lundi 3 août 2015

la gazette du clan Yamaguchi

Les Yakuzas (membres de la mafia au Japon) ont sorti le premier numéro de leur magazine officiel, baptisé « Yamaguchi-gumi Shinpo » (la gazette du clan Yamaguchi). Envoyé à 28 000 abonnés, il contient les éléments classiques d'un magazine : éditorial du patron, articles de fond sur les valeurs des Yakuzas, photos people sur les activités des chefs et même une page de jeux.

dimanche 18 janvier 2015

L’Origine du monde

La commande de L'Origine du monde est attribuée à Khalil-Bey, un diplomate turc, ancien ambassadeur de l'Empire ottoman à Athènes et Saint-Pétersbourgfraîchement installé à Paris. Présenté par Sainte-Beuve à Courbet, il commanda une toile à ce dernier pour sa collection personnelle de tableaux érotiques. Celle-ci comptait entre autres Le Bain turc d'Ingres (1862) et Le Sommeil, un autre tableau de Courbet connu aussi sous le titre suivant, Les Dormeuses.
Khalil-Bey fut ruiné par ses dettes de jeu et, en 1868, lors de la vente de sa collection, l'antiquaire Antoine de la Narde en fit l'acquisition. Edmond de Goncourt le vit ensuite chez ce marchand d'art en 1889. Selon Robert Fernier, le baron François de Hatvany l'acheta à la Galerie Bernheim-Jeune en 1910 pour l'emporter àBudapest où ce collectionneur hongrois le conserva jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le tableau est alors encore caché par une autre peinture de Courbet, Le château de Blonay. Cette dernière sera plus tard détachée du cadre commun, puis acquise par le musée des beaux-arts de Budapest.
Le dernier propriétaire du tableau fut Jacques Lacan. Avec l'actrice Sylvia Bataille, il en fit l'acquisition en 1955 pour l'installer dans sa maison de campagne deGuitrancourt dans les Yvelines. Le cache original ayant disparu, le psychanalyste demanda à André Masson, son beau-frère, de construire un cadre à double fond et de peindre une autre œuvre par-dessus. Celui-ci réalisa une version surréaliste de L'Origine du monde, intitulée Terre érotique, et beaucoup plus suggérée7. Le public new-yorkais eut toutefois l'occasion d'admirer pour la première fois L'Origine du monde en 1988 lors de l'exposition Courbet Reconsidered au Brooklyn Museum. Elle sera aussi exposée en 1992 à l'exposition Masson, à Ornans.
Après la mort de Lacan en 1981, puis de Sylvia Bataille-Lacan en 1993, le ministère de l'Économie et des Finances accepta que les droits de succession de la famille fussent réglés par dation de l'œuvre au musée d'Orsay, en 1995.



Jules André Peugeot

Jules André Peugeot, né le 11 juin 1893 à Étupes dans le Doubs et mort le 2 août 1914 à Joncherey dans le Territoire de Belfort, est un caporal de l'armée française. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale.
Issu d'un milieu modeste, il est en octobre 1912 instituteur au « Pissoux » sur la commune de Villers-le-Lac. Une plaque commémorative sur le mur de l'école rappelle sa nomination à sa sortie de l'école normale deBesançon. Son nom figure sur le monument commémoratif de tous les morts enseignants à l'IUFM de Besançon.
À partir du 28 juin 1914, date de l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo, le jeu des alliances a conduit l'Europe au bord de la guerre. Le 1er août, l'Allemagne et la France décrètent leur mobilisation pour le lendemain.
Depuis le mois d'avril, Jules André Peugeot, qui effectue son service militaire, est caporal. Au cours de l'été suivant, il prépare le concours des officiers de réserve. Son régiment faisant partie des troupes de couverture, il a pour mission de surveiller la frontière franco-allemande, en cas de tension entre les deux pays.

Commandant une escouade de la 6e compagnie du 2e bataillon de 44e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier, le caporal Peugeot fait barrage le 2 août 1914 à un détachement de reconnaissance allemand de huit hommes du 5e régiment de chasseurs à cheval de Mulhouse, qui progresse vers Joncherey en venant de Faverois après avoir violé la frontière française. Le sous-lieutenant Albert Mayer commande ce détachement. Après avoir sabré sans la tuer la sentinelle française postée en avant de l'escouade, Mayer tire trois fois en direction de Peugeot. Ce dernier riposte et atteint le cavalier d'une balle dans le ventre. Mais la deuxième balle allemande a mortellement blessé le caporal Peugeot. Revenant sur ses pas, il s'affaisse devant la maison des Docourt et meurt à 10 h 7. Il est le premier mort militaire français d'une guerre qui ne commença officiellement que le lendemain 3 août, avec la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, et qui devait coûter la vie à dix millions d'Européens. Atteint d'une seconde balle française après celle de Peugeot, le sous-lieutenant Mayer est quant à lui, le premier tué allemand. Les deux jeunes hommes avaient presque le même âge, 21 et 22 ans.

Draconien

Dracon, législateur à Athènes en 621 avant Jésus Christ a mis en place un des premiers systèmes de lois, écrites sur une stèle de bois et qui prévoyaient presque toutes en cas de non-respect la peine de mort. Étant donné qu'aucune loi n'existait auparavant, cette sévérité était exceptionnelle. Elles furent qualifiées de lois draconiennes, d'où l'utilisation actuelle de ce mot.

M&M's

De retour aux États-Unis en 1935 après la mort de son père, Forrest Mars fonde avec Bruce Murrie, le fils du président de Hershey, la société M&M's Chocolate Candies (M&M's pour « Mars & Murrie's »).
C'est lors d'un voyage en Espagne que Forrest Mars aurait eu l'idée des M&M's. Il vit en effet des soldats manger des billes de chocolat enrobées de sucre pour qu'elles ne fondent pas. Cependant, afin d'éviter la confusion avec des imitations de ses friandises, la lettre M est imprimée sur chaque bonbon.
Sur le marché français, les M&M's furent d'abord connus sous le nom de Bonitos et les M&M's Cacahuète sous l'appellation Treets de 1955 jusqu'en 1986.
endant la guerre civile espagnole, les soldats avaient l'habitude d'enrober des morceaux de chocolats de sucre pour éviter qu'ils ne fondent à cause de la chaleur. Forrest Mars, qui se trouvait à ce moment en voyage en Espagne revient aux États-Unis avec cette idée et créé les M&M's au début des années 19401. En 1941, les M&M's font le bonheur des soldats américains envoyés au front en Europe lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils leur sont vendus comme confiserie facile à transporter dans leurs tubes en carton.
Vers la fin des années 1940, les M&M's sont commercialisés et, en 1948, les emballages carton deviennent des sachets encore employés au XXIe siècle.
En 1950, les M&M's sont devenus très populaires grâce à l'essor de la télévision et prennent définitivement leur place dans les foyers de millions d'Américains. C'est aussi la première apparition du « m » sur la bille de chocolat. Il était noir.
En 1954, les M&M'S Peanut font leur apparition sur le marché. Les ventes des deux variétés de M&M's ne cessent de croître au fil du temps.
Les mascottes de M&M's sont « Jaune et Rouge » ; « Jaune est un M&M's Cacahuète, plutôt grand et ovale et tient le rôle du grand benêt. Rouge est un M&M's chocolat, rond et plus plat que son compère. Plus que confiant en lui, il n'est pas le dernier à blaguer. Sur le ventre, ils arborent le m emblématique de la marque, qu'elle a adopté pour se distinguer de nombreuses copies ». Pour Anne Geisert, directrice marketing de Mars Chocolat France, société propriétaire de la marque, « Rouge et Jaune sont inspirés des grands duos du cinéma. Ils incarnent les valeurs du partage ». Ils sont créés par l'agence de publicité BBDO en 1971 (cette agence conseille encore la marque de nos jours), s'inspirant de précédentes publicités de 1954, où des visages étaient collés sur les billes chocolatés. À l'origine, ces billes n'ont pas de couleur, et il faut attendre la fin des années 1960 pour que les enrobages rouge et jaune soient créés, permettant en 1971 la création des mascottes. Concernant la France, les M&M's sont lancés en 1975, d'abord sans couleur, contrairement au marché américain. Il faut attendre les années 1980 pour que les billes deviennent médiatiquement également Jaune et Rouge, afin de véhiculer l'image de la marque. Mais c'est surtout à partir de 1995, grâce à Paul Michaels, président du groupe Mars, que la surmédiatisation des deux billes est décidées. Ceux-ci deviennent ainsi présents sur toutes les publicités de la marque, quel que soit le support (emballage, spots télévisés, magasins…). Depuis, d'autres billes colorées ont fait leur apparition, créant une « bande » en plus des deux billes emblématiques : Verte, Bleu, Orange, et depuis 2011 Miss Brown. Il est à noter que dans le langage de la marque, l'appellation internationale de la bille au chocolat est « Bonitos » et « Treets » pour la bille à l'arachide.

Apparaît enfin leur slogan : « M&M'S, le chocolat qui fond dans la bouche, pas dans la main ».

Le commutateur téléphonique

Almon Strowger, un entrepreneur de pompes funèbres américain créa le commutateur téléphonique automatique car il était persuadé que la femme de son concurrent, opératrice au central téléphonique, redirigeait les appels des clients en deuil vers l'entreprise de son mari. Sept ans plus tard, il inventa même les premiers cadrans de numérotation.

Le requin-lutin

Le requin-lutin (Mitsukurina owstoni) est une espèce de requin de la famille monotypique des Mitsukurinidae qui comporte un seul genre, Mitsukurina. Il vit sur le talus continental, les canyons sous-marins et les monts sous-marins du monde entier, entre 30 et 1 300 m de profondeur, les adultes vivant plus profond que les juvéniles. Il peut atteindre 3,85 m de long. Cette espèce ressemble à nul autre requin, avec un long museau aplati, des mâchoires très protractiles garnies de dents en forme de clou. Il mesure généralement entre trois et quatre mètres de longueur à maturité, mais peut croître davantage.
Différentes caractéristiques anatomiques du requin lutin, comme son corps flasque et ses petites nageoires, suggèrent qu'il est lent par nature. Cette espèce chasse des poissons téléostéens, des céphalopodes et des crustacés à la fois à proximité du fond de la mer et au milieu de la colonne d'eau. Son long museau est couvert d'ampoules de Lorenzini, qui lui permettent de détecter les champs électriques produits par ses proies, qu'il peut capturer en étendant rapidement ses mâchoires. Un petit nombre de requins lutin sont involontairement capturés par la pêche en eau profonde. L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) le considère comme Préoccupation Mineure, citant sa large distribution et la faible incidence de la capture.
C'est l'ichtyologiste américain David Starr Jordan qui décrit le requin -lutin dans un numéro Actes de l'Académie des Sciences de Californie en 1898. De par les nombreuses particularités anatomiques, il crée non seulement un nouveau genre, mais aussi une nouvelle famille. Il a fondé sa description sur un mâle immature de 107 cm de longueur capturé dans la baie de Sagami, près de Yokohama, au Japon pêché par un pêcheur japonais en 1897 au large du Japon. Le spécimen a été acquis par le capitaine du navire et naturaliste Alan Owston, qui l'a confié au professeur Kachiki Mitsukuri de l'Université de Tokyo, qui, à son tour, l'a apporté à Jordan. Ainsi, Jordan a nommé le requin Mitsukurina owstoni en hommage à ces deux hommes. Le nom commun « requin-lutin » est une traduction de son ancien nom japonais tenguzame, le tengu est une créature du folklore japonais souvent représentée avec un long nez et un visage rouge.

Peu de temps après la publication de la description de Jordan, plusieurs scientifiques ont noté la similitude entre Mitsukurina et la disparition du requin Scapanorhynchus au Mésozoïque. L'opinion dominante était de traiter Mitsukurina comme un synonyme junior de Scapanorhynchus. Finalement, des fossiles plus complets ont révélé de nombreuses différences anatomiques entre Scapanorhynchus et Mitsukurina, conduisant les auteurs modernes à les considérer à nouveau comme des genres distincts. Plusieurs spécimens de requins-lutins ont été décrits comme des espèces distinctes de 1904 à 1937, dont aucune n'est actuellement considérée comme valide. Cette confusion taxinomique s'explique par les mâchoires de ces spécimens ont été fixés à des degrés de saillie différents au cours de la conservation, donnant des différences proportionnelles de la tête.

Grelibre

La légende dit que Grenoble fut renommée en Grelibre pendant la Révolution (pour enlever le mot "noble", ce qui est idiot puisque Grenoble tire son nom de Gratianopolis, ville de Gratien en grec), mais il s'agit en fait d'une boutade de Louis XVIII lui-même, qui surnomma la ville en référence à son côté révolutionnaire.

Carl Friedrich Gauss

En 1796, le mathématicien Carl Friedrich Gauss réussit à 19 ans seulement à construire un heptadécagone (polygone régulier à 17 côtés) uniquement à la règle et au compas en 64 étapes, alors que le problème était posé depuis l'Antiquité. Il fut publié dans le journal local et fut surnommé « le Prince des mathématiciens ».

Le disque de Phaistos

Le disque de Phaistos ou disque de Phaestos est un disque d'argile cuite découvert en 1908 par l'archéologue italien Luigi Pernier sur le site archéologique du palais minoen de Phaistos, en Crète. Il pourrait dater du milieu ou de la fin de l'âge du bronze minoen (IIe millénaire). Son diamètre est d'environ seize centimètres et il est couvert, sur ses deux faces, de hiéroglyphes imprimés à l'aide de poinçons. En tout, ce sont 241 signes, dont 45 différents qui recouvrent le disque, en formant une spirale partant de l'extérieur vers le centre de l'objet. Son usage, sa signification et même son lieu de fabrication font l'objet d'âpres discussions. À ce jour, aucun autre objet similaire n'a été retrouvé.
De nombreuses théories entourent ce disque, quant à sa provenance, son utilisation ou sa signification. Alors qu'il n'est pas encore certain qu'il s'agisse d'un texte, la plupart des chercheurs penchent pour cette hypothèse, certains d'entre eux ayant proposé des déchiffrements ou des traductions. Mais l'absence d'objets similaires permettant de confronter leurs théories ne permet pas à ce jour de valider ces hypothèses.
Bien que l'authenticité du disque soit généralement admise, certains chercheurs avancent l'hypothèse qu'il puisse s'agir d'un faux.

Le disque original est exposé au musée archéologique d'Héraklion.