Le traité de l'espace ou traité sur
les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et
d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres
corps célestes est un traité international ratifié en 1967 relatif à
l'exploration et à l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique.
Ce traité a permis de poser les
fondements juridiques de l'exploration de l'espace à une époque où les
États-Unis et l'URSS étaient tous deux lancés dans l'exploration de l'espace et
la course à la Lune.
Le traité est signé par les
États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union soviétique le 27 janvier 1967, est
ratifié à l'unanimité par le Sénat américainet entre en vigueur le 10 octobre
1967. Il est signé par la France le 5 août 1970.
Le traité prévoit (articles 1er et
2) une liberté d'accès des États à l'espace extra-atmosphérique, sans que l'un
d'entre eux puisse se l'approprier.
Il interdit (article 4) la mise en
place d'armes nucléaires ou de toute autre forme d'arme de destruction massive
sur l'orbite de la Terre, leur installation sur la Lune ou tout autre corps
céleste, voire leur stockage dans l'espace hors de la Terre.
Ce traité limite exclusivement
l'utilisation de la Lune et tout autre corps céleste à des fins non guerrières,
et interdit explicitement leur usage pour tester des armes quel qu'en soit le
type, conduire des manœuvres militaires, établir des bases militaires, des
installations ou des fortifications. Les gouvernements terriens sont de plus
interdits de s'arroger une ressource stellaire comme la leur, telle que la Lune
ou uneplanète.
Les États s'obligent également à
prêter assistance aux astronautes, quelle que soit leur nationalité (article
5).
Le traité institue (article 6) une
responsabilité des États pour les activités commises dans l'espace extra-atmosphérique
non seulement par des organismes gouvernementaux mais également par des entités
non gouvernementales, par exception aux règles habituelles du droit
international. Il indique que les activités non-gouvernementales dans l'espace,
comprenant la Lune et les corps célestes, doivent obtenir l'autorisation
préalable, puis la surveillance permanente de l'État membre concerné par le
traité. L'État est également (article 7) responsable des dommages causés par le
lancement d'un objet dans l'espace.
La propriété de la Lune (et des
autres corps célestes) dépend de ce traité ainsi que de l'accord sur la Lune
signé en 1979, qui en constitue une continuation. Les experts des Nations
uniesdéclarent que le statut de Lune revient à un concept légal de res nullius,
qui signifie que personne la détient. Un concept analogue régit la haute mer
hors zones territoriales ainsi que l'Antarctique.
Les déclarations de ce traité pour
restreindre le contrôle de la propriété privée font fréquemment l'objet de
discussions de la part de ceux qui revendiquent une habilitation à vendre des
titres de terrains situés sur la Lune ou sur tout autre corps, mais ces
prétentions n'ont jamais été validées par la justice.
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