autriche, Belgique, Colombie, Côte d'Ivoire, Nouvelle-Zélande...).
A l'origine, seuls les professeurs de lettres étaient invités à participer à cette "aventure humaine" mais très vite les artisans du projet n'ont pas vu d'inconvénients à élargir l'éventail à tous les passionnés de Flaubert.

Cette tâche, qui a duré deux ans et demi, se retrouve dans cette édition électronique (www.bovary.fr) qui associe dans une même interface les feuillets numérisés et leur transcription.

samedi 20 décembre 2014

Le Mystérieux Livre

Le "Mystérieux Livre" de Roger Williams est un manuel rempli d'un langage crypté inventé par ce dernier, pasteur et père fondateur de la ville de Rhode Island au XVIIe siècle. Ce code et a été cracké par de simples étudiants en 2012.

La petite équipe d'étudiants échoua de nombreuses fois au premier abord. Puis l'un d'eux appris que Roger Williams était auparavant scribe dans un tribunal : il devait noter exactement tout ce qui se disait à l'oral. Pour se faire, les scribes utilisent un alphabet particulier, permettant d'écrire très rapidement. Les étudiants commencèrent alors à essayer de transcrire le texte de sa version codée en alphabet de scribe. Ils purent ainsi déchiffrer tout le livre.

vendredi 19 décembre 2014

Winnie l'ourson

Winnie l'ourson (Winnie the Pooh ou Pooh Bear) est un personnage de la littérature d'enfance créé le 15 octobre 1926 par Alan Alexander Milne. Les illustrations des ouvrages sont l'œuvre d'Ernest Howard Shepard.
Le personnage de Winnie, un ourson en peluche animé, a été inspiré à l'auteur par son fils qu'il voyait jouer avec ses peluches. De la même façon que les enfants s'inventent des histoires dont ils sont les seuls à percevoir les enjeux, Winnie et ses amis vivent des aventures qui peuvent sembler dérisoires aux adultes. L'univers dans lequel évoluent ces personnages est gentil et joyeux sans être dénué d'inquiétudes.

Le nom de Winnie a été choisi par l'auteur en référence à une ourse pensionnaire du zoo de Londres où il avait l'habitude de se rendre avec son fils. L'animal avait été donné au zoo par le Capitaine Harry Colebourn, vétérinaire dans l'armée canadienne, lors de la Première Guerre mondiale. Colebourn avait apprivoisé l'ourse et l'avait baptisée Winnipeg en souvenir de sa ville natale. Il l'avait acheté à un trappeur dans la ville de White River en Ontario. Par la suite, ce n'est qu'en 1989, après le décès officiel de son créateur, que le nom Winnie The Pooh ou Winnie l'ourson est apparu sur les écrans En octobre 2009, une nouvelle édition des aventures de Winnie paraît simultanément en Angleterre et aux États-Unis, écrite par David Benedictus et illustrée par Mark Burgess, avec l'accord des ayants droit, qui prolongera les aventures de l'ourson et de Jean-Christophe, son jeune propriétaire.

jeudi 11 septembre 2014

L’Oxford English Dictionary



L'Oxford English Dictionary (OED) est un dictionnaire de référence pour la langue anglaise.
Le projet prend forme avec une conférence prononcée en 1857 à la British Library par Richard Chenevix Trench, poète, membre de la Philological Society et doyen de Westminster. Identifiant diverses lacunes des dictionnaires anglais, Trench s'attaque principalement au fait que les dictionnaires veuillent dicter l'usage au lieu de simplement l'enregistrer. Tout au contraire de cette pratique habituelle, un dictionnaire devrait être « un inventaire du langage » (an inventory of the language) et répertorier tous les mots qui sont ou ont été en usage dans la langue. La tâche essentielle d'un dictionnaire serait donc de retracer l'histoire et la trajectoire de chaque mot, en illustrant par des citations les nuances de sens et d'emploi apparues au fil du temps. Pour mener à bien une entreprise d'une telle ampleur, Trench propose un mode de rédaction révolutionnaire et démocratique, qui est de lancer un appel public à des collaborateurs bénévoles — un procédé qui est aux antipodes du système élitiste et hiérarchique incarné par l'Académie française.
La rédaction du dictionnaire est d'abord confiée à Herbert Coleridge, qui meurt deux ans plus tard et auquel succède Frederick Furnivall. Les rédacteurs demandent à la population anglaise de reporter sur des fiches toute citation illustrant le sens ou l'emploi d'un mot-cible (entrée), avec la référence précise. Le premier appel date de 1858. Après une première période féconde d'une dizaine d'années au cours desquelles 6 millions de fiches furent reçues, l'enthousiasme se refroidit et le projet est en panne, courant le risque d'être abandonné.
Un nouveau directeur de rédaction est nommé en 1879, en accord avec le futur éditeur du dictionnaire, Oxford University Press. James Murray (1837-1915), un Écossais polyglotte et passionné de lexicographie, relance le projet, en élargissant la demande de contributions bénévoles aux États-Unis et aux colonies britanniques. Dans le prospectus de huit pages décrivant le projet, il établit notamment une liste de 200 auteurs indispensables dont les œuvres doivent servir de base à son dictionnaire et donne des instructions très précises sur la façon dont les bénévoles doivent procéder. Les lecteurs sont notamment invités à ne pas se limiter aux mots rares.
Le chirurgien américain William Chester Minor (1837-1920) a été un des contributeurs bénévoles les plus importants : il a contribué au projet dès qu'il en a pris connaissance en 1880 et a continué jusqu'en 1901, remplissant des milliers de fiches d'une remarquable qualité. Certains bénévoles ont envoyé jusqu'à 10 000 fiches par an, mais elles n'avaient pas la même pertinence et se révélaient donc moins utiles au projet. Pendant plusieurs années, Murray et Minor communiquent par écrit, et ce n'est que lors de leur rencontre en 1891 que Murray découvre que l'Américain lui écrit depuis une cellule psychiatrique où il est emprisonné pour un meurtre qu'il avait commis alors qu'il était sous l'emprise d'une de ses fréquentes crises de démence paranoïaque. Ce dernier avait trouvé dans ce travail de lexicographie un moyen de s'évader mentalement et de se rendre utile au monde, sans toutefois jamais retrouver sa pleine raison. Sa cellule était tapissée de livres.
Dès 1884, les fiches arrivent de partout au bureau de Murray, à Oxford, au rythme d'environ 1 000 par jour. Elles sont triées, vérifiées et classées par divers employés dont font partie ses nombreux enfants. Elles sont ensuite disposées sur des tables pour être examinées par la petite équipe de rédacteurs spécialisés, sous la direction de Murray, et intégrées à l'article sur le mot du moment, le dictionnaire progressant en ordre alphabétique à raison de quelque 33 mots par jour. Les articles terminés sont envoyés à la composition au fur et à mesure, de sorte qu'un nouveau fascicule peut être publié chaque année.
À la mort de Murray, Henry Bradley (1845-1923) qui était corédacteur de l'ouvrage depuis 1888, prend la direction du projet. William Craigie (1867-1957), qui travaillait au projet depuis 1897 et en était devenu troisième corédacteur en 1901, prend la relève jusqu'à la fin du projet, en 1933. Charles Talbut Onions (1873-1965), intégré au projet dès 1895, en devient corédacteur de 1914 à 1933. C'est sous sa direction que collabore à ce projet le jeune J. R. R. Tolkien en 1919-1920.
Le dernier fascicule paraît en 1928. Ce dictionnaire compte alors un total de 15 487 pages reliées en 12 gros volumes, avec 414 825 articles qu'illustrent 1 827 306 citations. Un premier supplément paraît en 1933 et quatre autres sont publiés entre 1972 et 1986. En 1989, l'ensemble est réédité. L'ouvrage est publié sur CD-ROM en 1992 et devient accessible en ligne, sur abonnement, à partir de 2000.

Martha Ann Mason



Martha Ann Mason, née le 31 mai 19371 et morte le 4 mai 2009 à Lattimore, est une écrivain américaine.         
Atteinte de poliomyélite à onze ans, Mason est placée chez elle dans un poumon d'acier à la suite d'une paralysie. Elle y est restée pour le reste de sa vie, parvenant cependant à être diplômée et devenir écrivain.
Un poumon d'acier est un appareil de grande taille permettant à une personne de respirer en cas d'insuffisance de la ventilation pulmonaire. Il s'agit d'un appareil de ventilation à pression négative.
Les utilisateurs d'un poumon d'acier reposent dans une chambre centrale, un tambour d'acier cylindrique. La porte qui permet à la tête et au cou du patient de rester à l'air libre est ensuite fermée, formant un compartiment scellé étanche autour du reste de son corps. Des pompes permettent d'augmenter et de diminuer de façon périodique la pression atmosphérique à l'intérieur de la chambre. Quand la pression descend en dessous de celle des poumons, l'air extérieur est aspiré par les voies aériennes supérieures pour remplir les poumons ; quand elle remonte au-dessus de celle des poumons, l'inverse se produit et l'air est expulsé des poumons. Le poumon d'acier imite ainsi l'action physiologique de la ventilation : l'oscillation de la pression intrathoracique permet l'inspiration et l'expiration de l'air dans les poumons. Le poumon d'acier est une forme de ventilation non invasive.

lundi 1 septembre 2014

Le point d’ironie

Le point d'ironie (؟) est un signe de ponctuation qui se place à la fin d'une phrase pour indiquer que celle-ci doit être prise au second degré.           
Le 11 octobre 1841, Marcellin Jobard, propriétaire du journal Le Courrier belge, utilise dans un de ses articles un signe typographique de son invention, en forme de pique, qu'il appelle « point d'ironie ». L'année suivante, dans le second tome de son Rapport sur l'exposition de 1839. Industrie française, il publie Des lacunes de la typographie, où il propose plusieurs signes typographiques émotionnels supplémentaires.
Ce signe (Caractère de l'ironie.) a été proposé par le poète français Alcanter de Brahm (alias Marcel Bernhardt) à la fin du xixe siècle. Il fut par la suite repris par Hervé Bazin dans son livrePlumons l'oiseau (1966), où l'auteur propose aussi d'autres nouveaux signes de ponctuation. Il a été remis à l'honneur par Agnès b. en 1997 dans son périodique d'art Point d'ironie. Dès 1900, Alphonse Allais « prie le lecteur de poser d'ores et déjà le point d'ironie si ingénieusement préconisé par notre maître Alcanter de Brahm ».
Jean Méron présente dans une de ses études3 les différentes références au point d'ironie. Il recense quatre graphies différentes.

La fondation Collectieve Propaganda van het Nederlandse Boek (Propagande collective pour le Livre néerlandais), en abrégé CPNB, a présenté une version moderne du point d'ironie, dans trois polices spécifiques : Cardo Irony, Century Catalogue Irony et Share Irony.

mardi 22 juillet 2014

Bible vicieuse

On désigne sous le nom de Bible vicieuse ou Bible perverse (en anglais : Wicked Bible) la réédition de la Bible du roi Jacques publiée en 1631, à Londres, par Robert Barker et Martin Lucas, imprimeurs royaux. En anglais, elle est aussi parfois appelée The Adulterous Bible - La Bible adultère - ou The Sinners' Bible - Bible des pécheurs. Ce nom vient d'une coquille du compositeur : il avait oublié le mot not (« (ne) pas ») dans le commandement (Exode, 20, 14) « Thou shalt not commit adultery » (« Tu ne commettras pas d'adultère »). L'interdiction de l'adultère devenait ainsi une incitation à le commettre. La Wicked Bible est souvent présentée comme l'exemple le plus significatif des erreurs typographiques constatées dans les différentes éditions de la Bible ; d'après David Daniell, c'est l'erreur qui a causé le plus grand scandale dans l'histoire de la Bible du roi Jacques, et on ne peut exclure qu'elle ait été délibérée.
Environ un an après la publication fautive, les imprimeurs furent condamnés à 300 livres sterling d'amende - soit environ un an de revenus - et privés de leur licence par la Chambre étoilée. Pour John Sandys-Wunsch, la sanction imposée aux imprimeurs est révélatrice du statut de texte sacré protégé par la loi qu'avait la Bible au début du xviie siècle.
L'archevêque de Cantorbéry déclara après la découverte de cette erreur qu'« il [avait connu] une époque où le plus grand soin était apporté à l'impression, en particulier à celle des Bibles, où les bons ouvriers compositeurs et les meilleurs correcteurs étaient des hommes sérieux et instruits, et en tout, parmi les meilleurs, mais [qu']aujourd'hui le papier était de piètre qualité, les ouvriers compositeurs, des adolescents, et les correcteurs, des ignorants ».

Les autorités ordonnèrent la destruction des 1 000 copies de l'édition fautive et le rappel des exemplaires vendus. Il n'en subsiste aujourd'hui que très peu d'exemplaires, très recherchés par les collectionneurs. Au moins onze sont connus, dont un à la New York Public Library, un autre à la bibliothèque de l'université de Cambridge et un au Dunham Bible Museum de l'université baptiste de Houston.

jeudi 10 juillet 2014

Boris Vian

Boris Vian assista le 23 juin 1959 à la première du film "J'irai cracher sur vos tombes", adapté de son roman. Il désapprouvait fortement l'idée de cette adaptation et était entré en conflit avec les producteurs du film. Peu après le début de la projection, il sera victime d'une crise cardiaque et décèdera quelques minutes plus tard.

lundi 30 juin 2014

Naked Came the Stranger

Mike McGrady, éditorialiste à Newsday, était persuadé que la culture littéraire populaire était devenue si pauvre aux États-Unis que même un ouvrage écrit à la va-vite et sans aucune qualité littéraire se vendrait bien, pour peu qu'il contînt suffisamment de sexe. Afin de mettre à l'épreuve sa théorie, McGrady recruta plusieurs collaborateurs au journal (cinq femmes et dix-neuf hommes, soit 24 auteurs en tout) pour qu'ils élaborassent un roman au caractère sexuel explicite, sans aucune valeur littéraire ou sociale, quelle qu'elle soit. Parmi eux, on trouvait McGrady, John Cummings, Harvey Aronson, Gene Goltz, Bill McIlwain, Robert Wiemer, George Vecsey et Robert Greene.
Le groupe rédigea délibérément une espèce de salmigondis incohérent et médiocre, chaque chapitre étant de la plume d'un auteur différent. Certains d'entre eux durent être réécrits car ils étaient de trop bonne qualité. Le livre fut publié sous le nom de plume de Penelope Ashe, qui fut interprétée par la belle-sœur de McGrady pour les photographies et les rencontres avec les éditeurs.
Le livre fut un grand succès, confirmant les attentes cyniques de McGrady. Comme les ventes continuaient d'augmenter, beaucoup parmi les auteurs se sentirent coupables de gagner autant d'argent, et ils éventèrent le canular. Ils se confessèrent sur le plateau du David Frost Show : après avoir été annoncés comme « Penelope Ashe », ils s'avancèrent en file indienne, tandis que l'orchestre jouait la chanson A Pretty Girl Is Like a Melody.
Le livre passa finalement une semaine dans la liste des best-sellers du New York Times, mais à ce moment-là, son origine était devenue publique. Il est difficile de déterminer à quel point le succès du livre dépendait de son contenu ou de la publicité faite autour de son origine.
Par la suite, on proposa à McGrady et ses collaborateurs d'écrire une suite, ce qu'ils refusèrent. En 1970, McGrady publia Stranger Than Naked, or How to Write Dirty Books for Fun and Profit, qui racontait l'histoire du canular.
En 1975, le roman a été adapté en film pornographique par Radley Metzger.
Divers livres écrits à plusieurs mains ont des titres faisant référence à Naked Came the Stranger : Naked Came the Manatee (écrit par plusieurs auteurs de Floride), Atlanta Nights (écrit par plusieurs auteurs de science-fiction ; son titre de travail était Naked Came the Badfic) ou Naked Came the Phoenix (écrit par plusieurs femmes).

mercredi 18 juin 2014

Louis Aragon

Fils naturel et adultérin de Louis Andrieux, ex-préfet de police de la ville de Paris devenu député de Forcalquier, franc-maçon issu de la haute bourgeoisie protestante, et de Marguerite Toucas, jeune fille de la moyenne bourgeoisie catholique qui tient une pension de famille avenue Carnot à Paris, le lieu de naissance de Louis Aragon est incertain  : Paris (sa mère accouchant place des Invalides comme il le raconte dans Je n'ai jamais appris à écrire, ou, Les incipit), Neuilly-sur-Seine ou Toulon (lieu où s'est retirée sa mère enceinte pour « cacher ce malheur, moi »). Il est élevé entouré de femmes. Le nom « Aragon » a été choisi par Louis Andrieux lors de la déclaration de la naissance de l'enfant à l'état civil en souvenir d'un poste d'ambassadeur en Espagne, en Aragon. Afin de préserver l'honneur de la famille maternelle, issue des Massillon, et celui du préfet, l'enfant est présenté comme étant à la fois le fils adoptif de sa grand-mère maternelle Claire Toucas, le frère de sa mère et le filleul de son père. L'œuvre de Louis Aragon portera en filigrane la secrète blessure de n'avoir pas été reconnu par son père, de trente-trois ans plus âgé que sa mère. Il évoquera ce qui fut le drame de sa vie, secret partagé avec sa mère qui lui rendit peut-être la paternité et la transmission d'un nom difficile à envisager, dans un ensemble de trois poèmes intitulé Domaine Privé.

Il est en deuxième année de médecine avec André Breton au « Quatrième fiévreux » du Val-de-Grâce, le quartier des fous, où les deux carabins se sont liés à Philippe Soupault, quand il est mobilisé, à ce titre, comme brancardier. C'est à cette occasion que Marguerite Toucas lui révèle le secret de naissance qu'il pressentait. Sur le front, il a une expérience des chairs blessées, de la guerre, d'une horreur dont on ne revient jamais tout à fait mais qui réapparaîtra constamment dans son œuvre et qui est à l'origine de son engagement futur. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée, épisode qui inspirera le célèbre poème Est-ce ainsi que les hommes vivent ? En 1920, la NRF publie Anicet ou le panorama, roman commencé dans les tranchées.

mardi 17 juin 2014

John Dee

James Bond n'est pas le premier homme à signer sous le nom de 007. En effet, bien avant lui, il y eut John Dee, un mathématicien, astronome et "magicien du XVIe siècle, qui fut conseiller de la reine Élisabeth 1er et qui signait ses courriers par 007. Ian Fleming s'en serait par la suite inspiré pour son personnage.

L'abbé Prévost

L'abbé Prévost, auteur du célèbre roman Manon Lescaut, serait mort durant sa propre autopsie ! Trouvant son corps inanimé dans un village, on appela un chirurgien qui prononça la mort suite à une probable crise d'apoplexie. On commença alors une autopsie pour confirmer le diagnostic, et le scalpel fit revenir l'abbé d'entre les morts, mais pour peu de temps, car l'incision fut fatale.          
Jean Sgard a démontré que le dernier épisode de cette histoire a été inventé en 1782, presque 20 ans après le décès survenu le 25 novembre 1763. L'abbé Prévost est mort d'une rupture d'anévrisme. Il a bien été autopsié mais était déjà définitivement mort.

À Courteuil, un calvaire porte mention de son décès ; ce décès est attesté par le registre paroissial de Courteuil dans la vallée de la Nonette.

Armand du Cambout

Armand du Cambout est né le 1er septembre 1635 à Paris (baptisé le 14 février 1638).
Fils de César du Cambout (1613 † 1641), marquis de Coislin, colonel général des gardes suisses, il suivit également la carrière des armes : il fut mestre de camp général de la cavalerie légère de France, lieutenant-général en Basse-Bretagne, et lieutenant-général des armées du roi.
Armand, marquis de Coislin, obtint que les baronnies de Pontchâteau et les seigneuries de La Roche-Bernard fussent unies en sa faveur au marquisat de Coislin, lors de son érection en duché-pairie au mois de décembre 1663.

Il est élu membre de l'Académie française en 1652 à l'âge de 16 ans et demi. Il en meurt doyen, et son fauteuil est occupé successivement par ses deux fils, Pierre et Henri-Charles.

mercredi 28 mai 2014

Alice au Pays des Merveilles

Le livre Alice au Pays des Merveilles a été publié le 4 juillet 1865, trois ans après une promenade en barque sur l'Isis (qui coule à Oxford) effectuée par les révérends Dodgson (Carroll) et Duckworth en compagnie de trois jeunes filles:
    * Lorina Charlotte Liddell (âgée de 13 ans, appelée Prima dans le poème d'ouverture).
   *  Alice Liddell (âgée de 10 ans, appelée Secunda dans le poème d'ouverture).
    * Edith Liddell (âgée de 8 ans, appelée Tertia dans le poème d'ouverture).
L'excursion commença au pont Folly près d'Oxford et finit une dizaine de kilomètres plus loin dans le village de Godstow. Durant le trajet, Dodgson raconta aux sœurs Liddell une histoire qu'il venait d'inventer. Celle-ci fut suivie plus tard par Alice's Adventures Undergroundet finit par devenir Alice's Adventures in Wonderland.

En 1998, un exemplaire de la première édition a été vendu 1,5 million de dollars, ce qui est une vente record pour un livre pour enfants. Seuls vingt-deux exemplaires de la première édition de 1865 auraient survécu. Dix-sept d'entre eux se trouvent dans des bibliothèques et cinq chez des particuliers.