Robert Schumann (en allemand, Robert
Alexander Schumann) est un compositeur allemand né le 8 juin 1810 à Zwickau et
mort le 29 juillet 1856 à Endenich (aujourd'hui un quartier de Bonn).
Sa musique s'inscrit dans le
mouvement romantique qui domine en ce début de xixe siècle, une Europe en
pleine mutation. Compositeur littéraire par excellence, Schumann et sa musique
illustrent une composante du romantique passionné.
Leipzig, qui compte à l'époque 41
000 habitants, est la deuxième ville de Saxe après Dresde. C'est la ville des
foires internationales, et aussi la ville du livre et des éditeurs (Brockhaus,
Reclam, Breitkopf & Härtel, ces derniers publient également de la musique).
L'orchestre du Gewandhaus donne des concerts de très haut niveau, loin de ce
que Schumann a pu connaître jusqu'alors. Bien qu'il s'en défende dans ses
lettres à sa mère, Schumann est peu assidu dans ses études et fréquente plutôt
les sociétés musicales et philosophiques de la ville.
C'est dans ces salons qu'il
rencontrera le facteur de pianos Friedrich Wieck. Wieck, ambitieux et âpre au
gain, avait mis au point une nouvelle méthode d'apprentissage du piano. Il
comptait de nombreux élèves, au premier rang desquelles sa fille Clara, née en
1819, qu'il formait pour être l'une des enfants prodiges les plus brillantes de
son temps : elle paraît en concert au Gewandhaus pour la première fois en
octobre 1828. Schumann décide de devenir l'élève de Wieck et prend des cours de
piano, d'harmonie et de contrepoint. Il compose entre autres des polonaises
pour piano à quatre mains et des lieder.
Wieck rassure Christiane Schumann en
lui promettant de faire de son fils « en trois ans l'un des plus grands
pianistes vivants, plus spirituel et chaleureux que Hummel, plus grandiose que
Moscheles », et Schumann emménage pour un temps chez son professeur. Il
travaille avec acharnement mais se plaint déjà de « douleurs infinies dans le
bras ». Bientôt, il se plaindra d'une paralysie de la main droite qui le
contraindra à abandonner la carrière de virtuose, sans grands remords il est
vrai.
La « paralysie » de Schumann n'a pas
encore été tirée au clair. Le compositeur lui-même l'a attribuée à un appareil
de son invention pour stimuler la dextérité. Cet appareil, dont nous n'avons
aucune description (Schumann l'appelle Cigarrenmechanik), peut avoir occasionné
une tendinite qu'il traite avec des bains et des compresses, puis par
homéopathie. Par la suite, Schumann ne se servira pas de son index droit pour
jouer au piano, et non du majeur ou de l'annulaire qui lui posaient des
problèmes en 1830. Le problème peut être éventuellement dû au traitement d'une
maladie vénérienne (cf. infra) ou à une dystonie, semblable à celle dont a
souffert le pianiste Leon Fleisher.
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