lundi 5 janvier 2015

Emile Griffith

Emile Griffith est un boxeur des Îles Vierges américaines. Il devient champion du monde des poids welters le 1er avril 1961 en stoppant dans la 13ereprise Benny Paret. Battu aux points lors du combat revanche organisé le 30 septembre 19613, Griffith remporte la belle le 24 mars 1962 par arrêt de l'arbitre dans le 12e round. Ce combat est resté tristement célèbre car Paret, plongé dans le coma suite aux nombreux coups reçus au dernier round, meurt dix jours plus tard de ses blessures. L'arbitre, Ruby Goldstein, fut alors critiqué par la presse pour ne pas avoir stoppé le combat plus tôt (Paret, « KO debout » et adossé aux cordes, avait en effet encaissé près d'une vingtaine de coups sans réagir), et n'a plus arbitré par la suite. L'acharnement de Griffith lors de ce combat s'explique par une insulte homophobe(« maricón ») lancée par Benny Paret peu avant le combat, en allusion à la bisexualité d'Emile Griffith, que ce dernier cachait à l'époque, mais qui était bien connue dans le milieu de la boxe. Griffith expliquera plus tard ne s'être jamais remis, psychologiquement, de ce combat : « Après Paret, je n'ai plus jamais voulu faire du mal à quelqu'un. J'avais tellement peur de frapper, je retenais tous mes coups ». En 2005, des journalistes organisent une rencontre entre Griffith et le fils de Paret, qui lui accorde son pardon.

L'arroseur arrosé

L'expression "l'arroseur arrosé" désigne dans le langage courant celui qui est pris à son propre piège. Cette expression vient du titre d'un film de Louis Lumière de 1895. Il met en scène un enfant bouchant le tuyau d'arrosage d'un homme en train d'arroser son jardin. L'homme regarde alors le bout du tuyau puis se fait arroser lorsque l'enfant enlève son pied du tuyau.

Tête de linotte

L'expression "tête de linotte", utilisée pour désigner une personne étourdie ou distraite vient de la linotte, une espèce d'oiseau qui construit souvent son nid avec insouciance et sans se préoccuper de le dissimuler des yeux des prédateurs, entraînant souvent la destruction de la nichée.

Brûler un billet de banque

Contrairement à la croyance populaire, brûler un billet de banque n'est pas illégal. La loi punissant la destruction d'un billet datait de 1810, mais a été abrogée complètement en 1994. Il n'est donc pas illégal de détruire un titre monétaire en le brûlant ou en le laissant dans la machine à laver.

Une jurisprudence de 1974 va également dans ce sens : détruire un billet de banque n'est pas considéré comme la destruction du bien d'autrui, car le billet appartient à son porteur et non à la Banque Centrale qui l'émet.

Torture

Selon une étude britannique publiée à l'occasion du 40éme anniversaire du coup d'état du dictateur chilien Augusto Pinochet, les chansons de l'espagnol Julio Iglesias étaient utilisées comme instrument de torture. Elles étaient infligées à haute dose et à un volume élevé pour détruire psychologiquement les prisonniers et masquer leurs cris.

Panama Lewis

Il commence sa carrière de boxeur professionnel en 1977 à l'âge de 22 ans et remporte ses 6 premiers combats dont 2 par KO. Prometteur, il part habiter à New York et il s'adjoint l'entraîneur renommé Panama Lewis. Mais pour son 7e combat, il est battu en 2 rounds par Bruce Curry, le frère du grand Donald Curry. La suite de sa carrière est assez désastreuse car il encaisse 7 défaites et quelques pauvres victoires. Pourtant, en 1983 il remporte deux victoires significatives qui l'amènent à rencontrer le très prometteur Billy Collins, Jr.. 

Avant le combat contre Collins, Panama Lewis lui enlève le rembourrage de ses gants et lui administre du plâtre sur les mains. C'est comme s'il boxait à poings nus. De ce fait, Luis Resto assène de violents coups à Billy Colins pendant les 10 rounds et est déclaré vainqueur. Après le combat, les séquelles de Collins s'avèrent importantes et nuisibles à sa carrière si prometteuse. En effet, il perd l'usage d'un œil suite à une lésion de la rétine. Billy Collins jr se tue neuf mois plus tard dans un accident de voiture près de chez lui. Pour beaucoup, ce décès est la suite logique du combat. Quant à Resto, la supercherie est découverte par le FBI. Lui et son entraîneur sont arrêtés pour blessures avec armes (poings du boxeur) et en 1986 le conseil international de boxe annule la victoire de Resto et les envoie en conseil disciplinaire. Luis Resto est alors suspendu à vie, ce qui fut la plus lourde suspension de boxe de tous les temps. Quant à Panama Lewis, il en est de même mais cela ne l'empêche pas d'entraîner François Botha.

Rage

Rage est un roman de Stephen King écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman et édité en 1977. Dans ce roman, un lycéen tue son professeur et prend sa classe en otage, commençant avec les autres élèves une sorte de psychothérapie de groupe. C'est le premier roman que King a publié sous le pseudonyme de Bachman, et il a fait arrêter la publication de nouvelles éditions en 1999 après qu'un exemplaire a été trouvé dans le casier d'un lycéen ayant tué trois de ses camarades.

Fantasia

À sa sortie, en 1940, le film Fantasia de Disney comportait un personnage de plus. Coupée au montage en 1969, « Sunflower », une petite centauresse noire, apparaissait comme la servante des autres femmes centaures de couleur blanche. On peut la voir polir leurs sabots ou leur brosser les cheveux. Considérée comme un stéréotype raciste des esclaves noirs, Disney préféra la supprimer pour éviter la polémique.

Une autre fillette centaure à la peau noire faisait à l'origine également partie du film : Otika. Elle était au service de Bacchus.

dimanche 4 janvier 2015

Janusz Korczak

Janusz Korczak (né le 22 juillet 1878, mort le 6 août 1942), de son vrai nom Henryk Goldszmit1, est un médecin-pédiatre et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l'enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour avoir choisi délibérément d'être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s'occupait dans un orphelinat (voir le film d'Andrzej Wajda : Korczak, 1989).

Sir Douglas Bader

Sir Douglas Bader, de son nom complet Douglas Robert Steuart Bader est un aviateur britannique, né le 10 février1910 à St John's Wood et mort le 5 septembre 1982, resté célèbre comme un "as" de la RAF, ayant remporté une trentaine de victoires dont 22 confirmées en seulement 15 mois d'opérations, dans des combats aériens au-dessus de la Manche lors de la Seconde Guerre mondiale.
Peu d'hommes deviennent une légende de leur vivant. Douglas Bader, lui, est devenu la personnification vivante de l'héroïsme de la Royal Air Force "l'as cul-de-jatte".
Bader semble invincible mais, le 9 août 1941, après avoir remporté deux nouvelles victoires aériennes, il percute en vol un troisième Messerschmitt 109 et est obligé de sauter en parachute. Au cours de l'extraction du cockpit, il perd ses prothèses. Il est alors fait prisonnier, et envoyé dans un hôpital près de Saint-Omer, à proximité de l'endroit où se trouve la tombe de son père. De la camaraderie née entre aviateurs et de la sympathie gagnée auprès d'Adolf Galland, Bader profitera pour soumettre une requête à l'ennemi : il souhaite que soit envoyé un message à sa femme, contenant entre autres une demande que lui soit envoyé ses prothèses de rechange. La Wehrmacht enverra le message sur les canaux maritimes internationaux d'urgence, invitant l'Angleterre à trouver un arrangement pour que ses jambes artificielles lui soient parachutées sans heurt. Cependant, les Anglais ne l'entendent pas ainsi, et le message restera sans réponse. Néanmoins, la RAF profitera d'une mission de bombardement pour parachuter, au milieu des bombes, une caisse contenant son appareillage1

Grâce à ses nouvelles prothèses et avec la volonté inflexible qui le caractérise, très vite, il fait la première de ses nombreuses tentatives d'évasion. Envoyé alors de camp en camp et d'évasion en évasion, il se retrouve prisonnier dans la célèbre forteresse de Colditz, où les Allemands, lassés mais admiratifs de cet officier hors du commun, lui confisquent finalement ses prothèses, après qu'il a refusé de promettre de ne plus s'évader.


Au printemps 1945 dès sa libération par la première armée américaine qui vient de prendre Colditz, il se précipite à Paris pour demander un Spitfire et retourner se battre avant la fin de la guerre. Mais la permission lui est refusée, il fait d'ores et déjà partie de l'histoire, et le haut commandement ne veut pas perdre un homme de cette envergure. Il est alors promu Group Captain et prend le commandement de l'école de commandement des chasseurs à Tangmere, puis est nommé commandant du secteur Essex avec le 11e Groupe de North Weald. Le 15 septembre 1945, il mène personnellement le défilé aérien de la victoire, comprenant 300 avions, au-dessus de Londres.