lundi 14 avril 2014

Caméo

Un caméo (francisation du terme anglophone cameo appearance, apparu en 1851 dans le monde du théâtre) est l'apparition fugace dans un récit d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité, déjà célèbre.
Le caméo est avant tout un clin d'œil, c'est pourquoi il n'est généralement pas crédité. Il est bref et souvent anecdotique, car il n'influe généralement pas sur le cours de l'histoire. Il peut être ouvertement montré, ou bien décelable par les seuls spectateurs avertis.
Le caméo au cinéma se démarque de la "participation exceptionnelle" à l'affiche des films français, qui relève du rôle parlant, ce qui n'est pas nécessairement le cas pour un caméo. Il diffère également de la notion de "guest star" qui consiste à faire participer une personne connue dans un ou plusieurs épisodes d'une série télévisée.
Le caméo est en général une marque d'estime réciproque, alors que la "participation exceptionnelle" pas nécessairement : un acteur prestigieux, mais désargenté apparaît dans un navet aussi longtemps que le budget de la production peut le supporter, ce qui peut aller de quelques secondes à un rôle complet. C'est ainsi qu'Orson Welles a joué le roi Saül dans le péplum italien David e Golia.

Lionel Messi

La jeunesse du joueur de football argentin Lionel Messi ne fut pas de tout repos : à 11 ans, on lui diagnostiqua une maladie hormonale rare, nuisant à la croissance. Le traitement de cette maladie, par injection d'hormones de croissance, était très onéreux et seul le FC Barcelone accepta de le financer contre la signature du joueur. Il est depuis devenu le meilleur joueur du monde, avec 4 ballons d'or.

Louis Auguste Cyparis

Louis Auguste Cyparis (1875 - Panama, 19291), dit Ludger Sylbaris (ou) Cylbaris, dit également Louis Sanson, était un prisonnier de la prison de Saint-Pierre. C'est l'un des survivants avec Léon Compère de l'éruption du 8 mai 1902 de la Montagne Pelée en Martinique.
Cyparis travaillait au Prêcheur comme marin et cultivateur. Condamné à un mois de prison pour une bagarre où il a blessé un homme d'un coup de couteau, il s'échappe près du terme de sa peine et écope de huit jours au cachot.
Protégé par les épais murs de son cachot, il est secouru trois jours après l'éruption de la montagne Pelée, le 11 mai 1902, par des hommes du Morne-Rouge qui entendirent ses plaintes. Il souffrait de nombreuses brûlures. Après son sauvetage, certains mettront en doute son histoire, jusqu'à ce que le président de la cour d'appel de Martinique confirme son incarcération à la date de l'éruption. Gracié, il est engagé par le cirque Barnum aux États-Unis, où il exhibe ses brûlures et où on le présente faussement comme le seul rescapé de la catastrophe.
En effet, selon certaines sources, il y aurait eu au moins un second rescapé, Léon Compère, cordonnier, qui prit la fuite par la route de Fonds-Saint-Denis.
Louis Auguste Cyparis meurt en 1929 à Panama, dans le plus grand dénuement, totalement oublié, l'année même où la montagne Pelée, qui l'avait rendu célèbre, connaît une nouvelle et violente éruption.

L'orage de Catatumbo

L'orage de Catatumbo est un phénomène électrique étonnant qui a lieu au lac de Maracaibo au Vénézuéla. C'est un orage semi-permanent, qui a lieu 160 nuits par an avec en moyenne 30 éclairs par minute. Il n'est pas dangereux pour la population locale, car l'orage a lieu à haute altitude et les éclairs ne touchent jamais le sol.

dimanche 13 avril 2014

Rostropovitch

Le 11 novembre 1989, alors que la chute du mur de Berlin était entamée depuis quelques heures, le violoncelliste virtuose Rostropovitch se rendit au pied du mur pour y jouer les suites de Bach. L'image, diffusée dans le monde entier, est devenue un symbole de cette période historique. Elle était hautement symbolique car Rostropovitch avait dû s'exiler de l'URSS et avait été déchu de sa citoyenneté soviétique.
Son soutien à Alexandre Soljenitsyne et Andrei Sakharov, fameux dissidents russes, l'avait rendu indésirable en URSS. Par la suite, il déclara avoir choisi les suites de Bach pour l'événement car c'était "le seul choix possible à ce moment-là", car "Bach, c'est Dieu".

Le vandalisme

Le terme apparaît en 1793 pour être popularisé le 10 janvier 1794 par Henri Grégoire, dit « l'abbé Grégoire », évêque constitutionnel de Blois, dans son rapport adressé à la Convention, où il utilise le mot pour désigner l'attitude destructrice d'une partie de l'armée républicaine. L'intervention du législateur dans la politique de protection du patrimoine sera alors plus active. Les débats des assemblées révolutionnaires ont dégagé la notion de patrimoine - étrangère à l'Ancien Régime - et ont conclu à la nécessité de le protéger ; l'abbé Grégoire déclarait en 1794 que « Les barbares et les esclaves détestent les sciences et détruisent les monuments des arts, les hommes libres les aiment et les conservent ».
L'Abbé Grégoire veut ainsi protéger le patrimoine artistique de l'Ancien Régime afin d'en faire bénéficier le peuple. Il écrit dans ses Mémoires : « Je créai le mot pour tuer la chose ». Le terme vandalisme vient des Vandales, horde germanique qui, en 455, avait mis Rome à sac, avant de s'illustrer dans d'autres pillages. Lorsque l'abbé Grégoire forge le terme, il veut dénoncer les destructions des monuments nationaux par les révolutionnaire.
Il existait déjà le terme d'iconoclasme créé par les Byzantins pour décrire les briseurs d'images ou de statues religieuses, terme employé pour parler, par exemple, des iconoclastes protestants du XVe siècle, mais le mot avait le double désavantage d'être un peu trop savant et d'être associé aux images religieuses. Les destructions des immeubles et du mobilier au moment de la révolution vont plus loin que le simple iconoclasme : « C'est avec réflexion et sang-froid qu'on a attaqué nos monuments d'architecture et de sculpture. Des maçons étaient payés à la journée pour anéantir les ouvrages d'art.»

Frontières droites

Si certaines frontières africaines sont rectilignes, c'est à cause de la conférence de Berlin de 1884-1885 qui les a définies. Ces frontières furent tracées au crayon par les dirigeants européens en dehors de toute concertation avec les autorités ou populations locales, à partir de cartes et non d'éléments naturels tels que des fleuves ou des massifs.

Le blobfish

Le blobfish (Psychrolutes marcidus) est une espèce de poissons abyssaux vivant entre 600 et 1 200 m de profondeur, au large des côtes australiennes ettasmaniennes. Le chalutage de fond intensif fait du blobfish une espèce en danger de disparition.
On trouve le blobfish à des profondeurs où la pression est près de cent fois supérieure à celle de la surface. Pour y résister, la chair du blobfish est principalement constituée d'une masse gélatineuse dont la densité est plus faible que celle de l'eau, ce qui lui permet de flotter un peu au-dessus du plancher océanique sans avoir à dépenser sa précieuse énergie en nageant. Cette chair de faible densité est une alternative à la vessie natatoire présente chez la plupart des poissons de surface, la trop grande variation de flottabilité selon la pression des abysses associée à sa faible constitution mettrait le poisson en danger. Le blobfish a donc peu de muscles, mais cela ne l'incommode pas dans la mesure où il se nourrit exclusivement de neige marine provenant des couches supérieures de la tranche d'eau. Il mesure tout au plus 30 cm de long.

Le couteau suisse

À la fin des années 1880, l'armée suisse décida d'acheter un nouveau couteau pliant pour ses soldats, qui devait servir entre autres à manger et à démonter le fusil d'ordonnance (Fusil Schmidt-Rubin). Les outils inclus sur ce modèle sont une lame, un ouvre-boîte, un tournevis plat et un poinçon.
En janvier 1891, l'armée suisse déclare ce couteau bon pour le service, sous le nom "Modèle 1890". Celui-ci a une poignée en bois de chêne noirci (certains ont ensuite été fabriqués en ébène).
Comme, à cette époque, aucune société suisse n'avait la capacité de production nécessaire, les 15 000 premiers couteaux ont été livrés par le fabricant allemand de couteaux Wester & Co. de Solingen en octobre 1891. Déjà, à la fin de 1891, la compagnie Karl Elsener à Ibach dans le canton de Schwyz, qui deviendra par la suiteVictorinox, a pris le relais. De nombreux autres fabricants de couteaux d'Allemagne et de Suisse ont fabriqué ces couteaux et les modèles suivants, y compris la firme créée en 1893 à Delémont sous le nom de Paul Boéchat & Cie, et qui deviendra plus tard Wenger SA.
Depuis son lancement en 1891, le couteau de l'armée suisse a été adapté à plusieurs reprises. Il existe cinq modèles différents, le numéro de modèle correspond à son année d'introduction. Ce sont des modèles des années 1890, 1908, 1951, 1961, et finalement le couteau de soldat 08. Les différents modèles ont également été partiellement révisés et existent donc en différentes versions. Depuis le modèle 1961, les sociétés Victorinox et Wenger sont officiellement les seuls fabricants du couteau suisse.
Jusque dans les années 1990, les couteaux remis aux militaires suisses portent un poinçon avec les lettres KMV (Abréviation de Kriegsmaterialverwaltung, Intendance du matériel de guerre en Français).
En 2005, Wenger a été racheté par son concurrent Victorinox, suite à des difficultés financières depuis 2001, mais a continué comme marque distincte. Selon Victorinox, ce rachat avait pour but d'empêcher une reprise par des investisseurs étrangers, qui aurait pu ternir la réputation du couteau suisse.

Président sans majorité

Aux Etats-Unis, le Président peut ne pas avoir eu la majorité des voix du peuple, car ce sont les grands électeurs (qui eux sont élus par le peuple) qui l'élisent. Ainsi, George W. Bush en 2000 n'eut pas la majorité des votes du peuple mais la majorité en grands électeurs. Théoriquement, il est possible qu'un candidat ayant seulement 30% des voix puisse être élu Président.
Ce cas extrême peut se produire en raison des élections de certains états où celui qui arrive en tête remporte tous les sièges de grands électeurs.