Marcel André Henri Félix Petiot, dit le Docteur Petiot alias capitaine Valéry, né le 17 janvier 1897 à Auxerre (Yonne) et guillotiné le 25 mai 1946 à Paris, était un médecin français qui fut accusé de meurtres après la découverte à son domicile parisien des restes de vingt-sept personnes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
À partir de 1943, il propose à des personnes menacées de poursuites par la Gestapo de les faire passer clandestinement en Argentine ; ces personnes sont convoquées de nuit, rue Le Sueur, avec une valise contenant bijoux, numéraires, argenterie… sous le nom de « docteur Eugène » il organise ainsi un réseau et recrute des rabatteurs, un coiffeur et un maquilleur de théâtre. Malgré tout, les prétendants au voyage disparaîtront mystérieusement, et n'atteindront donc jamais l'Amérique du Sud, y compris Yvan Dreyfus, prisonnier envoyé par la Gestapo pour infiltrer le réseau du « docteur Eugène ».
Le premier à disparaître est Joachim Guschinow, un voisin du docteur qui aurait apporté l'équivalent de 300.000 euros en diamants avec lui. S'attaquant d'abord aux personnes seules, il s'en prend bientôt à des familles entières, proposant des "tarifs de groupe". Les victimes sont essentiellement des juifs, mais on y trouve aussi des malfrats, désireux de se mettre au vert, puis parallèlement aux disparitions de ces gens fuyant la France, d'autres personnes présentant des risques de dénonciation et étant en relation avec le docteur finissent aussi par disparaître.
Les services allemands ayant découvert son réseau grâce à un deuxième indicateur, Béretta, Petiot est arrêté et torturé pendant 8 longs mois à la prison de Fresnes, il ne dira jamais rien. Et pour cause, il n'a aucun lien avec la Résistance. Libéré pour manque de preuves, il décide de faire disparaître les indices compromettants, jugeant que cela devenait trop dangereux pour lui.
Le premier à disparaître est Joachim Guschinow, un voisin du docteur qui aurait apporté l'équivalent de 300.000 euros en diamants avec lui. S'attaquant d'abord aux personnes seules, il s'en prend bientôt à des familles entières, proposant des "tarifs de groupe". Les victimes sont essentiellement des juifs, mais on y trouve aussi des malfrats, désireux de se mettre au vert, puis parallèlement aux disparitions de ces gens fuyant la France, d'autres personnes présentant des risques de dénonciation et étant en relation avec le docteur finissent aussi par disparaître.
Les services allemands ayant découvert son réseau grâce à un deuxième indicateur, Béretta, Petiot est arrêté et torturé pendant 8 longs mois à la prison de Fresnes, il ne dira jamais rien. Et pour cause, il n'a aucun lien avec la Résistance. Libéré pour manque de preuves, il décide de faire disparaître les indices compromettants, jugeant que cela devenait trop dangereux pour lui.
Le 11 mars 1944, les pompiers sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble de la rue Le Sueur. Après avoir appelé Petiot chez lui et vainement attendu son arrivée, ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l'immeuble. Ils sont vite alertés par l'odeur et le ronflement d'une chaudière et, descendant dans la cave, découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés. Arrive alors Petiot qui, se faisant passer pour son frère, constate la situation et quitte la scène des crimes. Une autre version raconte que, présent, il se justifia en affirmant que tous les corps étaient les cadavres de nazis qu'il avait tués lui-même, mystifiant ainsi les policiers qui le laissent partir. Libéré ainsi sur parole, il se volatilise.
Lors de perquisitions, on découvrira soixante-douze valises et 655 kilos d'objets divers, parmi lesquels un pyjama d'enfant (qui sera reconnu comme étant celui du petit René Kneller, disparu avec ses parents).
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