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dimanche 18 janvier 2015

L’Origine du monde

La commande de L'Origine du monde est attribuée à Khalil-Bey, un diplomate turc, ancien ambassadeur de l'Empire ottoman à Athènes et Saint-Pétersbourgfraîchement installé à Paris. Présenté par Sainte-Beuve à Courbet, il commanda une toile à ce dernier pour sa collection personnelle de tableaux érotiques. Celle-ci comptait entre autres Le Bain turc d'Ingres (1862) et Le Sommeil, un autre tableau de Courbet connu aussi sous le titre suivant, Les Dormeuses.
Khalil-Bey fut ruiné par ses dettes de jeu et, en 1868, lors de la vente de sa collection, l'antiquaire Antoine de la Narde en fit l'acquisition. Edmond de Goncourt le vit ensuite chez ce marchand d'art en 1889. Selon Robert Fernier, le baron François de Hatvany l'acheta à la Galerie Bernheim-Jeune en 1910 pour l'emporter àBudapest où ce collectionneur hongrois le conserva jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le tableau est alors encore caché par une autre peinture de Courbet, Le château de Blonay. Cette dernière sera plus tard détachée du cadre commun, puis acquise par le musée des beaux-arts de Budapest.
Le dernier propriétaire du tableau fut Jacques Lacan. Avec l'actrice Sylvia Bataille, il en fit l'acquisition en 1955 pour l'installer dans sa maison de campagne deGuitrancourt dans les Yvelines. Le cache original ayant disparu, le psychanalyste demanda à André Masson, son beau-frère, de construire un cadre à double fond et de peindre une autre œuvre par-dessus. Celui-ci réalisa une version surréaliste de L'Origine du monde, intitulée Terre érotique, et beaucoup plus suggérée7. Le public new-yorkais eut toutefois l'occasion d'admirer pour la première fois L'Origine du monde en 1988 lors de l'exposition Courbet Reconsidered au Brooklyn Museum. Elle sera aussi exposée en 1992 à l'exposition Masson, à Ornans.
Après la mort de Lacan en 1981, puis de Sylvia Bataille-Lacan en 1993, le ministère de l'Économie et des Finances accepta que les droits de succession de la famille fussent réglés par dation de l'œuvre au musée d'Orsay, en 1995.



mercredi 5 novembre 2014

Claude Monet

En 1908, à l'âge de 65 ans, le peintre Claude Monet, réputé pour son travail sur les couleurs, est diagnostiqué comme atteint de la cataracte, qui cause une perception altérée des couleurs. On peut voir le résultat de ce problème dans les tableaux de cette époque, bien plus vifs et moins détaillés qu'avant (bien qu'il essayait de se repérer par le nom des couleurs sur ses tubes). Il se fit opérer et son style redevint alors proche de celui de ses débuts.

dimanche 20 juillet 2014

Marie Rosalie Bonheur

Marie Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux en Gironde et morte le 25 mai 1899 à Thomery en Seine-et-Marne, est une artiste-peintre et sculptrice française, spécialisée dans les représentations animalières. Comme George Sand et Sarah Bernhardt, Rosa Bonheur est une personnalité des débuts du féminisme.        

Elle fut la première femme officier de la légion d'honneur.

dimanche 13 juillet 2014

La Maja vêtue et La Maja nue

On sait qu'au début, les deux grands tableaux, La Maja vêtue et La Maja nue, étaient la propriété de Manuel Godoy ; le tableau avec la femme habillée était placé sur le tableau avec la femme nue, et c'était un mécanisme qui permettait de découvrir le second. Actuellement, ils se trouvent tous les deux au Musée du Prado depuis 1910. Auparavant, ils étaient conservés à l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando, mais dans une salle réservée, d'accès restreint, où l'on reléguait les nus quelque peu osés.
L'histoire de l'œuvre est en elle-même intéressante par ses péripéties : en 1807, Ferdinand VII la confisqua à Godoy, et, en 1814, l'Inquisition décida de la cacher au public pour « obscénité » et engagea un procès contre Goya, mais le peintre fut acquitté grâce à l'influence du cardinal Don Luis María de Borbón y Vallabriga ; cependant la peinture resta cachée hors de la vue du public presque jusqu'au début du XXe siècle.

Le 15 juin 1930, les postes espagnoles émirent une série de timbres, valant respectivement 1, 4 et 10 pesetas, au motif de la Maja nue ; c'était la première fois qu'une femme nue apparaissait en philatélie, ce qui provoqua un scandale. La même année, le gouvernement des États-Unis interdit et fit retourner à leurs expéditeurs toutes les lettres d'Espagne portant ces timbres.

dimanche 13 avril 2014

L'Angélus de Millet

L'Angélus de Jean-François Millet est un célèbre tableau montrant deux paysans ayant posé leurs outils et en train de prier au milieu d'un champ. Fasciné par l'oeuvre, Salvador Dali prétendait que le couple priait sur le cercueil de leur enfant mort-né. En 1963, une radiographie faite par le Louvre à sa demande révéla sous le panier un caisson noir pouvant être interprété comme un cercueil d'enfant.

samedi 12 avril 2014

La ronde de nuit

La Compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch, dite la Ronde de nuit, est un tableau de Rembrandt qui date de 1642.
Ce tableau est une commande financée par dix-huit membres de la compagnie dont les noms sont inscrits sur l'écusson suspendu à la porte que franchissent les personnages. Rembrandt a reçu 1600 florins pour réaliser cette toile (le salaire annuel d'un ouvrier de l'époque étant de l'ordre de 250 florins). L'écusson a été rajouté après la livraison de la toile, sur demande, on le suppose, des commanditaires, par Rembrandt ou par un de ses élèves. Les travaux préparatoires de l'œuvre semblent dater d'à partir de 1639, pour un travail qui aura duré près de quatre ans. La toile était destinée à décorer la grande salle du premier étage de la Maison des arquebusiers (le siège de la milice) d'Amsterdam, qui, après des travaux faits en 1638, avait des dimensions imposantes (notamment une hauteur sous plafond de quatre mètres). Ce bâtiment, dont le nom en néerlandais est Kloveniersdoelen, est un des monuments historiques de la ville, situé sur la rive de l'Amstel, sur la rue Nieuwe Doelenstraat ; c'est actuellement un hôtel.
Les dimensions originales du tableau étaient de 5 m sur 3,87, elles ont été réduites par un découpage intervenu en 1715, qui fait de la toile actuelle une œuvre encore immense de 4,38 m sur 3,59 m. En effet, cette année-là, le tableau est transféré à l'hôtel de ville (sur le Dam) dont les murs étaient trop petits. Une copie par Gerrit Lundens de la toile complète, réalisée avant le découpage, est exposée à la National Gallery de Londres.
Ce tableau qu'on avait pris l'habitude de considérer comme une scène nocturne s'est révélé être une représentation d'un groupe sortant à la lumière du jour, c'est la saleté et le vieillissement du vernis qui donnaient l'illusion de la nuit, qui pouvait passer pour normale dans l'œuvre de Rembrandt, familier des scènes très obscures. De plus, l'utilisation de bitume comme liant, comme dans Le Radeau de la Méduse, s'assombrit avec le temps. Lors de la restauration du tableau faite en 1947, la peinture est réapparue comme les contemporains de Rembrandt avaient pu l'admirer.

Yves Klein

En 1958, klein est convaincu que l'idee est plus Importante comme oeuvre d'art que l'oeuvre executer est materielle : art conceptuelle
Dans le prolongement de son travail sur l'espace pictural, Klein s'attaque à l'espace tout court, c'est-à-dire à l'espace vide, ce qui précisera sa théorie de l'imprégnation.
Une de ses premières réalisations thématisant le vide est la célèbre l'exposition dite « du vide » en 1958, intitulée Laspécialisation de la sensibilité à l'état matière première en sensibilité picturale stabilisée.
L artiste n'expose alors rien de saisissable ou de visible
L'objet expose est donc pas un objet concret  ni une idée abstraite mais plutôt l imdefinissable.
But de l'expo:
Susciter avec la participation des invites et temois de cette nouvelle étape plus vaste une liberté artistique  universelle
L'expo s'ouvre le 28 avril 1958 a la galerie iris clerc a paris
De quoi il sagit ::
C'est la conquette réel d'un espace inconnu la dissolution du bleu dans un vide spacial c'est comme le dit Klein l autre cote du ciel le bleu étant pour Klein un horizon illimiter de l immateriel:
L'expo:
Le soir du vernissage l obélisque de la place de la concorde de vait être eclerer en bleu  le socle demeurent dans l obscurité et seul l obélisque devait envoyer dans la ville l éclat misthique de la haute antiquité .se na pas ete réaliser car a la dernière minute l autorisation a ete retirer .
Pour cette exposition, Klein imprègne l'espace lui-même de sensibilité artistique par l'intermédiaire du bleu.
En effet, si l'espace intérieur de la galerie, entièrement peint en blanc, est laissé vide,Klein pren soin de vider la galirie de font en comble jusqu au telehone qui est installer a l extérieur en 48 h tt la galerie est repeinte en blenc avec le même lien que pour les monochromes pour avoir l intensité lumineuse et donner de la vie a cette non couleur .
Le bleu dans l expo :
l'extérieur est, de part en part, orné de bleu : la vitrine est peinte en bleu,les fenaitres aussi  ,  l'entré été surplombée d' une immence baldaquin bleu flanquée de deux grand garde républicain en habit de parade qui ete les gardiens du seuil qui devait manifester le rituel de passage dans une autre dimention un rideau bleu accueille les visiteurs, les cartons et les timbres des invitations sont bleus, jusqu'au cocktail offert par l'artiste, teinté de bleu de méthylène qui tintera l urine des visiteurs .
Ainsi, l'espace blanc de la galerie peut être perçu comme contaminé par le bleu.
L expo attir plus de 3000 personne avec de grande personnalité de la sceine artistique .
Les visiteur entre un par un dans l espace ou par petit groupe  dans le silence de l espace vide ,dimention de rituel.
Pour l ensemble la réaction fut exaltente et très positive
Un livre d or pour que les visiteur puissent s exprimer librement et camus dit: avec le bleu les plein pouvoir
2 ouvres furent vendus , 2 œuvre immatériel
c es talors une tendance artistique a parentiere  on ne peu pas rattacher cette expo a d autre tendance  Klein dit:
je suis le peintre de l espace je ne suis pas un peintre abstrait mais au contrere figurative et realist et klein montre ici le travail d un jeune artiste 30 ans sa vision au dessu du temps et de l espace  ou klein le vide est  une etoffe don't sont faites les reves . Cette expo marque l'avenement de l'époque pneumatique  c'est le chemin de l'incarnation de l esprit tel qui se manifeste dans la vie reel et pratique dans laphylo greque le pneuma n est pas seulement l aire mais surtout le souffle  la respiration la substence aerienne qui produit la respiration dans l homme.
De plus ce jour-là on servit des cocktails bleus composés de gin, Cointreau et bleu de méthylène forçant ceux qui en avaient bu à pisser bleu le lendemain.

vendredi 31 janvier 2014

Le radeau de la Méduse

En 1819, un nouveau Salon s'ouvre au Louvre. Géricault veut réaliser une œuvre immense, spectaculaire. Cherchant son inspiration dans les journaux, il y découvre l'« affaire de la Méduse », catastrophe maritime peu glorieuse que la monarchie restaurée avait tenté d'étouffer. Le fait divers que le peintre évoque par sa toile est celui du naufrage d'une frégate, la Méduse, le 2 juillet 1816, au large des côtes du Sénégal. Le moment culminant choisi par Géricault dans cette dérive qui dura treize jours, est celui où une partie des naufragés survivants sur un radeau, voient au loin le navire qui vient les sauver, le brick Argus. Géricault peint cet instant dramatique, où les hommes encore valides se lèvent pour faire signe au navire qui point, à peine visible, à l'horizon.
Le peintre a trouvé son inspiration. Soucieux d'ancrer son œuvre dans la réalité, il prend connaissance du récit de deux survivants: Alexandre Corréard, l'ingénieur géographe de la Méduse, et Henri Savigny, le chirurgien du bord. Il fait construire une maquette grandeur nature du radeau dans son atelier et demande à sept rescapés de la dérive du radeau de venir poser pour lui. Il va jusqu'à exposer dans son atelier des restes humains. Grâce à l'entremise d'un ami médecin à l'hôpital de Beaujon, proche de son atelier, Géricault peut obtenir des bras et pieds amputés, afin de les étudier. De même, il dessine plusieurs fois une tête décapitée, obtenue à Bicêtre, où se trouvait une institution qui était tout à la fois hospice, prison et asile d'aliénés. Selon Charles Clément, son biographe, une puanteur étouffante régnait parfois dans son atelier de la rue du Faubourg-du-Roule. Géricault travaille avec acharnement, pendant une année entière, à une œuvre de cinq mètres sur sept qui est, selon l'expression de Michel Schneider, « une leçon d'architecture autant qu'une leçon d'anatomie ».

dimanche 26 janvier 2014

La Joconde

Une copie de la Joconde de Léonard De Vinci fut peinte dans son atelier par un apprenti en même temps que l'original. Ce tableau était déjà connu des chercheurs, mais sa restauration permit de se rendre compte de la présence de croquis sous la peinture quasiment identiques à ceux de la vraie Joconde, attestant du fait qu'elle fut peinte en même temps que le tableau le plus célèbre du monde.

jeudi 23 janvier 2014

Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique

Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique est une huile sur toile peinte en 1910 par Lolo l'âne dit Joachim-Raphaël Boronali.
Le tableau est une huile sur toile de 81 centimètres de long sur 54 centimètres de large. L'œuvre est peinte sur sa moitié haute de couleurs vives orange, jaune et rouge, sur sa moitié basse d'un bleu qui évoque la mer. Le tableau est bordé d'un cadre doré qui le met en valeur. L'œuvre est signée en bas à droite des lettres orange « J R BORONALI ».
Le 8 mars 1910, Roland Dorgelès emprunte Lolo, l'âne de Frédéric Gérard, dit le père Frédé, tenancier du Lapin Agile, un cabaret de Montmartre. En présence d'un huissier de justice, maître Brionne, Roland Dorgelès fait réaliser un tableau par Lolo l'âne à la queue duquel on a attaché un pinceau. Chaque fois que l'on donne à l'âne une carotte celui-ci remue frénétiquement la queue, appliquant ainsi de la peinture sur la toile.
Dans la salle 22 du Salon des indépendants en 1910, le public, les critiques et la presse découvrent l'œuvre intitulée Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique d'un jeune peintre Italien dont personne n'a jamais entendu parler : Joachim-Raphaël Boronali. Les journalistes rebaptisent le tableau Coucher de soleil sur l'Adriatique. Boronali publie son Manifeste de l'excessivisme dans la revue à la mode Fantasio où il justifie ainsi son nouveau mouvement pictural : « L'excès en tout est une force. Ravageons les musées absurdes, piétinons les routines infâmes ».
Le directeur du journal L'Illustration reçoit la visite de Roland Dorgelès qui déclare que le tableau Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique est un canular. Roland Dorgelès révèle que le peintre est un âne dénommé Lolo, et, pour le prouver, montre une photo où l'on voit des plaisantins masqués en train de trinquer derrière un âne à la queue duquel est fixé un pinceau qui applique des couleurs sur la fameuse toile. Roland Dorgelès fait remarquer au directeur que le nom Boronali est l'anagramme d'Aliboron, l'âne de Buridan lequel, hésitant entre la paille et l'eau, finit par mourir. Roland Dorgelès explique sa motivation pour « montrer au niais, aux incapables et aux vaniteux qui encombrent une grande partie du Salon des indépendants que l'œuvre d'un âne, brossée à grands coups de queue, n'est pas déplacée parmi leurs œuvres ».
Le peintre et sculpteur André Maillos rachète la toile de Boronali 20 francs-or (équivalant à 1200€). Roland Dorgelès reverse cette somme à l'orphelinat des Arts. En 1953, le collectionneur d'art, Paul Bédu rachète le tableau. Depuis Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique est exposé à l'Espace Culturel Paul Bédu de Milly-la-Forêt en Essonne.

samedi 18 janvier 2014

Eþref Armaðan

Eþref Armaðan (né en 1953) est un peintre aveugle d'origine turque. Il est né non-voyant dans un milieu défavorisé et est devenu artiste de façon autodidacte. Malgré sa cécité, il arrive à peindre en utilisant des techniques bien à lui. Une personne voyante repasse les contours d'une photographie, puis il s'aide du relief imprimé dans le papier pour faire son propre tableau, comme d'un modèle en braille.

jeudi 14 novembre 2013

Rubens

En 1625, une alliance matrimoniale est conclue entre la France et l'Angleterre. Le 11 mai Henriette, sœur de Louis XIII, épouse par procuration le nouveau roi d'Angleterre Charles Ier. Le duc de Buckingham, favori du feu roi, est chargé d'escorter la princesse. Selon l'usage, la Cour de France accompagne Henriette jusqu'à la frontière. Anne d'Autriche est du voyage ainsi que la reine-mère (Louis XIII est resté à Paris). C'est au cours de ce voyage que Buckingham fait une cour pressante à Anne. A l'étape d'Amiens, la duchesse de Chevreuse s'arrange pour isoler Anne et Buckingham du reste de la Cour. Ce dernier se montre entreprenant, Anne pousse un cri... La suite royale accourt alors que Buckingham s'éclipse. Rien de fâcheux ne s'est passé. Mais l'incident fait le tour des Cours européennes et touche fatalement l'amour propre de Louis XIII, alors que les relations conjugales du couple sont déjà tendues. Buckingham se voit interdire le sol français. Plus tard La Rochefoucauld inventera dans ses mémoires cette histoire de ferrets offerts au duc, laquelle sera reprise par Alexandre Dumas dans Les Trois Mousquetaires. Peintre officiel de la Cour, Rubens a réalisé, entre autres, une grande série de toiles pour Marie de Médicis. Parmi tous ces tableaux c'est ce portrait d'Anne d'Autriche qui nous intéresse ici. La peintre a placé dans son tableau un buste entouré d'anges, symboles de l'amour (voir cercle noir). Il s'agit du buste du Duc de Buckingham !

mardi 5 novembre 2013

Napoléon franchissant le Grand-Saint-Bernard

Le célèbre tableau "Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard" de David, peint en 1800, représente Bonaparte sur un fougueux cheval blanc. Mais cette image est fausse : c'est sur une simple mule, dont le pied est plus sûr en montagne, que le futur empereur accompagne ses troupes dans la traversée des Alpes, au cours de la deuxième campagne d'Italie. Il franchit le col du Grand-Saint-Bernard, situé à 2 469 mètres d'altitude, accompagné de son guide Dorsaz, le 20 mai 1800. Le peintre français Paul Delaroche s'inspirera de ce tableau pour réaliser "Bonaparte franchissant les Alpes", dont l'exemplaire daté de 1848 est exposé au Louvre et représente bien Bonaparte sur une mule. Cinq exemplaires du tableau ont été peints, avec quelques légères différences.

Sans contrefaçons

Le peintre du XVIIe siècle Claude Lorrain trouva un moyen original pour lutter contre les contrefaçons et contre les peintres qui signaient de son nom leurs oeuvres : il reproduisit tous ses tableaux en croquis dans un album nommé "Liber veritatis" (Livre de la vérité), indiquant également le nom de leur acheteur. Ce livre se trouve actuellement au British muséum de Londres.

lundi 30 septembre 2013

Intérieur d'une cuisine

En 1793, lors de la profanation de la chapelle Sainte-Anne de l'église du Val-de-Grâce, qui renfermait les cœurs embaumés des rois et reines de France, Petit-Radel s'empara de treize urnes reliquaires en vermeil contenant les cœurs de plusieurs souverains ou personnages princiers et les vendit ou les échangea contre des tableaux à des peintres qui recherchaient la substance issue de l'embaumement ou « mummie » – très rare et hors de prix – alors réputée, une fois mêlée à de l'huile, donner un glacis incomparable aux tableaux. L'un des ces cœurs entra ainsi en possession du peintre Martin Drolling qui l'aurait utilisé pour peindre son Intérieur d'une cuisine (Paris, Musée du Louvre). "Un honnête bourgeois de la ville de Paris, Philippe­ Henri Schunk, 26, rue d'Artois, avisa, un jour de février 1819, une affiche annonçant la vente du mobilier et des collections de M. Petit-Radel, architecte, décédé le 7 novembre 1818. Grand amateur de curiosités, Shunk se rendit à la vente dirigée par le commissaire-priseur Petit­-Guénot, qui mit aux enchères, après divers meubles, quelques plaques portant des noms royaux, arrachés pendant la révolution aux urnes fracassées, qui avaient contenu les coeurs embaumés des reines, rois et princesses de France. Shunk se vit adjuger, pour la somme rondelette de 9 francs, le treizième et le quatorzième lot, deux plaques aux noms de Louis XIV et de Louis XIII. Notre collectionneur, très fier de son acquisition, voulut par la suite, en savoir davantage. Son enquête l'amena à faire la connaissance du peintre Saint­-Martin, grand ami de l'architecte Petit-Radel. Saint-Martin, pressé de questions, expliqua à Shunk qu'un jour, à l'époque de la Révolution avec son camarade Martin Drolling, peintre également, il s'était rendu à l'invitation de Petit-Radel pour assister à la destruction des monuments funéraires royaux. Petit-Radel avait, en effet été chargé, en sa qualité d'architecte, de dresser un rapport sur cette opération. Matière première à bon marché A vrai dire, les deux peintres n'étaient pas là en simples curieux. Ils venaient pour affaire. En ce temps-là on utilisait, pour réaliser la couleur sépia, des résidus bitumeux provenant des momies découvertes au Levant. Bien entendu, la "momie" (C'est ainsi que dans les ateliers de peinture on appelait cette couleur de fabrication très spéciale) coûtait fort cher et nos deux peintres, sachant que les coeurs de rois avaient été embaumés dans des conditions analogues à celles des momies égyptiennes, pensaient trouver dans les urnes et à bon compte, de la matière première. Ils avaient vu juste. Petit-Radel remit à son ami Saint-Martin le coeur de Louis XIV en lui disant : "Tiens, prends celui-là, c'est le plus gros". Il a même ajouté le cœur de Louis XIII. Quant à Drolling, qui peignait clair-­obscur à la manière flamande et employait beaucoup de "momies", il se servit largement, emportant sous le bras onze coeurs, dont celui d'Anne d'Autriche... Shunk demanda à Saint-Martin ce qu'il avait fait des précieuses reliques. Le peintre retrouva la moitié du coeur de Louis XIV qu'il avait entamé, mais il lui fut impossible de mettre la main sur celui de Louis XIII. "Je ne l'ai pas touché et il est intact, entouré de bandelettes auxquelles pend une petite médaille. Mais où est-il ? Il y a un tel fouillis ici..." Shunk fit part de sa découverte à l'intendant du roi Louis XVIII et lui remit ce qui restait du cœur du roi-Soleil. Louis XVIII, reconnaissant et sans rancune, offrit à Saint-Martin une tabatière en or. Le peintre, ne voulant pas être en reste, faisait parvenir, un an plus tard à Shunk le coeur de Louis XIII : il l'avait retrouvé dans un coin de son atelier... Il est vraisemblable que nul n'osa conter au souverain ce qu'il était advenu des autres coeurs qui passèrent les uns après les autres, sur la palette de Martin Drolling. En effet, depuis la mort de l'artiste, son chef d'oeuvre :"Intérieur d'une cuisine" avait été acheté pour le compte de Louis XVIII lui-même. Si bien que le roi eut dans sa collection un tableau confectionné avec les coeurs de quelques-uns de ses ancêtres ...

mercredi 15 mai 2013

Naissance des impressionnistes

Claude Monet peint, au Havre, de sa fenêtre d'un hôtel, un tableau (voir illustration ci-dessous) qui, adressé à l'exposition de 1874, l'embarrassa quand on lui demanda un titre pour le catalogue : « Ça ne pouvait vraiment pas passer pour Le Havre ; je répondis : Mettez Impression. » Louis Leroy, critique d'art au Charivari, dans un article acerbe envers le tableau, créa le terme d'« impressionniste » que les peintres du groupe reprirent à leur compte lors de leurs expositions suivantes. L'« impressionnisme » venait de naitre.

jeudi 9 mai 2013

Zeuxis

Zeuxis était un peintre grec du Vème siècle avant J-C, qui, d'après la légende, est mort de rire en faisant le portrait d'une vieille dame.

samedi 24 novembre 2012

Cubisme

Le peintre Henri Matisse avait parlé de « petits cubes » devant un paysage de Braque exposé au Salon d'automne de 1908, en présence du critique d'art Louis Vauxcelles, et celui-ci utilisa le premier, dans un article le mot cubisme.

Les demoiselles d'Avignon

Les demoiselles d'Avignon, célèbre tableau de Picasso considéré comme le point de départ du cubisme, n'a pas été nommé ainsi en référence à la ville française du même nom. Ce tableau cherche en effet à rendre hommage aux filles de joie de Barcelone qui travaillaient dans la rue d'Avinyo.

mercredi 23 mai 2012

Le bleu de Prusse

L'histoire du bleu de Prusse constitue un bel exemple de la façon dont plusieurs découvertes scientifiques arrivent. Au début du XVIIIe siècle, à Berlin, un fabricant de couleurs nommé Diesbach produisait et vendait un très beau rouge. Pour fabriquer ce rouge il utilisait, entre autres ingrédients, de la potasse.
Un jour, Diesbach alla s'approvisionner de potasse chez un chimiste du nom de Dippel. Cet homme peu scrupuleux lui vendit du carbonate de potasse frelaté. De retour à son atelier, Diesbach se servit de cette potasse pour faire précipiter une décoction de cochenille à laquelle il ajoutait du sulfate de fer. Ce jour-là, à sa grande surprise, il n'obtint pas le rouge habituel mais un bleu profond magnifique. Ne comprenant pas ce qui était arrivé, le fabricant de couleurs retourna chez son fournisseur pour obtenir dédommagement.
Dippel, devinant que sa potasse frelatée était responsable de la tournure des événements, comprit tout de suite le potentiel commercial de ce nouveau bleu. Il s'employa à raffiner la recette de Diesbach et en vint à créer un bleu profond et stable qui s'appela d'abord bleu de Berlin avant d'être généralement connu sous le nom de bleu de Prusse.
Jusqu'à la découverte accidentelle du bleu de Prusse, les pigments utilisés pour peindre en bleu étaient soit rares et chers, comme le lapis lazuli, ou peu performants. Cela explique probablement pourquoi le bleu avait été si peu utilisé par les artistes et les teinturiers avant le XVIIIe siècle.