jeudi 9 mai 2013

Handball

Le handball est aussi étranger à la culture de la Grande-Bretagne que le cricket l'est à celle de la France, mais plutôt que de renoncer à leur privilège d'organisateurs, les Britanniques ont décidé de tenter un pari inédit : créer à partir de rien une équipe pour les Jeux de 2012. Quand Londres est désigné, en 2005, il n'existe pas de sélection nationale dans un pays où à peine plus d'un millier d'hommes et de femmes pratiquent le handball en purs amateurs. Un chiffre à comparer aux 400 000 licenciés français. Pour bâtir sur cette terre vierge, il faut innover. C'est ainsi que naît le programme "Sporting Giants": vous êtes sportif, jeune, grand, vous rêvez de participer aux Jeux Olympiques, tentez votre chance dans un nouveau sport ! disent en substance les annonces diffusées dans la presse et à la télévision. Une douzaine de complets néophytes sont ainsi sélectionnés. Mais le projet ne peut tenir la route qu'à condition de disposer aussi d'un noyau de joueurs déjà formés. Seule solution, trouver des binationaux dans de grands pays de handball. C'est comme ça que le Français Gawain Vincent, handballeur au centre de formation de Nantes et possesseur d'un passeport britannique grâce à sa mère, peut rêver de JO. A un an d'affronter les géants du jeu, l'objectif théorique est de terminer dans les huit premiers. Plus modestement, les joueurs rêvent de gagner un match et de donner une bonne image de leur sport dans l'espoir de le voir décoller en Grande-Bretagne.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire