Après le lycée technique, Clint Eastwood multiplie les petits boulots : il est tour à tour mécanicien, bûcheron, métallurgiste, pompiste, pompier... En 1950, c'est le début de la guerre de Corée qui le sort de cet engrenage. Alors qu'il est pilote, son avion s'écrase au-dessus du Pacifique. Il s'en sort en nageant plus de 5 km ! La suite s'enchaîne (presque) naturellement : l'armée le reconvertit en professeur de natation.
C'est seulement le hasard qui des années plus tard, aidera Clint Eastwood à trouver sa vocation : en accompagnant un ami à un cours de comédie, il s'inscrira aussi et décrochera ses premiers rôles.
jeudi 16 mai 2013
Don à l'hopital
A La Rochefoucault, en Charente, une ancienne patiente décédée, veuve et sans héritiers, a légué toute sa fortune et ses biens à l'hôpital local. La vieille femme souhaitait rester anonyme.
Ce don représente les économies de toute sa vie ! Une grande partie du don est constitué de monnaie liquide. Un quart est constitué d'une propriété dans la région, maison et terrain.
Selon le personnel de l'hôpital, c'était "une dame simple et discrète". "Elle aimait coudre, la tapisserie, lire, se cultiver et était dotée d'un sentiment social très développé"... "Elle appartenait à une famille charentaise. (...) Des gens qui n'étaient pas des notables et n'ont jamais affiché leur fortune avec ostentation", ajoute des membres du personnel.
La Direction de l'établissement hospitalier envisage d'utiliser cet argent "tombé du ciel" pour reconstruire un service "de médecine, de soins de suite et de réadaptation". Il s'agit de réhabiliter un bâtiment de 1.600 m². Un projet qui pour des raisons financières n'avait jamais pu être réalisé, explique La Charente.
Le maire, président du Conseil de surveillance de l'hôpital, voit dans ce leg : "La preuve que les patients se sentent bien dans notre établissement". D'autant plus, qu'il y avait déjà eu un autre leg d'une patiente, d'un montant de 2,5 millions d'euros, il y a trois ou quatre ans !
Ce don représente les économies de toute sa vie ! Une grande partie du don est constitué de monnaie liquide. Un quart est constitué d'une propriété dans la région, maison et terrain.
Selon le personnel de l'hôpital, c'était "une dame simple et discrète". "Elle aimait coudre, la tapisserie, lire, se cultiver et était dotée d'un sentiment social très développé"... "Elle appartenait à une famille charentaise. (...) Des gens qui n'étaient pas des notables et n'ont jamais affiché leur fortune avec ostentation", ajoute des membres du personnel.
La Direction de l'établissement hospitalier envisage d'utiliser cet argent "tombé du ciel" pour reconstruire un service "de médecine, de soins de suite et de réadaptation". Il s'agit de réhabiliter un bâtiment de 1.600 m². Un projet qui pour des raisons financières n'avait jamais pu être réalisé, explique La Charente.
Le maire, président du Conseil de surveillance de l'hôpital, voit dans ce leg : "La preuve que les patients se sentent bien dans notre établissement". D'autant plus, qu'il y avait déjà eu un autre leg d'une patiente, d'un montant de 2,5 millions d'euros, il y a trois ou quatre ans !
Les cambrioleurs font leur marché sur Facebook !
Certains utilisateurs de Facebook acceptent des personnes qu'ils ne connaissent pas vraiment parmi leurs contacts... à leurs dépens ! Une étude du cabinet d'assurances britannique Legal & General révèle que ces personnes augmentent les risques de se faire cambrioler. D'après cette étude, publiée en août 2009, 38% de ces internautes publient des informations sur leurs vacances à venir. "C'est un risque sérieux pour les biens de ces personnes", note l'assureur. Toujours d'après le cabinet d'assurances britannique Legal & General, "il en résulte qu'un parfait inconnu peut potentiellement être informé des centres d'intérêt, de l'adresse et des projets de déplacements d'une personne".
Même s'il est difficile de dire avec exactitude le nombre de cambriolages "dus" à Facebook, nul doute que ces chiffres nous indiquent que les cambrioleurs peuvent faire leur marché sur le réseau social
Il a trouvé un toit grâce à Facebook !
Voici encore une belle histoire qui a eu lieu grâce à Facebook ! Un SDF de 60 ans a été relogé grâce au soutien d'utilisateurs de Facebook.
Un policier rencontre par hasard Alain, sans-abri, un ancien médecin qui a perdu sa femme et leur enfant dans un accident de la route. Le policier se lie d'amitié avec lui. Il a alors l'idée de créer sur Facebook le groupe "On peut tous aider Alain". Quelques jours plus tard, des dizaines de personnes lui apportent de la nourriture, des vêtements, et même un toit, une vieille caravane avec l'électricité et le chauffage.
Interrogé par ''Le Parisien'', Alain déclare être "heureux et ravi". Il souhaite retravailler et donne le conseil suivant : "Enlevez vos oreillettes et vos MP3, regardez dans les encoignures et parlez aux gens qui souffrent".
Même s'il est difficile de dire avec exactitude le nombre de cambriolages "dus" à Facebook, nul doute que ces chiffres nous indiquent que les cambrioleurs peuvent faire leur marché sur le réseau social
Il a trouvé un toit grâce à Facebook !
Voici encore une belle histoire qui a eu lieu grâce à Facebook ! Un SDF de 60 ans a été relogé grâce au soutien d'utilisateurs de Facebook.
Un policier rencontre par hasard Alain, sans-abri, un ancien médecin qui a perdu sa femme et leur enfant dans un accident de la route. Le policier se lie d'amitié avec lui. Il a alors l'idée de créer sur Facebook le groupe "On peut tous aider Alain". Quelques jours plus tard, des dizaines de personnes lui apportent de la nourriture, des vêtements, et même un toit, une vieille caravane avec l'électricité et le chauffage.
Interrogé par ''Le Parisien'', Alain déclare être "heureux et ravi". Il souhaite retravailler et donne le conseil suivant : "Enlevez vos oreillettes et vos MP3, regardez dans les encoignures et parlez aux gens qui souffrent".
Ferrari
Le cheval cabré de Ferrari est une reprise des armes de la ville de Stuttgart en Allemagne. Étrange, non ? En fait, Enzo Ferrari en eut l'idée après que l'un de ses amis lui eut rapporté un trophée de guerre (l'homme était pilote d'avion pendant la Première Guerre mondiale et avait abattu des avions allemands) représentant ce même cheval cabré. Quant au jaune du blason Ferrari, il s'agit de celui de la ville de Modène, berceau de Ferrari.
Le baba au rhum
Ce gâteau a été inventé par Nicolas Stohrer, pâtissier de la reine Marie Leszcynska (épouse de Louis XV) et fille de Stanislas de Pologne. C'est pour ce dernier que Stohrer l'avait inventé quelques années plus tôt. Le roi (qui vivait en exil) avait reçu de son pays un kouglof qu'il trouvait trop sec. Le génial pâtissier eut l'idée de la rafraîchir en l'arrosant de vin de malaga (d'autres assurent que c'était de la vodka) et en la fourrant de crème pâtissieère et de raisins secs. Ce n'est que bien plus tard qu'on remplaça le vin par du rhum et qu'on remplaça la crème par de la chantilly.
Stanislas, qui venait de lire les Contes des Mille et Une Nuits dans la traduction nouvelle de Galland, surnomma ce gâteau, le Ali Baba (plus tard, simplement baba).
Stanislas, qui venait de lire les Contes des Mille et Une Nuits dans la traduction nouvelle de Galland, surnomma ce gâteau, le Ali Baba (plus tard, simplement baba).
Le rugby
La soule a en effet des caractéristiques communes avec le rugby, comme le knappan au pays de Galles, le hurling en Cornouailles et en Irlande, le calcio en Italie, qui sont issues à la même époque. Mais ces jeux se sont vite éteints à la fin du XVIIIe siècle, au contraire du folk football qui a trouvé refuge dans les collèges anglais. La variante originale a été inventée sur le terrain du principal collège de la ville de Rugby (Angleterre). La légende veut qu'au cours d'une partie de football à la mi-1823, William Webb Ellis, élève de ce collège (la Rugby School) et futur pasteur, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la règle est de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes.
Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main sont fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permet pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges ne vont plus être isolés et des rencontres sportives vont devenir possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite, se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. Des querelles naissent entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui). De cette querelle naîtra le Football Association (soccer ou football abusivement utilisé) et le Rugby-Football du nom de leurs organisations respectives
Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main sont fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permet pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges ne vont plus être isolés et des rencontres sportives vont devenir possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite, se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. Des querelles naissent entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui). De cette querelle naîtra le Football Association (soccer ou football abusivement utilisé) et le Rugby-Football du nom de leurs organisations respectives
Capitale du Canada
Toronto et Montréal, les deux plus grandes villes du Canada devront se contenter des titres de capitale économique (Toronto) et de métropole du Québec (Montréal), la capitale du Canada étant Ottawa.
Haüy
D'origine modeste, fils d'un tisserand, Haüy naquit le 28 février 1743, à Saint-Just-en-Chaussée, petite ville du Beauvaisis. Il fut ordonné prêtre en 1770, et devint régent d'une classe de seconde au collège du cardinal Lemoine ; là, il se lia d'amitié avec le latiniste Charles Lhomond qui y était professeur ; celui-ci aimait la botanique et inspira à Haüy le goût des sciences naturelles.
Haüy suivit des leçons au Jardin du Roi, dont celles du botaniste Antoine-Laurent de Jussieu et de Daubenton sur la minéralogie. C'est pour avoir par mégarde laissé tomber un cristal prismatique de spath calcaire (calcite CaCO3) qui se brisa, que Haüy aurait eu l'illumination qui devait être si fructueuse. Il remarqua que les fragments du prisme brisé présentaient des faces planes et lisses, avec les mêmes angles que les cristaux de la variété rhomboédrique bien connue, le spath d'Islande.
Le hasard, on l'a dit, ne favorise que les esprits préparés, et c'est l'étude de la botanique qui avait conduit Haüy à se poser un problème que l'accident fortuit devait l'amener à résoudre.
Pourquoi, se demandait-il, alors qu'une même espèce végétale est toujours identique à elle- même, et que, par exemple, les glands de tous les chênes ne présentent aucune différence, ourquoi les cristaux d'un même minéral adoptent-ils des formes si diverses ? Ne pourraient-ils être soumis à des lois constantes comme les végétaux ? Les cristaux de spath calcaire, en particulier, se présentaient sous de nombreuses formes différentes : Haüy écrira plus tard à Cuvier que ce spath était « un vrai Protée », dont il avait trouvé 29 variétés.
En brisant à nouveau les morceaux du prisme qui lui avait échappé des mains, Haüy obtint encore d'autres rhomboèdres plus petits. Haüy cassa alors des cristaux de calcite de formes différentes et constata que les plus petits fragments étaient invariablement des rhomboèdres.
Il comprit alors que les cristaux de formes diverses de la calcite étaient formés par l'empilement de petits rhomboèdres élémentaires, qu'il appela molécules intégrantes, et que la diversité des formes venait du décroissement différent des couches successives empilées à partir des différentes faces du noyau : « Les molécules du spath calcaire n'ont qu'une seule et même forme, c'est en se groupant diversement qu'elles composent ces cristaux dont l'extérieur si varié nous fait illusion. »
Haüy entreprit alors de casser tous les minéraux de sa collection - Romé de L'Isle le traita de cristalloclaste - et détermina ainsi la forme des molécules intégrantes de chacun : pour la pyrite, c'est un cube, pour le gypse, un prisme droit dont la base est un parallélogramme, etc.
Il calcula alors géométriquement, à partir de la forme de la molécule intégrante, les angles de toutes les faces secondaires que les décroissements pourraient produire.
À partir de la molécule intégrante de Haüy, son élève, le minéralogiste Gabriel Delafosse (1796-1878) devait, plus tard, définir la maille cristalline. Encouragé par Daubenton, puis par Laplace, Haüy présenta ses résultats à l'Académie des sciences en 1781. En 1783, il y fut élu… mais comme adjoint botaniste, en remplacement d'Antoine-Laurent de Jussieu, puis, en 1785, comme associé de la classe d'histoire naturelle et minéralogie. En 1795, lors de la création de l'Institut national, il fut nommé membre résidant de la section d'histoire naturelle et minéralogie de la 1ère
Classe. Dans son Éloge historique de Haüy, lu le 2 juin 1823, Cuvier déclara : « Il n'est presque plus de minéral cristallisable dont Haüy n'ait déterminé le noyau et les molécules avec la mesure de leurs angles et la proportion de leurs côtés, et dont il n'ait rapporté à ces premiers éléments toutes les formes secondaires, en déterminant pour chacune les divers décroissements qui la produisent, et en fixant par le calcul leurs
angles et leurs faces. C'est ainsi qu'il a fait enfin de la minéralogie
une science tout aussi précise et tout aussi méthodique que l'astronomie. »
Dès les premiers succès de Haüy, des envieux ne se firent pas faute de rappeler qu'un jeune suédois Johann-Gottlieb Gahn (1745-1818), élève du chimiste Bergman avait, lui aussi, laissé tomber un cristal pyramidal de spath et remarqué que le noyau était un rhomboèdre. Toutefois, Bergman, au lieu de faire répéter
l'expérience sur d'autres minéraux, s'engagea dans de vaines spéculations et n'aboutit à rien.
C'est à Haüy que l'on doit la notion d'espèce minérale. Il décrivit, et nomma, de nombreux minéraux. Il fut le premier à noter que les axes de symétrie des cristaux ne pouvaient être que d'ordre 2, 3, 4 ou 6, excluant l'ordre 5. Il s'intéressa également à la physique des minéraux, en particulier au développement de charges électriques
par la pression (piézoélecricité), le frottement (triboélectricité) et la chaleur (pyroélectricité). Son premier ouvrage Essai d'une théorie sur la structure des cristaux (1784) fut suivi, entre autres, de l'Exposition abrégée de la théorie de la structure des cristaux (1793), d'un Traité de minéralogie (1801), d'un Traité élémentaire de physique (1803) et d'un Traité de cristallographie (1822). Il
avait continué à s'intéresser à la botanique, et publié, en 1802, La botanique de Jean-Jacques Rousseau, en collaboration avec Antoine-Laurent de Jussieu.
Haüy fut professeur de minéralogie au Muséum national d'histoire naturelle et professeur de physique à l'École normale de l'an III (1794). Joseph Fourier, qui y fut son élève, dit de lui : « Il est tellement timide que si quelqu'un prend la parole pour lui demander un éclaircissement, il se brouille et répond mal ou pas du tout. » Il fut le premier titulaire de la chaire de minéralogie de la
Faculté des sciences de Paris.
Ayant refusé de prêter le serment à la constitution civile du clergé, Haüy fut arrêté en août 1792 comme prêtre réfractaire, mais grâce à l'intervention de son élève Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, qui lui procura un certificat de civisme, il fut libéré deux jours avant le début des massacres de septembre. Il fut membre de la Commission des poids et mesures de l'Académie des sciences, et participa, avec Lavoisier, à la définition du kilogramme. Napoléon le nomma chanoine de Notre-Dame de Paris, mais Louis XVIII — qui pourtant avait comme ministre le régicide et mitrailleur de Lyon, Fouché —, lui supprima ses pensions, au motif, semble-t-il, que la Révolution avait été trop clémente à
son égard.
Haüy suivit des leçons au Jardin du Roi, dont celles du botaniste Antoine-Laurent de Jussieu et de Daubenton sur la minéralogie. C'est pour avoir par mégarde laissé tomber un cristal prismatique de spath calcaire (calcite CaCO3) qui se brisa, que Haüy aurait eu l'illumination qui devait être si fructueuse. Il remarqua que les fragments du prisme brisé présentaient des faces planes et lisses, avec les mêmes angles que les cristaux de la variété rhomboédrique bien connue, le spath d'Islande.
Le hasard, on l'a dit, ne favorise que les esprits préparés, et c'est l'étude de la botanique qui avait conduit Haüy à se poser un problème que l'accident fortuit devait l'amener à résoudre.
Pourquoi, se demandait-il, alors qu'une même espèce végétale est toujours identique à elle- même, et que, par exemple, les glands de tous les chênes ne présentent aucune différence, ourquoi les cristaux d'un même minéral adoptent-ils des formes si diverses ? Ne pourraient-ils être soumis à des lois constantes comme les végétaux ? Les cristaux de spath calcaire, en particulier, se présentaient sous de nombreuses formes différentes : Haüy écrira plus tard à Cuvier que ce spath était « un vrai Protée », dont il avait trouvé 29 variétés.
En brisant à nouveau les morceaux du prisme qui lui avait échappé des mains, Haüy obtint encore d'autres rhomboèdres plus petits. Haüy cassa alors des cristaux de calcite de formes différentes et constata que les plus petits fragments étaient invariablement des rhomboèdres.
Il comprit alors que les cristaux de formes diverses de la calcite étaient formés par l'empilement de petits rhomboèdres élémentaires, qu'il appela molécules intégrantes, et que la diversité des formes venait du décroissement différent des couches successives empilées à partir des différentes faces du noyau : « Les molécules du spath calcaire n'ont qu'une seule et même forme, c'est en se groupant diversement qu'elles composent ces cristaux dont l'extérieur si varié nous fait illusion. »
Haüy entreprit alors de casser tous les minéraux de sa collection - Romé de L'Isle le traita de cristalloclaste - et détermina ainsi la forme des molécules intégrantes de chacun : pour la pyrite, c'est un cube, pour le gypse, un prisme droit dont la base est un parallélogramme, etc.
Il calcula alors géométriquement, à partir de la forme de la molécule intégrante, les angles de toutes les faces secondaires que les décroissements pourraient produire.
À partir de la molécule intégrante de Haüy, son élève, le minéralogiste Gabriel Delafosse (1796-1878) devait, plus tard, définir la maille cristalline. Encouragé par Daubenton, puis par Laplace, Haüy présenta ses résultats à l'Académie des sciences en 1781. En 1783, il y fut élu… mais comme adjoint botaniste, en remplacement d'Antoine-Laurent de Jussieu, puis, en 1785, comme associé de la classe d'histoire naturelle et minéralogie. En 1795, lors de la création de l'Institut national, il fut nommé membre résidant de la section d'histoire naturelle et minéralogie de la 1ère
Classe. Dans son Éloge historique de Haüy, lu le 2 juin 1823, Cuvier déclara : « Il n'est presque plus de minéral cristallisable dont Haüy n'ait déterminé le noyau et les molécules avec la mesure de leurs angles et la proportion de leurs côtés, et dont il n'ait rapporté à ces premiers éléments toutes les formes secondaires, en déterminant pour chacune les divers décroissements qui la produisent, et en fixant par le calcul leurs
angles et leurs faces. C'est ainsi qu'il a fait enfin de la minéralogie
une science tout aussi précise et tout aussi méthodique que l'astronomie. »
Dès les premiers succès de Haüy, des envieux ne se firent pas faute de rappeler qu'un jeune suédois Johann-Gottlieb Gahn (1745-1818), élève du chimiste Bergman avait, lui aussi, laissé tomber un cristal pyramidal de spath et remarqué que le noyau était un rhomboèdre. Toutefois, Bergman, au lieu de faire répéter
l'expérience sur d'autres minéraux, s'engagea dans de vaines spéculations et n'aboutit à rien.
C'est à Haüy que l'on doit la notion d'espèce minérale. Il décrivit, et nomma, de nombreux minéraux. Il fut le premier à noter que les axes de symétrie des cristaux ne pouvaient être que d'ordre 2, 3, 4 ou 6, excluant l'ordre 5. Il s'intéressa également à la physique des minéraux, en particulier au développement de charges électriques
par la pression (piézoélecricité), le frottement (triboélectricité) et la chaleur (pyroélectricité). Son premier ouvrage Essai d'une théorie sur la structure des cristaux (1784) fut suivi, entre autres, de l'Exposition abrégée de la théorie de la structure des cristaux (1793), d'un Traité de minéralogie (1801), d'un Traité élémentaire de physique (1803) et d'un Traité de cristallographie (1822). Il
avait continué à s'intéresser à la botanique, et publié, en 1802, La botanique de Jean-Jacques Rousseau, en collaboration avec Antoine-Laurent de Jussieu.
Haüy fut professeur de minéralogie au Muséum national d'histoire naturelle et professeur de physique à l'École normale de l'an III (1794). Joseph Fourier, qui y fut son élève, dit de lui : « Il est tellement timide que si quelqu'un prend la parole pour lui demander un éclaircissement, il se brouille et répond mal ou pas du tout. » Il fut le premier titulaire de la chaire de minéralogie de la
Faculté des sciences de Paris.
Ayant refusé de prêter le serment à la constitution civile du clergé, Haüy fut arrêté en août 1792 comme prêtre réfractaire, mais grâce à l'intervention de son élève Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, qui lui procura un certificat de civisme, il fut libéré deux jours avant le début des massacres de septembre. Il fut membre de la Commission des poids et mesures de l'Académie des sciences, et participa, avec Lavoisier, à la définition du kilogramme. Napoléon le nomma chanoine de Notre-Dame de Paris, mais Louis XVIII — qui pourtant avait comme ministre le régicide et mitrailleur de Lyon, Fouché —, lui supprima ses pensions, au motif, semble-t-il, que la Révolution avait été trop clémente à
son égard.
Avoir un chat dans la gorge
Il semble que cela vienne d'une confusion ou jeu de mots entre 'matou', le fameux chat qui s'incruste dans la gorge, et 'maton'.
Ce dernier terme, désignait à la fin du XIème siècle du lait caillé ou les grumeaux de ce lait. Par extension, cela a aussi désigné des amas de poils, de laine, de fibre de papier qui peuvent obstruer des orifices.
Or, lorsqu'on a la voix enrouée, c'est souvent qu'on est malade et qu'on a des glaires dans la gorge, glaires que, par comparaison aux grumeaux du lait caillé ou aux choses qui bouchent des conduits, on peut appeler un maton ou, par erreur ou jeu de gru-mot, un matou donc un chat.
Ce dernier terme, désignait à la fin du XIème siècle du lait caillé ou les grumeaux de ce lait. Par extension, cela a aussi désigné des amas de poils, de laine, de fibre de papier qui peuvent obstruer des orifices.
Or, lorsqu'on a la voix enrouée, c'est souvent qu'on est malade et qu'on a des glaires dans la gorge, glaires que, par comparaison aux grumeaux du lait caillé ou aux choses qui bouchent des conduits, on peut appeler un maton ou, par erreur ou jeu de gru-mot, un matou donc un chat.
Pourquoi un journal s'appelle aussi un canard ?
Jusqu'au XIIIe siècle, le mot ''canard'' ne désignait pas l'animal mais était un surnom péjoratif que l'on donnait aux individus trop bavards.
Par extension, ce nom fut donné au journal, faisant référence aux journalistes qui relatent des évènements.
Par extension, ce nom fut donné au journal, faisant référence aux journalistes qui relatent des évènements.
Inscription à :
Articles (Atom)