mardi 17 juin 2014

Mary Celeste

La Mary Celeste, un brick-goélette immatriculé à New York, a été découverte en 1872 en pleine mer, en parfait état mais abandonnée par son équipage. Cet événement constitue l'une des plus célèbres énigmes du monde maritime dans la catégorie des vaisseaux fantômes.   
Ayant commencé sa carrière sous le nom d'Amazon le brick fut retrouvé dans l'océan Atlantique, le 5 décembre 1872, naviguant sous voilure réduite, sans personne à bord. L'équipage du bateau qui le retrouva, le Dei Gratia, commandé par le capitaine Morehouse, n'aurait trouvé aucune indication sur le livre de bord concernant les jours qui précédaient. Les dernières lignes situaient le navire à une centaine demilles des Açores (185 kilomètres) et étaient datées du 24 novembre. Toutefois, l'ardoise du navire indiquait qu'ils avaient atteint l'île de Santa Maria, le 25. Par contre, les instruments de navigation (loch, sextant, instructions maritimes…) manquaient à bord et une certaine quantité d'eau avait été embarquée dans les fonds. Des réserves de nourriture pour six mois étaient à bord. Seuls manquaient les deux canots, mais un avait été détruit à New York pendant le chargement de la cargaison et faute de temps n'avait pas été remplacé. Tout laissait penser à un abandon trop hâtif par son équipage (canot et instruments de navigation manquants) d'un navire apparemment en difficulté.
La disparition du capitaine Briggs, de sa femme, de sa fille et des sept hommes de l'équipage, le sort de la cargaison de 1 701 fûts d'alcool dénaturé et l'incompréhension de ce qui s'est passé ont entraîné de la part des médias de l'époque un grand nombre d'hypothèses. On parla de mutinerie, d'attaque du navire pour récupérer sa cargaison, de rivalité amoureuse, de monstres marins, etc.
Le 26 mars 1873, le capitaine Morehouse reçut la somme de 1 700 livres du tribunal maritime, soit 5 % du prix du navire (36 000 £).

Après l'affaire, la Mary Celeste changea de nombreuses fois de propriétaire et acheva sa carrière en janvier 1885, échouée volontairement dans une tentative d'escroquerie à l'assurance sur l'îlot Rochelais à l'ouest de Port-au-Prince, Haïti. Clive Cussler estime avoir retrouvé son épave en 2001 lors d'une expédition commissionnée par la NUMA, mais son identification a été contestée.

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