Chapman a joué pour les Indians de Cleveland entre 1912 et 1920. En 1917, il réussit 67 amortis sacrifices,
un record qui n'a pas été dépassé au terme de la saison 2007, et il
établit le record de la franchise des Indians pour les buts volés (52),
un record qui ne fut dépassé qu'en 1980. En 1918, il mène la Ligue américaine au nombre de buts sur balles et au nombre de points marqués. Au poste d'arrêt-court, il mène la Ligue américaine 3 fois au nombre de retraits et 1 fois pour les aides. En 1920,
avant son accident tragique, il frappe avec une moyenne au bâton de
0,303 et marque 97 points. Au chapitre des amortis sacrifices, il est
classé 6e en carrière avec 334 bunts.
Le 16 août 1920 au Polo Grounds de New York, Chapman joue pour les Indians contre les Yankees de New York. Lors de la 5e manche,
il est frappé à la tête par la balle lancée par Carl Mays. Ce dernier
la relança vers le premier but, croyant que Chapman l'avait touchée avec
sa batte. Malgré une opération chirurgicale dans la nuit, Chapman fut
déclaré mort le lendemain matin suite à des lésions cérébrales
importantes.
Il
semble que Chapman n'ait tout simplement pas vu la balle lui arriver
dessus et n'ait rien pu faire pour l'éviter. À cette époque, on
utilisait en effet la même balle pendant tout un match et aussi bien les
lanceurs que les joueurs de champ usaient de tous les moyens possibles
pour salir la balle (terre, résine, chique...) ou même en altérer la
forme (griffures, coupures...), ceci afin de rendre la balle moins
visible et de rendre sa trajectoire moins prévisible (une balle altérée a
beaucoup plus de mouvement en vol qu'une balle neuve) pour compliquer
la tâche du batteur. La tragédie du décès de Chapman a décidé les
instances dirigeantes du baseball à instaurer ce qu'on appelle
aujourd'hui « l'ère de la balle vivante » par opposition à l'« ère de la
balle morte » avant 1920. Les arbitres remplacent aujourd'hui les
balles au moindre signe d'altération si bien qu'ils en utilisent
plusieurs douzaines par match.
En
mémoire de Chapman, les joueurs des Indians portèrent des brassards
noirs jusqu'à la fin de la saison. Le club remporta la Ligue
américaine et la première Série mondiale de la franchise face aux
Didgers de Brooklyn.
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