samedi 25 janvier 2014

Johann Fust

Johann Fust, né vers 1400 à Mayence en Saint-Empire romain germanique et mort le 30 octobre 1466 à Paris, était un riche orfèvre. Il a financé les travaux de Gutenberg et de Peter Schoeffer.
En 1450, il s'associe à Gutenberg et lui propose de lui prêter 800 florins par an. Mais en 1455, il exige le remboursement de la dette. Suite au jugement du tribunal, Gutenberg perd le procès et, incapable de le rembourser, lui abandonne son imprimerie en contre-partie.
Il est un des trois artistes qu'on associe ordinairement, pour l'invention de l'imprimerie, à Gutenberg et Peter Schoeffer. Il n'est cependant pas bien certain qu'il prit part à la découverte, autrement qu'en fournissant des fonds à Gutenberg, qui avait déjà fait les premiers essais à Strasbourg, avec des caractères sculptés et mobiles, avant de venir à Mayence. À l'égard de Schœffer, qui était écrivain de profession, et qui devint depuis gendre de Fust, on ne peut lui disputer la gloire d'avoir imaginé les poinçons et les matrices à l'aide desquels cet art admirable fut porté à sa perfection. Le premier fruit de ce nouveau procédé, qui constitue l'origine du véritable art typographique, fut le Jurandirationale divinorum officiurum, que Fust et Schœffer publièrent en 1459, et qui fut suivi, l'année d'après, du Catholicon Joannis Januensis. Parut ensuite la Bible de 1462, si recherchée des amateurs de raretés typographiques. Ces trois ouvrages furent précédés de deux éditions du Psautier par les mêmes artistes ; la première en 1457, et la seconde en 1458, mais exécutées l'une et l'autre avec des caractères de bois sculptés, et par un mécanisme qui leur était commun avec Gutenberg. Ces deux éditions du Psautier, si excessivement rares, sont des chefs-d'œuvre de typographie qui étonnent les gens de l'art, tant par la hardiesse, la propreté et la précision avec laquelle l'industrieux Schœffer en a taillé les caractères, qui imitent la plus belle écriture du temps, que par la beauté et l'élégance des lettres initiales imprimées par rentrées de trois couleurs, bleu, rouge et pourpre, à la manière des camaïeux, et par la justesse et la netteté de l'impression.
Alors que l'invention de Gutenberg est considérée comme un événement majeur de la Renaissance, Gutenberg connut une existence difficile. Il sera spolié de son matériel par l'un de ses associés, Johann Fust, et ne sera sauvé de la misère que grâce à Adolphe II de Nassau qui lui accorda une pension à vie et le titre de gentilhomme de sa cour.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire