vendredi 29 novembre 2013
Les jeans
L'invention du vêtement lui-même reviendrait à une collaboration entre Levi Strauss et Jacob Davis, tailleur à Reno dans le Nevada. Le premier était en effet à la tête d'un commerce de tissu et vêtements, Levi Strauss & Co, installé sur la côte ouest américaine lors de la ruée vers l'or en 1853. Il fournissait la toile denim dans laquelle Davis taillait des pantalons. Ce dernier eut l'idée, afin de satisfaire les exigences en matière de solidité d'une cliente pour son mari bûcheron, de riveter les poches d'un pantalon de travail. Devant le succès de son pantalon et pour éviter les contrefaçons, en 1872, il propose à Levis Strauss de partager les fruits de la commercialisation de son invention en échange du paiement de la somme nécessaire au dépôt du brevet. Jacob Davis joint à la lettre proposant l'affaire à Levi Strauss deux pantalons de sa fabrication selon ce procédé, dont l'un en denim.
Le brevet est accordé en mai 1873. Jacob Davis supervise cette activité de confection de vêtement de travail au sein de l'entreprise Levi Strauss & Co. Bien qu'une partie de la production soit en d'autres tissus (coutil ou duck canvas), ce sont les modèles en denim de chez Amoskeag, notamment grâce à leur couture en double X, qui assurent une réputation de solidité de la marque dans la dernière décennie du XIXème siècle.
Ce qui garantit le succès de la collaboration Davis-Levi Stauss, c'est, outre le choix du denim et le renforcement par des rivets, le fait d'avoir privilégié le pantalon, et non comme la concurrence, la salopette. À l'origine, le produit est désigné par son fabricant sous le terme Waist overalls par opposition aux Bib overalls, les salopettes, mais par la suite, c'est l'appellation « jeans » qui finira s'imposer. Le mot proviendrait de la contraction de "de Gênes", déformé par la prononciation locale. Le bleu de Gênes (blu di Genova) désignait la teinture correspondant à la couleur originelle des bleus de travail rivetés en denim produits par l'entreprise Levi Strauss & Co. et les autres marques l'imitant. Le terme s'impose dans les années 1920 lorsque la marque californienne Can't Bust'Em lance un modèle dénommé Frico Jeens.
Les jeans de production Levi Strauss & Co. des premiers temps conservent les attributs caractéristiques des vêtements de travail de la marque à destination des bûcherons et chercheurs d'or :
coupe très large ;
poche unique au dos ;
martingale, une demi-ceinture placée à l'arrière resserrant la taille ;
présence de boutons pour les bretelles ;
poche à outil latérale sur certains modèles...
Selon certaines sources, la présence d'une poche à gousset et d'une poche arrière sur un jeans aurait pour origine le fait que Jacob Davis soit d'abord un tailleur, confectionnant notamment des pantalons plus habillés. Il aurait utilisé un tel modèle pour la création de son premier pantalon de travail riveté.
jeudi 28 novembre 2013
Cartons rouges et jaunes
Les fans de foot connaissent-ils l 'histoire du carton jaune et rouge au football ? Il faudra remonter jusqu 'en 1966, pendant la Coupe du monde de football en Angleterre. C 'est le quart de finale entre deux équipes tendus, l 'Argentine et l 'Angleterre. Le joueur Argentin Rattin se fait expulser par l 'arbitre sans carton rouge (avant cela n 'existait pas). Rattin refusant de quitter le terrain fait interrompre le match pendant 7 minutes. Cette situation ennuyeuse ne passa pas inaperçu au yeux d 'un certain supporter anglais du match : Ken Aston, un arbitre. L 'histoire raconte que Ken Aston eu l 'idée de créer le carton jaune et rouge en voiture en passant un feu tricolore à l 'orange. En 1970, 4 ans après lors de la coupe du monde au Mexique, le premier carton jaune de l 'histoire sort de sa poche. L'heureux élu ? Evgeni Zovtchev le n°6 de l 'équipe Soviétique
L'effet Mpemba
L'effet Mpemba établit que de l'eau chaude gèle plus vite que de l'eau froide, sous certaines conditions.
Erasto Mpemba était encore élève du secondaire lorsqu'il observa, durant des cours de cuisine, que son lait chaud, mis au congélateur se transformait plus rapidement en crème glacée que la même préparation déjà froide. Aidé du Dr Denis Osborne, alors professeur de physique à Dar es Salam, ils publièrent les données des expériences menées sur le sujet en 1969.
L'effet aurait été connu de savants de l'Antiquité, tel Aristore, et de scientifiques comme Roger Bacon et René Descartes. Toutefois, aucun d'entre eux ne le décrivit clairement et seuls des rapprochements furent faits.
Les Folies Bergère
En 1918, une nouvelle ère commence pour les Folies Bergère avec Paul Derval, qui va marquer de son empreinte l'histoire de la revue.
Désormais, ses revues proposent aux spectateurs une débauche de costumes, de décors, d'effets de mise en scène pour mettre en valeur sa troupe qui est composée de girls anglaises à la discipline de fer et de « petites femmes nues ». Pour Derval, ces petites femmes nues doivent être la marque de fabrique des Folies. « Ah, ces femmes nues, dira-t-il plus tard, si je m'avisais de les supprimer, je n'aurais plus qu'à fermer la boutique... »
Profondément superstitieux, il décide que tous les titres des revues présentées aux Folies doivent comporter 13 lettres, ainsi que le mot « folie » au singulier ou au pluriel. Dans le contexte des Années 20 et du début des Années Folles, la mise en application de tous ces éléments ouvre à Paul Derval la voie du triomphe.
Hamburger
Hamburger fait référence à la ville de Hamburg, en Allemagne. Il est courant en Allemagne de nommer les spécialités culinaires selon leur ville d'origine. Le Berliner (beignet fourré de confiture) et le Frankfurter (hot-dog), respectivement originaires de Berlin et Francfort-sur-le-Main, en sont deux autres exemples.
Il semblerait que la viande utilisée à l'origine fût du porc rôti (les Allemands en général étant de grands amateurs de charcuterie), et qu'elle eût été ensuite remplacée par du porc haché. La recette a probablement été importée sur le sol américain par les marins allemands au cours du XIXème siècle. En effet la ligne maritime Hamburg-Amerika Linie s'était spécialisée dans le transport d'immigrants d'Allemagne et d'Europe de l'est, et on servait au cours de la traversée un plat nourrissant typiquement hambourgeois de viande hachée, fromage, oignons mélangés, à ces pauvres voyageurs qui avaient parfois connu la famine. C'est en souvenir de ce premier contact avec une vie meilleure que ce type de sandwich fut créé et nommé ainsi
Star Wars
Lors de la sortie du film en 1980, les spectateurs eurent une véritable surprise en découvrant le générique défilant, qui présentait L'Empire contre-attaque comme l'Episode V de la saga. En effet, lors de sa sortie, La Guerre des étoiles ne possédait pas de "numéro" d'épisode (le Star Wars : Episode IV - Un nouvel espoir sera réintroduit en 1981 avec la ressortie du film). Le générique promettait donc de nombreuses autres aventures intergalactiques, mais posa également quelques soucis "juridiques" à George Lucas. Autorisé à se passer de crédits sur La Guerre des étoiles, le cinéaste se fera réprimander par la Writers Guild et la Directors Guild (les syndicats de scénaristes et de réalisateurs) pour avoir fait de même sur L'Empire contre-attaque (leurs réglements obligent à créditer les équipes en ouverture de long métrage). George Lucas paya une amende de 250 000 dollars et quitta les deux syndicats.
Treves olympiques
Dès que l'on parle du sport antique, c'est forcément pour dire qu'il était innocent, gratuit, pur et honnête. Dans le meilleur des cas, on admettra qu'il a pu être perverti et corrompu par la Rome des gladiateurs. Et pourtant, «il serait naïf de croire que l'idéal grec fut atteint en permanence dans l'Antiquité», démythifie l'historienne du sport grec Violaine Vanoyeke*.
En tête de cette liste des poncifs éculés, on trouve bien sûr la célèbre formule attribuée (abusivement) au baron de Coubertin, selon laquelle «l'important est de participer». Un concept totalement inconnu des Grecs anciens, pour qui l'important était de gagner. «La notion de record n'existait pas, mais seule la victoire était jolie», corrige Pierre Ducrey, professeur d'histoire ancienne à l'Université de Lausanne.
Les hommes qui s'alignaient à Olympie ne s'appelaient pas des athlètes pour rien. Tiré de la racine athlos, signifiant la lutte, le combat. Des affrontements parfois mortels, comme le montre cette épitaphe retrouvée à Olympie sur la tombe de cet homme qui, «A l'âge de 35 ans, tomba ici en boxant dans le stade, après avoir demandé à Zeus de lui accorder la victoire sinon la mort.»
Entrés en lice pour gagner à tout prix, les Anciens recouraient aux mêmes ficelles que celles utilisées dans le sport actuel. La corruption des juges, l'arbitrage favorable à un athlète local et l'achat de l'adversaire sont attestés. Comme les coups bas. Le rhétoricien Lucien de Samosate (IIe siècle) nous parle ainsi de ce mauvais perdant qui, «désespérant d'obtenir le prix par sa rapidité, a recours à des manoeuvres déloyales. Il ne songe qu'à arrêter, gêner ou faire tomber son rival».
Les nationalisations facilitées pour les athlètes d'origine «étrangère» ne datent pas non plus de la fin du XXe siècle. Elles étaient monnaie courante dans la Grèce antique, comme nous l'apprend Astylos, vainqueur de deux épreuves en 488 av. J.-C. sous les couleurs de Crotone avant de se présenter aux jeux suivants comme citoyen de Syracuse. Ou le Crétois Sotadès, qui remporte une épreuve de course en 384 av. J.-C. et qui revient quatre ans plus tard sous les couleurs d'Ephèse. Une trahison qui lui vaut d'être exilé de Crète.
Antique publicité Ces deux anecdotes montrent encore que le sport fait déjà l'objet de récupérations politiques. «Les meilleurs exemples de ce phénomène nous viennent notamment des tyrans de Sicile, qui dirigeaient de riches cités comme Syracuse et Géla, ajoute Pierre Ducrey. Ils faisaient rappeler les victoires de leurs athlètes par des artistes. Le plus célèbre exemple de cette publicité est le fameux aurige en bronze, vestige d'un attelage complet qui avait été exposé à Delphes.»
Faut-il ajouter que l'humanité n'a pas eu à attendre Guy Drut pour voir des carrières politiques s'appuyer sur des exploits sportifs? Alcibiade, notamment, avait réussi un coup similaire, quand ce richissime homme d'Etat athénien sponsorise des équipages de chars qui terminent aux première, deuxième et quatrième places des Jeux. Ce qui lui a permis de gagner une élection à Athènes et de plastronner durant la campagne électorale: «Si les Grecs ont exagéré la puissance d'Athènes, c'est qu'ils ont été éblouis par le faste de ma participation aux fêtes d'Olympie. Eux qui pensaient voir cette puissance abattue par la guerre m'ont vu mettre en ligne sept chars. Personne n'en avait jamais fait autant.»
Les Grecs pouvaient donc tricher, corrompre et se montrer vénaux, mais ils n'étaient certainement pas dopés. C'est à voir. Car, si l'EPO et les hormones de croissance n'existaient pas à l'époque, les athlètes recourraient à d'autres produits susceptibles d'améliorer leurs performances. «Milon de Crotone avait adopté un régime à base de viande. Astylos de Crotone, vainqueur d'une épreuve de course, prônait une alimentation allégée. Des entraîneurs célèbres comme Icco de Tarente (IVe siècle av. J.-C.) prescrivaient des traite- ments scientifiques et médicaux pour les athlètes», rapporte Violaine Vanoyeke.
Notons encore que les managers avaient fait leur apparition et étaient aussi mal vus à Olympie qu'ils le sont aujourd'hui, rapporte l'écrivain Philostrate, leur reprochant vers l'an 200 de s'être «fait entraîneurs par esprit de lucre».
On sait enfin que les voleurs et les parieurs oeuvraient aux abords des stades, où «s'installait encore une foule de petits commerçants vendant souvenirs et boissons ou de prostituées», ajoute Violaine Vanoyeke. Et pourtant, son idéal antique perdure. Sans doute à cause de cette habitude tenace qui consiste à croire en permanence que tout était mieux avant
Pepsi
En 1893, Caleb Bradham conçoit dans sa pharmacie en Caroline du Nord un cola pour lutter contre la dyspepsie (douleur d'estomac) qui finira par donner son nom à la marque. Pourtant, dans un premier temps, cette boisson à base de caramel, de sucre, d'extraits aromatiques et d'eau gazéifiée est baptisée Brad's drink.
En 1898, Caleb Bradham la renomme Pepsi-Cola. Face à la popularité grandissante du produit, en 1902, il dépose la marque à l'Office des brevets de Washington et fonde la première compagnie Pepsi-Cola.
Eve est la première femme selon la Bible
L'histoire de Lilith est présente dans les écrits religieux depuis plus de 4 000 ans. Le livre de la Genèse propose deux récits contradictoires de la création de la femme :
Dans le premier, l'homme et la femme sont créés sous l'appellation adam(a), qui signifie aussi « humanité » ou « terre » en hébreu (Gen. I, 27 : « Dieu créa l'Homme à son image ; il le créa à l'image de Dieu, il les créa mâle et femelle »[5]).Dans le second, où elle trouve son nom d'Ève, la femme est conçue à partir d'une côte[6] prise sur le corps d'Adam [7]. Ce récit est visiblement plus ancien que le premier et proviendrait de la source yahwiste avant l'exil à Babylone (avant l'an -587).
Les rabbins ont vu très tôt dans cette apparente absurdité la preuve de l'existence d'une autre première femme, créée avant Eve. C'est pour résoudre cette contradiction que les rabbins vont enrichir le mythe de Lilith qui trouve un développement important dans un recueil écrit entre les 8ème et 10ème siècle après Jésus Christ, L'alphabet de Ben Sira.
Lilith est tirée de la même terre qu'Adam, ils ont été créés en même temps, et elle se considère donc comme l'égale de son compagnon. Pour cette raison, elle refuse de se tenir au-dessous de lui quand ils font l'amour, car elle voit dans cette position un symbole d'asservissement au sein du couple. Une dispute naît rapidement entre Adam et Lilith, et celle-ci invoque le nom de l'Eternel : des ailes lui poussent, et elle fuit loin de l'Eden. Les plaintes d'Adam alertent Dieu, qui envoie alors trois anges la convaincre de revenir. Celle-ci repousse leur offre : Lilith est donc le symbole d'un double refus, celui de la soumission de la femme au sein du couple, puis celui de la résistance face à l'injonction divine. Lilith est alors punie par Dieu à voir mourir tous les enfants qu'elle mettra au monde. Selon la légende, elle devient par la suite par vengeance le serpent qui fit croquer la pomme à Adam et Eve, puis incite Caïn à tuer Abel.
La figure de Lilith est en complète opposition par rapport à la figure d'Eve : sa rousseur, ses yeux sombres et son attitude rebelle contrastent avec la blondeur pastel d'Eve, et son attitude docile et soumise. Il est bon de noter que, quelles que soient les versions, Lilith est toujours considérée comme un démon femelle douée d'un appétit sexuel insatiable, ayant un fort ascendant sur Adam.
Le paresseux
Le paresseux est un animal très lent qui a dû développer un système de camouflage original pour se protéger des prédateurs : des algues se développent dans son pelage, ce qui lui permet de se confondre à la végétation en fonction de la saison (vert lors des pluies, marron lors de la saison sèche).
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