Lors de la guerre de 1870, Paris est
assiégé et le rationnement est mis en place.
6 octobre 1870 : rationnement de la viande et création des boucheries
municipales.
29 et 30 novembre 1870 : les éléphants Castor et Pollux du Jardin des plantes
sont abattu et vendu 13 500 francs, chaque, à la boucherie anglaise du
boulevard Haussmann, qui écoulait la viande des animaux du Jardin, sous la
dénomination de « viande de fantaisie ».
4 décembre 1870 : le quotidien Les Nouvelles publie un menu de
circonstance, utilisant toutes les ressources alimentaires dont les parisiens
peuvent encore disposer :
Consommé de cheval au millet
Brochette de foie de chien à la maître
d'hôte
Émincés de râble de chat sauce
mayonnaise
Épaule de filet de chien sauce
tomate
Civet de chat aux champignons
Côtelettes de chien aux petits pois
Salmis de rats à la Robert
Gigot de chien flanqué de ratons
Plum pudding au jus de moelle de cheval
16 décembre 1870 : les vivres diminuent, la viande qui était rationnée
manque totalement, ainsi que le bois et le charbon.
Le gouverneur de Paris ordonne que l'on procède au réquisitionnement des
chevaux pour les abattre, et les manger. Les queues s'allongent pour un morceau
de pain. On mange du chat, du chien et on chasse le rat.
Menu du 25 décembre 1870 — 99e jour du siège —, servi au café Voisin,
261, rue Saint-Honoré. Il s'agit d'un menu de siège dont le prix n'est pas
indiqué, reproduit sur l'image ci-contre.
31 décembre 1870 : pour fêter son élection en tant que maire du 3e
arrondissement de Paris, Théodore Jacques Bonvalet offre un repas à vingt de
ses amis, servi au restaurant Noël Peter's 95, rue de Richelieu - 24, passage
des Princes. Les mets sont composés d'animaux du zoo du Jardin des Plantes.
18 janvier 1871 : le pain, qui constitue alors la base de
l'alimentation, est rationné : 300 grammes à 10 centimes pour les adultes, 150
grammes pour les enfants au-dessous de cinq ans. Ce pain, officiellement, doit
ne contenir que du blé, du riz et de l'avoine, mais il est essentiellement fait
de paille moisie hachée. Parfois, lesmunicipalités font des distributions de
viande séchée, de haricots, d'huile, de café, mais la misère est vraiment
terrible dans les quartiers populaires.
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