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lundi 29 décembre 2014

Julia Pastrana

Julia Pastrana (1834, au Mexique - 1860, à Moscou) a été connue comme « la femme-singe » ou « la femme la plus laide du monde ».           
Le lieu de naissance de Julia Pastrana n'est pas clairement connu. D'après certains rapports, Theodore Lent aurait trouvé dans une grotte, en compagnie de sa mère, un enfant souffrant d'hypertrichose, et l'aurait acheté à sa mère dans le but de l'exhiber en public. Par la suite, Julia put apprendre à chanter, à danser et à s'exprimer dans trois langues, à l'écrit et à l'oral.
Julia Pastrana, dont la taille était de 1,38 m environ, présentait d'autres particularités, outre sa forte pilosité. Elle avait des oreilles extraordinairement développées, un grand nez, une mâchoire fortement prognathe et, à ce que l'on raconte, deux doubles rangées de dents. Theodore Lent souhaitait l'exhiber en public sur les trois continents en tant que « femme-singe ».
Le fait qu'elle fut mariée n'est pas vérifié. Quoi qu'il en soit, au cours d'une tournée à Moscou, elle donna naissance le 20 mars 1860 à un enfant, atteint, lui aussi, d'hypertrichose, qui mourut peu après la naissance. Julia Pastrana ne lui survécut que de quelques jours.
Lent confia alors les deux cadavres à un certain Sokoloff, professeur de l'université de Moscou qui procéda à leur embaumement. Après s'être s'assuré que le travail avait été bien fait, Lent racheta les corps et continua son métier – présentant le cadavre de Pastrana dans l'un des costumes dans lesquels elle se montrait habituellement, avec l'enfant à côté d'elle placé sur un support comme un perroquet.
On raconte qu'en 1863 Lent trouva en Allemagne une autre femme présentant une certaine ressemblance avec Julia Pastrana, il l'épousa et l'inclut elle aussi dans son spectacle où il prétendait qu'il s'agissait de Zenora Pastrana, la sœur de la morte. Par la suite, Lent tomba dans la folie et fut interné dans un hospice de Russie.
Jusque dans les années 1970, on continua à montrer en public les cadavres embaumés de Julia Pastrana et de son enfant mais le gouvernement norvégien intervint, interdit cette exhibition et confisqua les corps. En 1979, ils tombèrent un moment entre les mains d'un voleur, et, en 2009, ils se trouvent à Oslo où ils servent à la recherche et aux études. Des cas analogues à ce lusus naturae, comme par exemple Tognina Gonsalvus, ont été publiés en Europe depuis le xviie siècle.
Une adaptation cinématographique de la vie de Julia Pastrana a été envisagée, mais elle n'a pas été réalisée.

En février 2013 la dépouille de Julia Pastrana qui est rendue au Mexique par l'université d'Oslo est enterrée dans le Sinaloa.

vendredi 31 octobre 2014

Femme aux oscars



Kathryn Bigelow est devenu la première femme à remporter un Oscar du meilleur réalisateur avec Démineurs

jeudi 11 septembre 2014

Rosalind Franklin



Le prix Nobel de médecine de 1962 a été décerné à Wilkins, Watson et Crick pour leur découverte de la structure à double hélice de l'acide désoxyribonucléique (ADN). Ils s'appuyèrent sur les travaux de Rosalind Franklin, qui avait pris des clichés déterminants permettant de deviner la structure de l'ADN. Ces clichés seront communiqués à son insu aux chercheurs qui s'empresseront de publier la découverte, sans mentionner leur consoeur.      
Les clichés d'ADN obtenus par diffraction des rayons X de Rosalind Franklin sont déterminants dans la découverte de la structure à double hélice de l'ADN par James Dewey Watson et Francis Crick en 1953, publiée dans Nature. Cependant, Watson et Crick ont eu accès aux résultats de recherche de Franklin à son insu. La découverte de la structure de l'ADN permet à Watson, Crick et Wilkins d'obtenir le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1962. Un prix Nobel ne pouvant être attribué à titre posthume, Rosalind Elsie Franklin, décédée quatre ans auparavant, ne fait pas partie des lauréats. Dans leur discours, Crick et Watson ne rendront même pas hommage au travail de Rosalind Franklin. Seul Wilkins prononcera son nom. Dans son discours, il indiqua qu'elle avait apporté « une contribution précieuse à l'analyse aux rayons X ».

lundi 1 septembre 2014

Lydia Litvak

Lydia Litvak (en russe : Лидия Владимировна Литвяк, Lydia Vladimirovna Litvyak) (18 août 1921 — 1er août 1943), également connue sous le nom de Lily Litvak, fut l'une des rares as soviétiques féminin de la Seconde Guerre mondiale et certainement la plus connue avec Iekaterina Boudanova.

Surnommée le Lys Blanc ou la Rose de Stalingrad par la presse soviétique, elle avait à 22 ans accompli 168 missions et comptait 12 victoires personnelles à son actif, chiffre parfois contesté par certains qui ne lui attribuent que de deux à cinq victoires. Elle était surnommée le Lys Blanc à cause de cette fleur peinte sur chaque flanc du fuselage et la Rose de Stalingrad parce qu'à chaque fois qu'elle abattait un avion nazi, elle faisait peindre une rose blanche sur le nez de son chasseur.

dimanche 20 juillet 2014

Marie Rosalie Bonheur

Marie Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux en Gironde et morte le 25 mai 1899 à Thomery en Seine-et-Marne, est une artiste-peintre et sculptrice française, spécialisée dans les représentations animalières. Comme George Sand et Sarah Bernhardt, Rosa Bonheur est une personnalité des débuts du féminisme.        

Elle fut la première femme officier de la légion d'honneur.

mardi 17 juin 2014

Jacqueline Félicie de Almania

Jacqueline Félicie de Almania (en italien Jacobina Felice) exerça la médecine à Paris vers 1322.
Elle était originaire de Florence, en Italie, et faisait partie du petit nombre de praticiennes recensées à cette époque ; en 1292, on comptait à Paris, sur le rôle de la taille, trente « mires » et huit « mirasses ». En 1322, cependant, Jacqueline Félicie fut jugée pour exercice illégal de la médecine. Durant le procès, plusieurs témoins attestèrent qu'elle avait guéri des patients là où divers médecins avaient échoué et abandonné tout espoir de guérison. D'après l'un d'eux, elle était réputée meilleur médecin et chirurgien qu'aucun médecin français de Paris. Elle-même déclara que le but des règlements était d'écarter les ignorants et que, d'ailleurs, les doctoresses étaient indispensables parce que beaucoup de femmes refusaient de dévoiler leurs organes intimes à un homme. Malgré les témoignages en sa faveur, la cour estima évident qu'un homme instruit dans l'art de la médecine était mieux capable de soigner les malades que n'importe quelle femme. Elle interdit à Jacqueline Félicie de pratiquer, sous peine d'amende et d'excommunication en cas de récidive.

Après cette décision et bien que l'exercice de la médecine ne leur ait jamais été formellement retiré, en France les femmes restèrent exclues de son enseignement et de sa pratique jusqu'au XIXe siècle : ce n'est qu'en 1875 qu'une Française, Madeleine Brès, put obtenir un diplôme de docteur en médecine.

mardi 3 juin 2014

Sabiha Gökçen

Sabiha Gökçen (21 mars 1913, Bursa - 22 mars 2001, Ankara) est la première femme turque pilote militaire, mais aussi la première femme au monde à avoir piloté un avion de chasse.
Le 19 décembre 1934, après l'entrée en vigueur en Turquie de la loi sur les noms de famille, Mustafa Kemal Atatürk lui donna le nom de Gökçen. Gök signifie "le ciel" et Gökçen signifie littéralement "appartenir au ciel". Mais elle n'était pas encore aviatrice, elle le deviendra six mois plus tard.
Mustafa Kemal Atatürk qui mit beaucoup d'espoir dans le futur de l'aviation, créa une école d'aviation, Türk Kuþu (l'oiseau turc). Sabiha était à ses côtés lors de l'inauguration de l'école le 5 mai 1935.
Après une parade de planeurs et de parachutistes étrangers, Mustafa Kemal Atatürk lui proposa de devenir parachutiste, ce qu'elle accepta et c'est ainsi qu'il l'inscrit dans cette école en tant que première femme stagiaire. Mais ce qui l'intéressa surtout, fut de pouvoir piloter un avion.

Elle s'initia tout d'abord au vol à voile, et obtint rapidement son permis de pilote. Elle fut ensuite envoyée en Union soviétique avec huit autres personnes pour parfaire sa formation. Au début de l'année 1936, Mustafa Kemal Atatürk lui demanda de rejoindre l'Académie de l'armée de l'air turque pour y suivre une formation au combat. Elle devint ainsi la première femme pilote de chasse au monde, et la première femme turque pilote militaire. Elle vola sur Bréguet 7 et Curtiss Hawk II. Elle apprit à piloter des bombardiers au sein du 1er régiment aérien dans la base d'Eskiþehir.

Madeleine Brès

Madeleine Brès, née le 26 novembre 1842 à Bouillargues et morte le 30 novembre 1921 à Montrouge, est la première française à obtenir le diplôme de docteur en médecine.
Née Gebelin, elle est la fille d'un fabricant de charrettes. C'est en suivant son père, appelé à travailler à l'hôpital de Nîmes, qu'elle découvre sa vocation pour la médecine et cela dès l'âge de huit ans.
Comme il était de coutume à l'époque, elle est mariée très jeune, à quinze ans, et prend ainsi le nom de Brès.
En 1866, elle se présente devant le doyen de la faculté de médecine de Paris, Charles Adolphe Wurtz, et lui demande son autorisation pour s'inscrire en médecine. Ce dernier lui déclare qu'il le fera, mais à condition qu'elle ait son baccalauréat, ce qu'elle obtient trois ans plus tard. Toutes les obtentions de diplôme devaient avoir le consentement du mari, les femmes mariées étant jugées irresponsables par le droit français de l'époque.
Son inscription à la faculté de médecine est tout un symbole et il faut le soutien de l'impératrice Eugénie et du ministre de l'Instruction publique, Victor Duruy, pour qu'elle l'obtienne.
En pleine guerre franco-allemande, tout en étant la veuve et mère de trois enfants, elle officie comme interne à l'hôpital de la Pitié. Le 3 juin 1875, alors âgée de 33 ans, elle obtient son diplôme de docteur en médecine avec la mention très bien, après avoir soutenu sa thèse sur l'allaitement intitulée De la mamelle et de l'allaitement et supervisée par Charles Adolphe Wurtz. Cette thèse s'inscrit dans sa volonté de se spécialiser dans tout ce qui touche la relation entre la mère et son bébé, ainsi que l'hygiène des jeunes enfants. Elle n'est pas la première femme à obtenir le diplôme de médecin en France, l'Anglaise Elizabeth Garrett Anderson l'a devancée de cinq ans, mais elle reste la première Française.
Durant sa carrière, elle officie comme professeur d'hygiène et enseigne notamment aux directrices des écoles maternelles de la ville de Paris. Elle dirige le journal Hygiène de la femme et de l'enfant et elle est l'auteur de plusieurs livres de puériculture. En mission pour le ministre de l'Intérieur, elle part en Suisse étudier l'organisation et le fonctionnement des crèches. Le 28 mai 1893, la première crèche est inaugurée par Théophile Roussel, rue Nollet, dans le quartier des Batignolles.


vendredi 18 avril 2014

Annie Oakley

Annie Oakley a été une des femmes légendaires de l'ouest américain, célèbre pour sa redoutable précision au tir.
Née à la frontière de l'Ohio, Annie est la cinquième d'une famille de sept enfants. Elle commence à chasser dès l'âge de neuf ans pour nourrir ses demi-frères et sa mère devenue veuve (son père meurt en 1866 d'une pneumonie). Elle est très vite reconnue comme une tireuse hors pair.
Dès l'âge de 16 ans, elle part pour Cincinnati afin de participer à un concours de tir avec Frank E. Butler (1850-1926), tireur d'élite renommé qui se produit en spectacle et qui a l'habitude de se mesurer aux tireurs locaux. Après avoir gagné avec un sans-faute (25 sur 25 contre 24 pour Butler), elle l'épouse le 23 août 1876 et devient son assistante pour son spectacle itinérant.
En 1885, elle rejoint avec son mari le Buffalo Bill Wild West Show où elle est surnommée « la petite femme au tir sûr », un surnom qu'elle doit à Sitting Bull (elle mesurait à peine plus d'1,50 m). Son mari s'efface alors devant le talent de sa dame et en devient le manager. Son talent de fine gâchette attire les foules au fur et à mesure de l'accumulation de ses exploits : à 28 mètres de distance, elle touche 4472 des 5000 boules de glace lancées en l'air. À cette même distance, elle coupe une carte à jouer en deux par son côté le plus fin. Un de ses tirs les plus célèbres reste celui qui pouvait enlever les cendres d'une cigarette dans la bouche de son mari. Lors d'une tournée en Europe, elle expérimente d'ailleurs sa précision dans ce domaine avec le kaiser Guillaume II d'Allemagne, mais en tenant à ce qu'il tienne la cigarette dans sa main.
En 1901, elle est blessée gravement dans un accident de train, ce qui nécessite cinq lourdes opérations, mais elle se remet étonnamment bien et reprend sa carrière. Bien qu'elle se déplace moins vers la fin de sa vie, elle ne perd en rien ses capacités au tir : à 62 ans, elle touche encore 100 cibles d'argile d'affilée à près de 15 mètres de distance.

samedi 12 avril 2014

Violet Constance Jessop

Violet Constance Jessop (2 octobre 1887 - 5 mai 1971) est une hôtesse et infirmière britannique. Elle est surtout connue pour avoir survécu aux principaux accidents des trois sister-ships géants de la White Star Line, les navires de la classe Olympic. En effet, elle sert comme hôtesse à bord de l'Olympic quand il heurte le croiseur HMS Hawke le 20 septembre 1911. Elle se trouve également à bord du Titanic lorsqu'il fait naufrage le 15 avril 1912, et sert en tant qu'infirmière volontaire à bord du Britannic lorsqu'il fait naufrage en mer Méditerranée le 21 novembre 1916.

lundi 3 mars 2014

Geneviève Germaine Marie Agnès de Gaulle

Geneviève Germaine Marie Agnès de Gaulle est la première femme élevée à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur.
Elle est la nièce de Charles de Gaulle.
Résistante dès juin 1940, Geneviève de Gaulle multiplie les actions de renseignement et d'information, notamment au sein du réseau Défense de la France. Arrêtée par Pierre Bonny de la bande du 93 de la rue Lauriston, le 20 juillet 1943 et emprisonnée à Fresnes, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück le 2 février 1944. Au camp, elle rencontre et se lie d'amitié avec quatre autres résistantes : Jacqueline Péry d'Alincourt, Suzanne Hiltermann, Anise Postel-Vinay et Germaine Tillon. En octobre 1944, elle est placée en isolement au « bunker » du camp. Cette décision est prise par Himmler afin de la garder en vie et de l'utiliser comme monnaie d'échange. Elle a tiré un livre de cette expérience, La Traversée de la nuit, écrit cinquante ans après sa libération, en avril 1945, livre qui raconte sa vie en camp de concentration et l'entraide entre femmes.
Membre active puis présidente de l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR), elle suit les procès des criminels nazis en Allemagne, puis participe à l'essor du mouvement politique lancé par son oncle, le RPF.
En 1958, elle travaille au cabinet d'André Malraux quand elle rencontre le Père Joseph Wresinski, alors aumônier du bidonville de Noisy-le-Grand. Dans les souffrances des familles qu'elle y découvre, elle revoit celles qu'elle-même et d'autres déportés ont vécues. Alliée au mouvement ATD Quart Monde, puis volontaire permanente, elle en est présidente de 1964 à septembre 2001.
En 1987, elle témoigne sur la barbarie nazie lors du procès de Klaus Barbie.
Nommée en 1988 au Conseil économique et social, elle se bat pendant dix ans pour l'adoption d'une loi d'orientation contre la grande pauvreté. Reportée en 1997 pour cause de dissolution de l'Assemblée nationale, la loi est votée en 1998.

mardi 4 février 2014

Jeanne Chauvin

Jeanne Chauvin, née en 1862 et morte en 1926, est la première femme avocate française à plaider, en 1907.
Fille de notaire, elle est la deuxième femme de France à obtenir une licence de droit en 1890 et la première à soutenir son doctorat en 1892, qu'elle consacre aux professions accessibles aux femmes.
Sarmiza Bilcescu, première doctoresse en droit dans le monde, est la première femme à suivre régulièrement les cours à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Elle soutient sa thèse de doctorat en Droit en 1890, ayant pour titre « De la condition légale de la mère », deux ans avant sa collègue française Jeanne Chauvin.
Le 24 novembre 1897, pourvue de tous les diplômes requis, elle se présente à la Cour d'appel de Paris pour prêter le serment d'avocat. Elle essuie un refus, au motif que la loi n'autorise pas les femmes à exercer la profession d'avocat, exercice viril par excellence. Elle devra attendre trois ans, à la suite de pressions féministes, pour que Raymond Poincaré et René Viviani fassent voter une loi qui fut promulguée le 1er décembre 1900 permettant aux femmes d'accéder pleinement au barreau avec accès à la plaidoirie. C'est ainsi qu'elle peut prêter serment le 7 décembre 1900, la deuxième après Mme Petit, qui a prêté serment le 4 décembre 1900. Jeanne Chauvin fut cependant la première avocate de France à plaider, en 1907.
La loi de décembre 1900 suscite une réaction misogyne importante aussi bien au Palais que dans le public. Certains juristes, comme le juge Paul Magnaud, applaudissent cependant à cette entrée des femmes dans le palais de justice, espérant même qu'elles pourraient bientôt devenir magistrates. Les choses ont bien évolué puisque près de la moitié des effectifs des barreaux est aujourd'hui représentée par des femmes.
Elle sera à l'origine de la loi de 1907 permettant aux femmes de disposer de leur salaire.

Marie-Angélique Duchemin

Marie-Angélique Duchemin, née le 20 janvier 1772 à Dinan et morte le 13 juillet 1859 à Paris, est la première femme à avoir été décorée de la Légion d'honneur.
Née en Bretagne, Marie-Angélique Duchemin est une fille et sœur de soldats engagés dans les armées de la Révolution au sein du 42ème régiment d'infanterie de ligne. À 17 ans, elle se marie à un caporal, André Brûlon. Comme de nombreuses femmes à cette époque, elle suit l'armée en campagne. Son mari et son père meurent tous deux en 1792, elle décide alors de s'engager.
Elle est rapidement promue caporal, caporal fourrier puis sergent-major grâce à son autorité et sa bravoure au combat comme lors du siège de Calvi en août 1794 :
Lors de ce siège, elle est grièvement blessée. En novembre 1797, âgée de 25 ans, ses blessures mal soignées la poussent à déposer une demande d'entrée à l'Hôtel des Invalides où elle n'est acceptée que 7 ans plus tard. Elle est la première femme à être admise à l'hôtel des Invalides, avec le grade de sous-lieutenant.
Elle resta toute sa vie à l'hôtel des invalides, prenant diverses responsabilités comme gérante du magasin d'habillement jusqu'à sa mort le 13 juillet 1859. Très célèbre à l'époque, elle reçoit la visite de nombreuses personnalités politiques et militaires mais refuse systématiquement de voir Napoléon qu'elle accuse d'être le responsable de la mort de son mari.
Le 29 juillet 1804, le maréchal Sérurier sollicite sans succès la Légion d'honneur pour la veuve Brulon. Sous la Restauration, Marie-Angélique reçoit officiellement l'épaulette d'officier.
Le 15 août 1851, Marie-Angélique Brulon est âgée de 79 ans Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la seconde république, lui remet la croix de la Légion d'honneur avec le titre de chevalier. Marie-Angélique est le symbole d'une femme ayant combattu au cours des guerres de la Révolution, un héritage auquel le futur Napoléon III souhaite associer son image.

samedi 1 février 2014

Jacqueline Félicie de Almania

Jacqueline Félicie de Almania (en italien Jacobina Felice) exerça la médecine à Paris vers 1322.
Elle était originaire de Florence, en Italie, et faisait partie du petit nombre de praticiennes recensées à cette époque ; en 1292, on comptait à Paris, sur le rôle de la taille, trente « mires » et huit « mirasses ». En 1322, cependant, Jacqueline Félicie fut jugée pour exercice illégal de la médecine. Durant le procès, plusieurs témoins attestèrent qu'elle avait guéri des patients là où divers médecins avaient échoué et abandonné tout espoir de guérison. D'après l'un d'eux, elle était réputée meilleur médecin et chirurgien qu'aucun médecin français de Paris. Elle-même déclara que le but des règlements était d'écarter les ignorants et que, d'ailleurs, les doctoresses étaient indispensables parce que beaucoup de femmes refusaient de dévoiler leurs organes intimes à un homme. Malgré les témoignages en sa faveur, la cour estima évident qu'un homme instruit dans l'art de la médecine était mieux capable de soigner les malades que n'importe quelle femme. Elle interdit à Jacqueline Félicie de pratiquer, sous peine d'amende et d'excommunication en cas de récidive.
Après cette décision et bien que l'exercice de la médecine ne leur ait jamais été formellement retiré, en France les femmes restèrent exclues de son enseignement et de sa pratique jusqu'au XIXème siècle : ce n'est qu'en 1875 qu'une Française, Madeleine Brès, put obtenir un diplôme de docteur en médecine.

dimanche 26 janvier 2014

Marjorie Gestring

Marjorie Gestring, une athlète américaine est devenue en 1936 la plus jeune médaillée d'or des Jeux olympiques en remportant à l'âge de 13 ans et 268 jours l'épreuve de plongeon sur tremplin. Ce fut sa seule médaille olympique, les jeux de 1940 et 1944 n'ayant pas eu lieu du fait de la Seconde Guerre mondiale.

lundi 18 novembre 2013

Alvarez Lili

L'espagnol Alvarez Lili (1905-1998) était une sportive complète. Excellente joueuse de tennis, elle fut finaliste à Wimbledon en 1926, 1927 et 1928, et remporta le double de Roland Garros en 1929. Mais, elle était également championne d'Espagne de ski, de patinage artistique et de billard, avant de remporter un rallye d'automobile

jeudi 14 novembre 2013

Marie-Madeleine Fourcade

Peu connue du grand public, Marie-Madeleine Fourcade est pourtant un des grands personnages de la Résistance française. En mai 1941, sous le nom de code Poz 55, elle devient le chef d'un des plus grands réseaux de résistance, Alliance, agissant pour le compte de l'Intelligence Service britannique et coordonnant l'action de 3000 agents.

mardi 12 juin 2012

Florence Nightingale

Elle est considérée comme une pionnière du métier d'infirmière.
La contribution la plus célèbre de Nightingale survint lors de la Guerre de Crimée, qui devint son centre d'attention lorsque des rapports commencèrent à atteindre la Grande-Bretagne au sujet des conditions épouvantables des blessés. En 1854, Nightingale et un groupe de 38 infirmières volontaires formées par elle-même et incluant sa tante Mai Smith, furent envoyées en Turquie, en Crimée, de l'autre côté de la mer Noire, où était basé le camp britannique.
Nightingale arriva début novembre 1854 à Istanbul. Les infirmières trouvèrent des soldats blessés négligés par un personnel médical débordé face à l'indifférence des officiers. Les réserves de médicaments étaient limitées, l'hygiène négligée et les infections de masse courantes, la plupart d'entre elles étant fatales. Il n'y avait également aucun équipement pour préparer la nourriture des patients.
Nightingale et ses compatriotes commencèrent par nettoyer complètement l'hôpital et l'équipement, et par réorganiser les soins des patients.
Deux ans plus tard le taux de mortalité était passé de 42% à 2%.
Elle fut la première femme membre de la Statistical Society, la première à recevoir le Merit Order et la reine Victoria lui décerna la Royal Red Cross.
Au cours du XIXème siècle Florence Nightingale prouva que 90 % des patients des hôpitaux de Londres trouvaient la mort contre seulement 60 % pour les malades ne se rendant pas à l'hôpital.